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18/10/2009

notes de lecture #4

Voici les notes de lecture, le retour de la suite, exclusivement catégorie jeunesse!

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Les terribles aventures du Capitaine Crochet par James V. Hart

Présentation de l'éditeur: Avant de devenir le terrible Capitaine Crochet, James était un adolescent comme les autres, ou presque... Anticonformiste et rétif à l'autorité, il est plus prompt à se faire des ennemis que des amis. Mais, surtout, il se sent à l'étroit dans la société londonienne. Poussé par l'amour, la haine et l'ambition, il est prêt à tout pour trouver l'endroit où sa destinée pourra s'accomplir : le Pays de Nulle Part...

Mon avis: J'ai lu pas mal d'histoires de pirates ces temps derniers, ne me demandez pas si cela a un sens! Celle-ci est curieuse: une tentative d'explication du caractère du célèbre Capitaine Crochet, qui se fonde sur son origine de bâtard stygmatisé. Pas beaucoup de cohérence psychologique à mon sens; le héros est plutôt attachant, pétri de révolte, mais il oscille sans que l'on saisisse bien pourquoi entre sens de l'honneur, actions humanistes flamboyantes, et cruauté pure. Pas beaucoup d'intérêt.

 

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Mary Tempête par Alain Surget

Présentation de l'éditeur: Depuis sa plus tendre enfance, Mary est fascinée par la mer.
Elle aimerait tant se laisser emporter au gré des vagues et du vent, partir à l'aventure ! Elle sait pourtant qu'il n'y a pas de place pour une fille sur un bateau. Mais Mary Read est prête à tout pour accomplir son rêve, même à se glisser dans la peau d'un garçon et défier les pirates les plus terribles..

Mon avis: L'histoire romancée à partir de traces historiques bien minces d'une célèbre femme pirate. J'ai eu un coup de coeur pour l'ilustration de couverture et je me suis laissée emporter par les flots sans résister. L'histoire est vraiment prenante, très bien écrite et le désir de l'auteur de rendre hommage à cette femme sont authentiques, justes et touchants.

 

 

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La fée s'est trompée par Gail Carson Levine

Présentation de l'éditeur: Dans le recueil des Contes de Perrault, l’histoire est sommaire, elle occupe exactement trois pages, pas une de plus, et elle s’intitule sobrement "Les Fées". Pour, d’une part, récompenser une gentille fille et, d’autre part, punir sa méchante sœur, les fées décident de leur jeter un sort à toutes deux. La première postillonnera perles, saphirs et autres rubis chaque fois qu’elle ouvrira la bouche. Quant à la seconde, elle bavera insectes et crapauds à chaque mot prononcé. Et tout est bien qui finit bien.
Sur cette trame simplette, on pouvait compter sur Gail Carson Levine, l’immortel auteur de Ella l’ensorcelée pour broder des variations malignes et subversives en poussant la logique jusqu’au bout...

 

Et...

 

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Ella l'ensorcelée par Gail Carson Levine

Présentation de l'éditeur: Lucinda, cette idiote de fée, n'avait pas l'intention de me jeter un sort. Elle voulait me faire un cadeau. Comme j'avais pleuré désespérément pendant toute la première heure de mon existence, ce furent mes larmes qui lui donnèrent une idée. Hochant la tête et regardant ma mère d'un air compatissant, la fée me toucha le nez. - Mon cadeau sera l'obéissance. Elle sera toujours obéissante. Et maintenant, arrête de pleurer, mon enfant. Je m'arrêtai. " Le sort de la fée Lucinda est si puissant qu'Ella est obligée d'exécuter tous les ordres qu'on lui donne, quels qu'ils soient, même si elle s'y refuse de toutes ses forces. En grandissant, elle a appris à mettre toute son intelligence au service d'une lutte de chaque instant pour dissimuler sa vulnérabilité. Mais à présent que sa mère est morte, que son père a décidé de se remarier, la voilà plus fragile que jamais. Car certaines personnes malveillantes ont tôt fait de percer son secret et de s'en servir. Les pouvoirs de sa marraine et l'amour du prince Charm l'aideront-ils à échapper aux personnes qui la haïssent et à vaincre la malédiction?

 

Mon avis: Deux contes revisités avec drôlerie et inventivité, je me suis régalée. C'est comme dépasser la carte postale pour découvrir toute une profondeur aux contes familiers. Bizelle, merci d'avoir autant de suite dans les idées!

