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30/05/2011

Mes carpes Koï

 

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http://mrdoob.com/projects/harmony/#chrome

05/05/2011

La déclinaison du coquelicot

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Comme toujours, le dernier né devient mon préféré. Celui-ci, pour son émail plein de nuances, plus sombre et profond que les précédents.

 

03/05/2010

je suis une hackeuse de légumes

et je suis ravie quand mes visiteurs utilisent plus Firefox qu'Internet Explorer.

et je suis censée apprendre prochainement à faire une installation sous Linux.

et pour comprendre cette histoire de grosses légumes allez lire un texte qui résonne:

Pourquoi je veux que mes fils soient des hackers"

Extraits:

"Les hackers sont simplement des individus capables qui veulent comprendre les choses pour eux-même."

"Les hackers se concentrent sur les compétences plutôt que sur les connaissances, les gens ayant les compétences sont ceux qui survivent." par Qchapter

Ça me va.

Ah, si, une chose encore.

Ma nouvelle devise: "Au royaume de l'ignorance, le marketing est roi." par Francois G.

Sachant que l'étendue des connaissances est comme l'univers: en extension... pas de quoi chômer!

En tout cas, ça vous fait de la lecture (commencer par se familiariser avec le monde d'Églantine, pour défricher)!

 

 

06/10/2009

ce qui m'occupe...

Et pas qu'un peu. Les fruits montent au cinquième à bout de bras, les apports au compost en redescendent sur le même mode.
Je passe une bonne partie de mon temps juchée sur le marche-pied, penchée sur le stérilisateur fumant pour en extirper les pots.
Me demandant à quel moment je vais finir ébouillantée.
Cela va finir par me faire de vrais biscottos.
Et dire que je ne mange pas de confitures! 
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kraft récupéré, lait passé au pinceau sur l'envers des étiquettes, stylo à encre gel pailleté, fruits du maraîcher.


Moi, depuis toujours, je préfère le salé.
Ma Porteuse d'eau, pour un lointain de mes goûters d'anniversaires, avait prévu plus de saucisson que de bonbons.
Elle avait bien fait.
J'aime bien les blettes, aussi.
Que voulez-vous, la charcuterie, ça a ses limites!
(quoi que cela se conserve fort bien en bocaux)

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stylo Posca  (idée Maïké-Luny's): conserve d'inspriation familiale (merci aux différentes cousines concernées!)


Prochain passage à la casserole: dix kilos de poires. Bon poids.

Pfiouu!!



26/07/2009

Dix voies à suivre #9 et 10

9:Ralentir, s'arrêter, se poser, se retrouver. Retrouver du sens dans nos actes de tous les jours. Nous ne sommes pas seulement des machines à travailler plus pour gagner plus, produire plus, consommer plus, polluer plus et rembourser plus la dette contractée par les états pour sauver le système à l'origine de ce gâchis. Réfléchir à nos besoins réels, à ce qui nous rend heureux et au moyen de le devenir vraiment.

 

 

=> Je me sens fondamentalement contemplative, depuis aussi loin que je me souvienne. Je sais me donner du temps. A moi de l'utiliser à réfléchir...

 

 

10: Ne pas chercher à être parfait ni à tout faire d'un coup (échec assuré). Ce n'est pas un concours, juste une course contre la montre déjà bien commencée. Certains sont très loin devant, d'autre très loin derrière mais ces derniers peuvent profiter de  l'expérience des premiers et les rejoindre très vite. On y arrivera ensemble ou on y arrivera pas. Simplement.

 

 

=> Je sais que j'ai des limites. Je sais que mes limites actuelles ont bien bougé depuis cinq ans. Je suis étonnée de la vitesse à laquelle on peut évoluer. Je reconnais mes leviers: La maison écologique, le Grand ménage de Raffa, Côté Jardins. Je sais que le terreau était là bien avant ma naissance, ce que je suis actuellement est le fruit d'un héritage familial. Je vois ceux qui sont loin devant, et j'ai envie d'aller à mon rythme. A petits pas, et librement, comme le disait une amie blogueuse. Je sais que mes petits pas sont des pas de géant pour d'autres, et ressemblent à du sur place pour d'autres encore.