 

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Le chagrin du roi mort par Jean-Claude Mourlevat

Présentation de l'éditeur: «C'est une petite île froide, quelque part dans le nord. Le vieux roi est mort. Son corps repose sur un lit de pierre, sur la Grand-Place. Il neige. Il sera question de séparation, de guerre, de trois ciels différents, d'un premier amour. Il y aura une prophétie, des êtres qui se perdent dans l'immensité, une sorcière qui mange des têtes de rat...»
Après Le Combat d'hiver (2006) acclamé par la critique et récompensé par les plus grands prix littéraires, Jean-Claude Mourlevat nous éblouit à nouveau avec une bouleversante histoire de fraternité et de trahison. Une fresque flamboyante.

Mon avis: "Le meilleur roman que j'aie lu depuis longtemps", a dit Galant-homme en tournant la dernière page, c'est dire (il lit beaucoup, et pas tellement de litté jeunesse). Une très, très grande qualité, s'il y a un ouvrage pour (pré)ados à retenir dans cette liste, c'est bien celui-ci!

 

 

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Artemis Fowl tome 6, Le paradoxe du temps, par Eoin Colfer

Présentation de l'éditeur:Trolls, gobelins, fées maléfiques...
Artemis croit avoir déjà affronté les plus grands dangers. Mais sa mère tombe gravement malade. Pour trouver l'antidote qui la sauvera. il lui faut remonter le temps... Dans ce voyage d'un péril extrême. Artemis rencontre son pire ennemi. Et son pire ennemi, c'est lui ! Captivant, drôle, étourdissant, le sixième volume des aventures d'Artemis Fowl démontre une fois de plus l'extraordinaire talent d'Eoin Colfer !

Mon avis: J'aime bien Artémis. C'est drôle et plein d'allant. Galant-homme est fan. Pour moi, c'est un petit divertissement sympathique, rythmé, sans conséquences.

 

 

 

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le destin de Conrad par Diana Wyne Jones

Présentation de l'éditeur: L'année de ses douze ans, Conrad apprend par son oncle, un magicien, qu'un destin funeste l'attend. Pour y échapper et conjurer ce sort atroce, il doit éliminer un mystérieux personnage qu’il aurait déjà dû tuer dans une vie antérieure, un habitant de Stallery, un mystérieux château aux pouvoirs obscurs. Pour y entrer sans attirer les soupçons, Conrad se fait engager comme domestique. Très vite, il se lie avec Christopher, apprenti valet et élève de l’enchanteur Chrestomanci. Ensemble, ils découvrent les occupants du château : une comtesse, ses enfants et de nombreux domestiques dirigés d’une main de fer par un redoutable majordome. Les rapports familiaux ne sont guère chaleureux, mais l’ordre règne… du moins, en apparence. Les querelles familiales sont incessantes et d’étranges phénomènes s’y déroulent : déplacements d’objets, changements de décor, envoûtements... La situation du château, aux confins de plusieurs mondes parallèles, est peut-être à l’origine de ces manifestations, mais dans cet univers où chacun est un peu magicien, certains individus avides de pouvoir exploitent cette situation à leur avantage…

Mon avis: Je suis une inconditionnelle des Mondes de Chrestomanci, une série sans ordre dont fait partie ce roman, découverte avec "Ma soeur est une sorcière", quand j'avais l'âge habituel pour lire ce genre de choses. Il y est question de magie, de chats et de mystères, d'amitié. Une réminiscence probable du club de lecture auquel je participais en 6ème! Ceux qui connaissent "Le château ambulant", film d'animation de Hayao Miyazaki, ne savent pas toujours que c'est l'adaptation du "Chateau de Hurle", un livre de cette auteure que je n'ai pas lu.

 

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La rivière à l'envers, tome 1: Tomek, par Jean Claude Mourlevat

Présentation de l'éditeur: "Ainsi vous avez tout dans votre magasin ? demanda la jeune fille.
Vraiment tout ?" Tomek se trouva un peu embarrassé : "Oui... enfin tout le nécessaire..." "Alors, dit la petite voix fragile, alors vous aurez peut-être... de l'eau de la rivière Qjar ?" Tomek ignorait ce qu'était cette eau, et la jeune fille le vit bien : "C'est l'eau qui empêche de mourir, vous ne le saviez pas?"

Mon avis: Galant-homme ayant refusé de rendre Le chagrin du Roi mort à la librairie qui me l'avait prêté comme service de presse, il m'a envoyé le payer. Mon ancienne collègue libraire, en entendant cette histoire, m'a offert ce volume-ci en me promettant monts et merveilles. Elle ne m'avait pas menti, c'est une très, très belle découverte. J'ignore si le deuxième tome vaut la peine, il faut que je lui demande. En tout cas, Jean Claude Mourlevat est un auteur à découvrir sans attendre.

(J'ai demandé: elle n'a pas voulu lire de peur de voir s'évaporer la magie. Je la comprends parfaitement!)