Et vous?

Où en êtes-vous?

23/07/2009

Dix voies à suivre #8: ville, citoyenneté et réutilisation

8: Rejoindre une initiative de ville en transition ou en créer une. Participer au développement d'un écoquartier ou d'un jardin partagé. S'inscrire dans un système d'échange local ou une banque du temps. Maintenir la pression sur les politiques et les entreprises.

 

 

=> Deux jardins partagés: Côté Jardins pour la dimension nourricière, Brin de Guill' et la végétalisation du bitume, les Compostiers pour le compost à proximité .

Je fréquente parfois les brocantes, vide-greniers, Emmaüs... C'est à double tranchant: nous aimons tous les deux les vieilleries, ce qui ne va pas dans le sens du désencombrement que j'aimerais suivre.

Ville en transition? J'ai besoin d'en savoir plus... En attendant, je me suis engagée dans la commission environnement de mon conseil de quartier, avec la volonté de développer le compost urbain (c'est en cours), de mettre en place des actions pour l'extinction des vitrines et enseignes la nuit (excepté guichets de retrait, hôtels et cafés-restaurants...), un type d'action mené aussi par le Clan du néon et les Extincteurs.

J'ai suffisament souffert de devoir vivre en ville. Désespérer en attendant le jour improbable où je pourrai la quitter ne m'aide pas. J'ai appris à aimer ma ville, grâce aux échappées vertes au jardin ou ailleurs. J'ai décidé d'éprouver ma capacité au changement. Je ne sais pas si je contribuerai à changer ma ville, mais je crois pouvoir dire que je me suis changée, moi. C'est déjà beaucoup.

20/07/2009

Dix voies à suivre #7: l'eau

7: Vérifier si les nappes phréatiques qui nous alimentent en eau sont menacées et si oui mettre en place des stratégies pour économiser l'eau. Limiter le plus possible les rejets divers dans les canalisations d'eau (huile, aliments, produits chimiques etc.) Mettre idéalement en place des toilettes sèches ou des toilettes à déshydratation.

 

 

=> Nous consommons déjà très peu (Galant-homme, les chiffres réels s'il te plaît!), et j'ai quelques techniques pour réutiliser l'eau.

J'ai un bocal sous l'évier où je verse les huiles de cuisson, pour les emmener quand il sera plein en déchetterie. Les huiles empêche le retraitement efficace des eaux usées en asphyxiant les bactéries qui oeuvrent dans les stations d'épuration.

Je réutilise la dernière eau de lavage de la salade pour la vaisselle, j'ai un arrosoir à portée de main où déverser les eaux terreuses qui feront le bonheur de mes plantes vertes.

Galant-homme a installé un économiseur d'eau/ aérateur sur le robinet de l'évier, et un sur le pommeau de douche: on coupe, ou on dose le débit à volonté. Cela permet de réduire le débit quand on se savonne les mains, de le couper quand on se shampouine...

J'ai découvert la pollution médicamenteuse des eaux, et en particulier la féminisation des poissons mâles: un cadeau bonus de nos pilules contraceptrices salvatrices.On trouve dans la flotte du robinet tout ce qu'on ingère à un moment ou à un autre, de l'aspirine jusqu'à cocaïne et héroïne en passant par toute la panoplie des hormones, anti-tout, (y compris anticancéreux radioactifs), mais passons. Je passe au  stérilet au cuivre, parce que ma gynécologue accepte d'en poser à une nullipare telle que moi, ce qui n'est pas le cas de tous ses collègues malgré l'avis de l'OMS.

J'ai fait un pas décisif du côté de l'écologie le jour où je suis tombée en arrêt devant la une de la revue "La maison écologique", consacrée aux toilettes sèches. Depuis, nous sommes abonnés. Cette lecture a représenté un véritable basculement puisque Galant-homme s'est reconverti professionnellement. Au jardin, nous avons contribué à la construction de toilettes sèches qui fonctionnent à merveille.

La dernière étape, décidée après une récente visite au centre Terre Vivante, c'est de démonter le couvercle de notre chasse d'eau pour pouvoir y verser l'eau des légumes. Je dispose aussi d'une bassine qui recueille l'eau du lavabo,  lorsque je m'y lave les mains ou lorsque j'attends que l'eau chaude parvienne jusqu'à la douche, en bout de ligne. Pas très esthétique, mais efficace.

17/07/2009

Dix voies à suivre #5 et 6: transmission et biodiversité

5: Éduquer nos enfants dans le respect de l'environnement et des autres. Leur apprendre à décrypter les manœuvres marketing qui les ciblent. Développer leur autonomie, leur sens de la débrouille et de la solidarité : ils vont en avoir besoin !

 

 

=> Je suis marraine d'une petite fille et grande soeur d'une toute jeune femme à qui j'essaie de transmettre ces dimensions, doucement mais sûrement. Je ne suis pas sûre d'être au maximum de mon potentiel: je lutte contre la tentation dite de l'enverdeur. J'offre L'homme qui plantait des arbres, Voyage au pays des arbres, les livres à colorier du docteur Natsugawa, l'écologie des paresseuses et bientôt le Grand ménage de Raffa... Je projette la plantation d'arbres pour les naissances et autres fêtes rituelles, je m'intéresse aux "cimetières" ou l'on remplace les stèles par des arbres.

(ma nièce/filleule attend depuis 4 ans son cerisier... hum hum...!)

J'essaie de m'impliquer dans le volet animation/éducation à l'environnement des associations dont je fais partie.


 

6: Favoriser le retour de la nature et le maintien de la biodiversité où que l'on soit, même et surtout en ville, même en appartement. Cultiver un petit potager si on le peut, même en ville, même en appartement.

 

 

=> J'ai déjà évoqué je crois les deux jardins-associations biologiques dont nous sommes partie prenante.

Je travaille au corps mon conseil de quartier pour agir dans le domaine du compost.

J'ai en projet la demande de création de nouvelles jardinières de rue creusées dans les trottoirs de mon quartier. Il faut juste que je rassemble 4 ou 5 habitants volontaires pour s'en occuper. Nous sommes déjà 3.

J'essaie de peupler mes balconnières de plantes qui supportent sècheresse comme gel, j'acclimate des sedums, j'accepte toutes les boutures qui passent au grand désarroi de Galant-homme (si ça ne se mange pas, quel intérêt demande-t-il!)

14/07/2009

Dix voies à suivre #4: la consommation

4: Apprendre à devenir ce qu'on appelle un consommateur responsable qui sait qui il finance quand il achète un produit, quelle pollution et quel prix humain cela représente, et qui consomme essentiellement ce dont il a besoin. Éviter les plastiques et le suremballage, éviter l'huile de palme et le soja, éviter les agrocarburants, les OGM et les produits contenant des "nano", éviter les produits d'entretien et cosmétiques kkburks. Être méfiants, même en bio. Pratiquer la réutilisation, la location ou le prêt de matériel, le recyclage et trier ses déchets.

 

 

=>C'est un long chemin, nous ne sommes qu'au début. Nous faisons attention mais parfois les anciennes habitudes reprennent le dessus et on se rend compte trop tard d'une composition, on oublie de regarder du côté du troc ou de l'occasion avant d'acheter, ou l'on craque pour un objet-antidépresseur dont les effets sont bien evanescents.

Je rechigne à jeter les produits ménagers ou cosmétiques "kkbeurk" selon l'expression consacrée. Je les finis avant de les remplacer. Il y en a certains que je ne remplaçe pas. Une bouteille de savon noir liquide peut laver les sols, mais aussi les sanitaires. Un simple liniment oléo-calcaire peut remplacer crème de jour hydratante, crème de nuit réparatrice, lait corporel, démaquillant, crème émolliente, crème pour les mains, crème pour les pieds ( Cette énumération paraît tellement ridicule à écrire!)

Nous avons assisté à une réunion d'un Sel près de chez nous, mais n'avons pas donné suite. Pas prêts?