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Ceci étant fait, j'ai enfin "liquidé" mes arriérés de lecture et puis songer à vous parler bientôt des "en cours". C'est qu'il y a de la matière: je suis membre d'un jury, pour décerner un vrai prix, si, si! (enfin, là, je vous arnaque peut-être un peu...)

16/10/2009

Algues

A la demande générale:

lors de nos pérégrinations avec Soeur Taupe et ma Porteuse d'eau cet été en baie d'Audierne, mon pays d'élection, nous avons croisé par hasard une femme à nulle autre pareille: Scarlette le Corre.

Patron pêcheur, elle part chaque matin seule en mer. Pour sauver son activité, menacée, elle s'est mise aussi à l'algoculture, il y a quelques années, ainsi qu'à la transformation des invendus de sa pêche.

On trouve chez elle poissons tout frais, mais aussi rillettes de poissons, bisque de tourteaux, tartares d'algues, et elle vend aussi des algues fraîches conservées au sel: dulse, laitue de mer, wakamé, nori, kombu, haricots de la mer, et un mélange d'algues en paillettes, séchées à basse tempréature, pour infusions.

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Nous avons assisté à un atelier culinaire dans son atelier pour apprendre à préparer les algues fraîches conservées au sel, et  ce fût une expérience tout à fait convaincante, dont nous sommes sorties chargées de provisions. J'ai quelques recettes, toutes simples, mais délicieuses, sous le coude, mais point de photos, il faudra que je fasse le nécessaire, d'autant que je m'y suis engagée auprès de Ciorane!

Scarlette travaille aussi avec un institut de recherche médicale: les algues se montrent très coopératives lorsqu'il s'agit de donner un coup de pouce à une énergie défaillante, rééquilibrer un métabolisme en difficulté (excès de poids, maigreur), mais surtout permet de réduire la quantité de métaux lourds accumulés dans l'organisme.

Il se trouve que je n'élimine pas le fer (qui n'est pas "lourd" mais sait-on jamais), qui s'accumule dans mon foie, me mettant à plat et surtout donnant à craindre dans deux décennies une jolie petite cyrrhose. Il n'y a pas grand chose à faire, à part des saignées quand les analyses sont vraiment mauvaises, ce qui peut conduire à une anémie, et là, il faut prendre un traitement peu sympathique. Du coup, j'ai tenté l'expérience de l'infusion quotidienne (je bois environ un litre par jour), et mes analyses se sont significativement amélorées. (Sans compte que j'ai perdu trois kilos depuis le mois d'août sans rien faire d'autre alors je continue l'expérience encore un peu, histoire de voir!)

" Dans cette algue [la wakamé], par exemple, il y a 13 fois le calcium contenu dans du lait à quantité égale. C’est un ingrédient directement assimilable qui nettoie l’organisme et qui est donc très utile pour les fumeurs "

 

Petites tartines de wakamé confite:

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Pour découvrir la gouaille et le sourire de cette algocultrice, c'est par ici!

Scarlette Le Corre
11 bis du Général De Gaulle
29730 Le Guilvinec

 

14/10/2009

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Si le livre est aussi sympathique et enthousiaste que son "auteure" haute en couleurs, vous pouvez y aller les yeux fermés! D'autant que bon nombre des photos sont d'un de là-bas qu'on connaît bien aussi, et il y a de quoi s'en prendre plein les mirettes!

 

"Raconte-moi la Forêt de Saoû"

Présentation de l'éditeur: L’objet de ce livre est de présenter à un public de tout âge et curieux de nature, les richesses de la Forêt de Saoû.

L’auteure, Françoise Savasta, naturaliste de terrain, a choisi de faire découvrir ce milieu prestigieux sur les pas d’un jeune chamois nommé « Capriole ».

Capriole quitte la Montagne de Couspeau où il est né et part à la découverte du Massif de Saoû. Au fil des mois, il apprend à connaître les secrets du monde qui l’entoure : géologie, histoire, animaux, fleurs, fruits et arbres : vie sauvage et humaine…

La seconde partie de l’ouvrage propose d’en savoir plus sur les particularités faunistiques, floristiques, géologiques de cet espace naturel exceptionnel et invite à la randonnée.

Le récit, simple, drôle et poétique, s’appuie sur des données biologiques rigoureuses qui sont le résultat de trente années d’études des naturalistes de la LPO Drôme (Ligue pour la protection des oiseaux). De nombreux dessins originaux et des photos pleines pages, pour la plupart inédites, illustrent le texte et permettent d’identifier les espèces évoquées.

Tous les bénéfices générés par la vente de cet ouvrage iront à des actions concrètes de protection de la nature dans la Drôme.