Presque pas de produits cuisinés industriels chez nous (mais un faible pour les ravioles et les quenelles, une passion pour les sardines en boîte et le chocolat), du vrac et des produits bruts en majorité (ici, on mixe le sucre pour obtenir du sucre glace impec' et même pas rafiné: J'ai même découvert qu'un moulin à café pouvait faire l'affaire pour les réfractaires au bruit!), de la bière de petits brasseurs, du vin "bio", une volonté de faire nous même née d'une nécessité économique, qui s'est mûe en goût. Le moulin à persil mécanique est parfait pour moudre pistaches ou amandes, le fouet "spirale" est incomparable pour réussir de beaux oeufs en neige, le moulin à légumes est très efficace pour les coulis, les purées, et ce n'est pas plus long quand on a attrappé le coup de main.

J'ai un article en préparation depuis des semaines sur le recyclage... J'ai plein de boîtes pour stocker ce qui peut être détourné des poubelles ordinaires, aussi vertes soient-elles.

Nous essayons de voir la plupart des documentaires sur les sujets environnementaux diffusés au cinéma, d'en parler autour de nous, d'en penser quelque chose.

Je recense les solderies, friperies, boutiques de dégriffe en ce qui concerne l'habillement -mais je craque quand même régulièrement.

Je fais des listes de ce qui me fait envie (en ce moment, par exemple, des moules à brioche individuels en céramique, des boîtes de conservation en verre, des plats et casseroles sans revêtement teflon pour remplacer les miens, un moulin à café, une linogravure de Misa Saburi, une illustration originale de Charlotte Gastaud, le dernier bouquin d'Anne Rice, un collier en fer forgé en une seule pièce, une machine à coudre...). Je les oublie dans un coin. Quand je les reprends, je me rends compte que l'envie s'est bien souvent évaporée, alors je raye.

Je fais des listes de cadeaux à offrir à untel ou un autre. Cela m'évite un achat "bien obligé" mais mal inspiré. Je demande pour moi-même principalement des cadeaux dématérialisés: abonnements ciné, bibliothèque, sport, poterie...

Nous récupérons une multitude de pots en verre pour les conserves et confitures.

 

11/07/2009

Dix voies à suivre #3: la viande

3: Diminuer notre consommation de viande (et si possible s'en passer). Les pays émergents, ou plutôt les futurs leaders du monde qui le sont quasi déjà, en consomment de plus en plus et atteindront probablement notre propre consommation par habitant. La terre ne pourra supporter autant de bétails (et les cultures qui seront nécessaires à leur alimentation). A choisir entre la viande et nous je crois que le choix est vite fait. De même, bien choisir les poissons que l'on  mange est indispensable tant que les stocks de poisson ne sont pas restaurés.

 

 

=> C'est déjà fait, la réduire encore nous verrait devenir végétariens, et pour le moment nous n'en sommes pas là. Le jardin nous a permis de parcourir beaucoup de chemin, mais nous aimons la viande et le poisson (au choix, sur l'étal du poissonnier de notre marché, truite ou lieu noir, de temps en temps du hareng sous vide et une poignée de crevettes grises) les moins chers et c'est si bon, et feu vert des guides d'achat).

Nous faisons aussi attention aux oeufs.

Quant aux produits laitiers, pas de diminution notable pour le moment, c'est sûrement trop ancré culturellement!

08/07/2009

Dix voies à suivre #2: l'énergie

2:Diminuer notre consommation d'énergie sur tous les plans. Isoler nos habitations. Diminuer le chauffage et la clim. Réduire l'utilisation de la voiture et de l'avion (et si possible s'en passer). Limiter notre consommation de fruits et légumes hors saison. Gérer notre dépendance à internet et aux gadgets électroniques. Regarder dans quelle mesure le solaire peut être intéressant chez soi.  Apprendre le plus tôt possible à vivre comme on vivra dans quelques années. Il vaut mieux le faire par choix, je vous l'assure.

 

 

=> L'isolation, c'est difficile à améliorer quand on est locataire. Nous avons la chance d'avoir du double vitrage, avec des joints caoutchouc rajoutés pour renforcer les huisseries, et un rideau devant la porte d'entrée. Je projette depuis des lustres de coudre un boudin de porte.

Nous avons investi dans un programmateur thermostatique pour la chaudière à gaz de ville, cela nous a permis de substantielles économies (dépensées en stérilisation et confitures maison!) et un gain de confort insoupçonné. Nous chauffons raisonnablement, avec un stock de pulls pure laine, de plaids douillets la journée nous restons toujours en dessous de 20 degrés et grâce à une couette très chaude, la nuit nous descendons à 16 degrés à la saison froide.

Galant-homme est membre d'une association de construction écologique, Oïkos.

Les déplacements, j'en ai déjà parlé, on fait ce qu'on peut. Les voyages en avion ne nous concernent pas pour le moment.

Les légumes et les fruits, depuis qu'on a notre jardin, c'est au marché, de saison, chez un producteur local et raisonné pour l'appoint, ou conserves maison. Galant-homme boycotte les salades de tomate en plein hiver quand nous sommes invités. De temps en temps je m'offre un pamplemousse, un avocat bien mûr, c'est une petite fête en soi. Et puis on fait des provisions de spécialités locales partout où l'on passe, un peu, beaucoup, c'est toujours ça. Pour le vin, le cidre, la clairette, par exemple, en direct des producteurs.

La dépendance aux technologies numériques, c'est un peu compliqué: Galant-homme récupère tous les ordis portatifs qui passent pour installer linux et voir comment ça marche, et mon Pater Noster vient de m'offrir un mini-pc pour d'excellentes raisons. Un vrai confort, mais j'ai un peu honte. Et puis il y a le téléphone portable que je me suis fait voler, j'ai tortillé le problème dans tous les sens mais mon mode de vie actuel me semble trop complexe à gérer sans. J'avais très envie d'un modèle approuvé par le dernier guide high tech responsable de Green peace (version 11, datant de mars 2009: toujours rechercher la version la plus récente!) , combiné avec un très bon appareil photo, mais c'est bien trop cher et plusieurs personnes m'ont proposé leur ancien appareil toujours fonctionnel. Du coup, j'ai seulement commandé une carte Sim, et ça marche impec'. J'ai gentiment envoyé paître un aimable vendeur-conseil qui voulait me faire acheter une clé 3G pour pouvoir consulter internet n'importe où avec mon mini-PC, en sous-entendant que c'est totalement superflu. Pas sûre qu'il ait saisi.

Le solaire, c'est une évidence, comme la maison passive et les toilettes sèches. Projet en germe dans nos têtes et nos coeurs. Tentatives pour éliminer les piles et réduire la consommation électrique en choisissant des technologies alternatives (lampes de poche à dynamo, montre solaire, ustensiles de cuisine mécaniques...)

 

05/07/2009

Dix voies à suivre #1: la banque

J'aime depuis mes premiers pas sur la toile le ton de Raffa. C'est grâce à elle que mon attirail de ménage s'est considérablement réduit sans perdre en efficacité, bien au contraire.(pour résumer: vinaigre blanc, bicarbonate, savon noir, papier journal, savon de Marseille et puis c'est tout!). Sans compter les cosmétiques (savon d'Alep, liniment oléocalcaire, Perblan et fil dentaire, eau de lavande et pierre d'alun, vinaigre de cidre et voilà)...

Fréquenter son site m'a apporté une ouverture -et une optique de désemcombrement- salutaires.

J'aime sa critique éminemment constructive du film Home, et je lui chipe ses dix propositions/ses explications, à la fois pour faire le point et pour relayer des idées. Allez voir son article, visitez ses liens, furetez ça et là... Et n'hésitez pas à donner vos avis/points de vue/bonnes idées...

 

Et parce que je suis au loin quatre semaines pour me requinquer, j'ai programmé à l'avance ces dix points à ma sauce. En gras c'est moi, en pas gras, c'est Raffa.

 

*********

 

1: Changer de banque. Tout ce que vous avez pu voir de flippant dans ce film, et je ne parle pas du commerce des armes et du soutien aux dictatures, a été possible avec NOTRE argent, celui que l'on met sur nos comptes épargnes ou dans nos fonds de pension. Et oui, tout est lié en tout. Il n'y a pas d'autres moyen aujourd'hui pour changer le monde, à mon avis. Par ailleurs les banques alternatives traversent la crise sans encombre pour l'instant. Éviter également le macrocrédit le plus possible.

 

 

 

=> Les contacts sont pris. L'envie est là. Ça fait un moment qu'on tergiverse. Bon, il va falloir sauter le pas. N'est-ce pas Galant-homme?


20/06/2009

Une impatience

Mon impatience, c'est de voir ce qu'elle a à montrer. Aller l'écouter. Regardez la Belle verte. Cette femme a une façon de parler qui me bouleverse.

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Crédit photo: La belle verte

Voyez plutôt:

Appel

« A vous tous les hommes, je dis pliez, devenez ronds, laissez la connaissance vous submerger, vautrez-vous dans l’herbe, n’agissez plus, restez assis, fermez les yeux pour écouter le bruit de la danse des protons dans les galaxies lointaines, devenez entendants, c’est-à-dire muets.

Laissez renaître sur vos faces le sourire du poisson.

N’ayez pas le désespoir de vos ventres à jamais vides d’enfants, votre force est de les avoir remplis ces ventres que vous n’aurez jamais.

Recouvrez de terre vos maisons de béton, laissez pousser l’herbe sur les toits.

Quand vos mains s’ouvriront, que vos richesses s’en échapperont et se disperseront sur la planète comme une goutte de lait dans un verre d’eau pure, alors vous pourrez commencer à vivre libres et l’étau qui vous broie la tête se dissoudra.

Votre crâne s’ouvrira, il pourra recevoir l’énergie, la dispenser et les mots ne pourront plus rien dire de ce que vous éprouverez. A vous les femmes, je dis, par pitié pour les hommes, avouez leur votre connaissance, pour qu’ils cessent de marcher à reculons et mettent enfin leur bateau dans le fleuve car vous savez beaucoup : comme eux vous avez été ce qui remplit le ventre, mais vous pouvez approcher la mort sans peur, car vous pouvez être remplies. Voyez-les, eux, orphelins de votre puissance. Apprenez-leur à se fondre dans la matière, puisque la division de leurs corps leur a été refusée.

Depuis que l’histoire humaine sait se raconter, les hommes ont été chercher seuls et les femmes se riaient d’eux ils ont voulu trouver le chemin sans elles, ils étaient nus et abandonnés, ils haïssaient les femmes, car ils voyaient bien qu’elles n’étaient jamais nues.

Leur tristesse et leur faiblesse ils l’ont appelée force, ils ont construit un monde à leur image, triste et faible Ils vous ont tout volé, et pourtant vous n’étiez pas toujours nues.

Ils ont trouvé beaucoup de vérités, qui toutes aboutissent à la ligne courbe.

Maintenant, femmes, vous n’avez plus le droit de rire d’eux, car ils sont arrivés près de vous plus nus que jamais.

Ne les laissez plus faire, ne soyez plus assises dans l’herbe avec vos sourires de poissons, construisez des maisons qui ressemblent enfin à l’univers.

Femmes, celui qui ne veut pas voir qui vous êtes, combattez-le avec violence, femmes, que celles d’entre vous qui laissent encore les hommes faire leurs meurtres soient maudites et crèvent dans la poussière, car le monde qui est à l’ordre du jour ne pourra se faire sans vous. »

Coline Serreau ©

 

16/06/2009

Herbe

"Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires…"

Herbe montre ces hommes, la prise de conscience de l'un, l'engluement des autres, la conviction faussement tranquille et l'activisme d'André Pochon. Il y a aussi le mufle des vaches et leur pas tranquille, les pâtures dans la brume, les beaux sourires burinés de ceux qui savent travailler avec l'herbe, l'aveu d'ignorance de celui qui a son emprunt à rembourser.

Un docu tranquille, qui prend le temps, qui assène peu et montre beaucoup, qui ouvre la parole et à chacun de juger.

Le site officiel.

14/06/2009

Divagation papetière

Un vieil atlas routier

Des envies d'origami

Il va falloir que j'étudie

Je participe à 100 papiers

 

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crédit photo: Akä

 

12/05/2009

Indéfiniment, tomber des nues?

Le plus dur, c'est pas la chute...

 

Parce que c'est le genre d'informations qu'on ne risque pas de trouver sous le sabot des journeaux télé...

 

Source: Claude Marie Vadrot, journaliste à Politis et chargé de cours à Paris 8

 

"Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- « Monsieur Vadrot ? ».
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C’est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs et Alain Bué, insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur..."

 

 

 

Et puis, pour la route (clic pour lire confortablement):

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source: http://jaffiche.fr/

23/04/2009

la main à la paille, ou la double adoption

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La paille, c'était la chaleur et l'odeur, la fascination dûe à l'impression visuelle de "construire" un mur, moi, la petite, la pas sportive. C'était la découverte de l'ambiance ronde de ces chantiers dits participatifs, où l'on partage un ou deux jours d'une intensité incroyable.

La terre, c'est une rencontre avec une famille accueillante, chaleureuse, familière déjà, c'est aussi la retrouvaille d'une certaine sensualité qui me manque, la boue jusqu'aux coudes, l'esprit qui se recentre, converge tout entier dans l'action et cesse de vagabonder,c'est la faim des balades au grand air qui me surprend: on ne bouge pas beaucoup pourtant! C'est la fierté d'avoir réussi à récupérer un pan de mur qui finit digne d'un salon plutôt que d'un garage, l'émotion qui poigne les tripes quand on modèle un arrondi en douceur, la sensibilité accrue aux textures, glaise, sable, fibre de paille déchiquetée. Ca pique un peu les paumes, il ne faut pas se laver les mains sinon ça brûle quand on y revient, le matin l'enduit est si froid qu'il faut lutter contre l'onglée avec des gants, mais le plaisir... D'aucuns ne supportent pas cette sensation crémeuse qui me rappelle mes terreurs de petite fille, quand la pâte à tarte me collait aux doigts tant et tant que j'avais l'impression de me dissoudre dans cette masse informe. Maintenant je n'ai plus peur. Je pressens quelles fantaisies se nichent au creux de la terre, la hâte de façonner me saisit, elle qui ne m'avait pas vraiment lachée.

Ma bouille en prime!

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11/04/2009

Où l'on cause épluchures et trottoirs

Vous vous souvenez? J'ai un jardin, enfin, un jardin un peu particulier, un jardin-potager-collectif-associatif-bio-éducatif, là.

Un jardin où poussent de beaux légumes de saison, que nous jardinons tous ensemble, qui nous laisse beaucoup de temps libre, qui me fait supporter la grande ville et qui m'apprend à cuisiner autant qu'à pincer les tomates, à rencontrer d'autres citadins ou à me lever tôt le dimanche...

Un jardin juste assez près pour y faire un tour quand on en a envie, mais juste un peu trop loin de chez nous pour pouvoir y ramener nos épluchures suffisament souvent.

J'ai tergiversé, réfléchi, mesuré. J'ai renoncé à installer un lombricomposteur dans notre minuscule salon. J'ai abandonné l'idée de le mettre dans la montée d'escalier. Je me suis montrée raisonnable et j'ai arrêté d'en parler. Mais pas d'y penser, pas de ruminer cette folie qui nous oblige à envoyer à l'incinération ou à l'enfouissement en sacs plastiques les richesses de la terre.

Et puis un jour, je suis passée devant cet autre jardin:

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(crédit photo Brin d'Guill')

Depuis plusieurs années, à deux pas de chez nous, mais cette fois j'avais les yeux ouverts, il faut croire. Il m'a sauté aux yeux, le tas de compost dans le coin à gauche (non, on ne le voit pas, le coin gauche!), l'idée saugrenue m'a traversée. Pourquoi pas? Cela ne coûte rien de demander!

Encore faut-il savoir à qui s'adresser... après un tour sur internet et quelques mails plus tard, j'avais le bon interlocuteur, et,surtout, la réponse. Affirmative. Il suffisait d'adhérer, venez vendredi soir, justement on va en causer...

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Cela fait donc un mois que je fais un petit crochet, une ou deux fois la semaine, que j'entrouvre une porte, que j'alimente ce compost. Que mes poubelles grises sont bien plus légères, et moins usurpées. Que je me sens plus citoyenne, plus légère moi-même.

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Mais un bonheur n'arrive jamais seul et je suis devenue marraine d'une jardinière de rue, un rectangle creusé dans le bitume d'un trottoir et rempli de terre.Celle-là était menacée de rebouchage: rien n'a jamais "pris" dedans. La pluie n'y arrive pas, déviée par une toiture contrariante. Les petits brins z'urbains, ça s'appelle. Il y en a un certain nombre, dans un périmètre bien délimité entre quatre rues. Chaque année en mai, Brin d'Guill' organise une grande fête pour les replanter. Les autres parviennent à vivre, adoptées par les habitants de l'immeuble auquel elles s'adossent, ou offertes aux générosités du ciel. Pas celle-ci. Elle était faite pour moi.

 

Ma  porteuse d'eau s'est empressée:

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sedum monregalense
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joubarbe sempervivum arachnoideum

quelques uns des sedums que j'y planterai, pour voir, avec l'espoir que les merveilles qu'ils ont donné sur mes deux pauvres fenêtres arides se propageront à la rue, se mettront à ramper sur l'asphalte, envahiront le trottoir pour amortir nos pas sur le pavé... J'ai appris à les voir, à les aimer nichés en ces lieux ingrats, enfractuosités des murs, glissière des parapets de ponts, landes pelées... J'ai appris à en prélever des fragments, à les déposer sur la terre, à les  abreuver juste le temps qu'ils s'enracinent...

 

Quelle opiniâtre énergie de vie, quelle variété rase et discrète...

03/12/2008

Eteindre les réverbères...

La soirée fraîche,

les vélos musardins,

canne à pêche bricolée

clés, écrous, jeu de cache-cache dans les poches

retourner les affiches dans leurs gangues de plastique,

ou les stopper en plein défilement;

Papoter, pédaler, fulminer contre les enseignes écervelées,

enfin apercevoir les étoiles...


PICT4748.JPG

Pour en savoir plus: clan du neon

25/11/2008

Une amorce

 


Quand on se renseigne depuis déjà un certain temps, quand on a déjà vu bon nombre de documentaires, quand le changement d'habitudes alimentaires et consuméristes est bien entamé, ce n'est pas suffisant, on reste sur sa faim, on veut du neuf, voire on est agacé de la mise en scène, musiques liriques ou inquiétantes, flous et ralentis étudiés, montages un peu forcés, imprécisions et généralités trop faciles à contester...

Mais quand on en est aux balbutiements, quand on a envie d'amener des proches à s'interroger, quand on a envie de se motiver, c'est assez utile et très supportable.

Je retiendrai surtout la richesse, la pertinence des échanges entre agriculteurs bio et conventionnels organisés par le maire de Barjac, où l'on voit les premiers répondre aux seconds qui se demandent comment, concrètement, on peut lutter contre le mildiou sans traitements phytosanitaires, après quoi le maire affirme très joliment qu'il faut, en tant que politique, accepter de se mettre du monde à dos en exprimant clairement que telle manière de faire (coller des produits chimiques partout!) est nuisible, parce que sinon rien ne bouge.

Je garde aussi en tête que si les légumes conventionnels étaient affichés au prix qu'ils nous coûtent réellement, ils seraient environ trois fois plus chers qu'aujourd'hui: subventions (l'agriculture bio n'est pas subventionnée), dépollution, traitement des déchets ou des eaux polluées que nous payons en fait bel et bien par le biais de nos impôts...