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12/10/2009

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Une jolie découverte, Gina Paillette.

Et quel coup de ciseaux!

Une mésaventure l'a poussée

désormais chacun peut commander.

Allez voir, cela vaut le détour!

Petite sélection perso:

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Crédit photos: Gina Paillette


10/10/2009

notes de lecture #3

Nouvelles loooongues notes de lecture, il y faut bien qu'il y ait des avantages à être en petite forme... La loooongue liste de romans jeunesse attendra quelques jours encore!

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Le mec de la tombe d'à côté par Katarina Mazetti

Présentation de l'éditeur: Désirée, veuve depuis peu, se rend régulièrement sur la tombe de son mari, mais par acquit de conscience essentiellement... Son mariage tenait plus du «copinage» que du grand amour. Au cimetière, elle croise souvent un homme de son âge, qui vient se recueillir sur la tombe d'à côté, et dont l'apparence l'agace autant que ladite tombe avec sa stèle tape-à-l'oeil. Bibliothécaire, Désirée se consacre tout entière à son travail. Quant à Benny, il s'est retrouvé seul à gérer la ferme familiale et ses 24 vaches laitières après le décès de sa mère.
Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres pour qu'ils soient tous deux éblouis.
C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse !

Mon avis: Une histoire d'amour atypique, ne serait-ce que parce qu'elle est impréimée sur papier rose. Pas pour rester dans le ton, mais pour le confort de lecture, et je confirme, c'est surprenant mais agréable. L'histoire quant à elle est fort sympathique et résolument optimiste, pleine d'humour et de fantaisie, tout en décortiquant l'effet sur nos emballements amoureux de nos travers humains les plus profonds et des barrière socio-culturelles.

Extrait: Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer !
Pourquoi elle est tout le temps assise là ?
J'avais l'habitude de me poser un moment sur le banc après l'entretien de la tombe pour reprendre le fil de mes pensées. J'essayais de trouver un petit bout de ficelle auquel m'accrocher et qui me permettrait d'avancer encore un jour, ou deux. À la ferme, quand je cavale entre tout ce qu'il y a à faire, je n'arrive pas à penser. Si je ne me concentre pas sur ce que j'ai en mains, inévitablement arrive une mini-catastrophe qui me donne un jour de travail supplémentaire. Je plante le tracteur sur un rocher et l'essieu arrière pète. Une vache s'abîme un trayon parce que j'ai oublié d'attacher son protège-pis.
Me rendre sur la tombe est mon seul bol d'air, mais même là, j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de faire une pause et de simplement penser. Il me faut d'abord biner et planter et m'activer, avant de m'autoriser à m'asseoir.
Et alors je la trouve assise là.
Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années.

 

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Animal'z par Enki Bilal

Présentation de l'éditeur: Dans ce monde dont on ne sait trop s’il est l’émanation d’une histoire parallèle ou simplement le récit de notre futur, le dérèglement climatique s’est brutalement généralisé. La catastrophe porte un nom : le Coup de Sang. Sur la planète dévastée, martyrisée, l’eau potable est soudain devenue un trésor, et la survie individuelle l’obsession de chacun. Désormais, les transports sont rares et dangereux, les communications aléatoires. Seuls quelques Eldorados très isolés, refuges protégés par leur situation géographique particulière, ont réussi à préserver un semblant d’ordre social. On ne peut les rejoindre que par la mer, immense; l’unique milieu naturel, peut-être, qui conserve quelque chance de perdurer en ces temps d’incertitude absolue… Tel est le décor, fascinant, qui sert d’écrin à Animal’z, le nouveau récit futuriste d’Enki Bilal. Fidèle à ses thèmes de prédilection (la fiction conjecturale, en étroite résonance avec les convulsions et les névroses collectives de notre présent), l’auteur de LA TRILOGIE NIKOPOL explore les conséquences possibles des dommages infligés au climat, dans un registre graphique nerveux qui comblera les attentes de ses très nombreux fidèles. Déroutant, surprenant, passionnant : un one-shot d’une centaine de pages à savourer sans retenue. Du très grand Bilal.

Mon avis: Les illustrations sont superbes, l'histoire ressemble à une parenthèse mystérieuse. Pas facile de suivre, tant d'ellipses s'entrecroisent, tant de choses échappent. "Abscons" a dit mon père. J'espère une suite qui éclaire.


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Sur le sable par Michèle Lesbre

Présentation de l'éditeur: Apercevant des flammes derrière une dune qu'elle longeait au gré de ses pérégrinations, la narratrice s'arrête. A la lisière de l'incendie, recroquevillé sous une couverture, un homme prostré contemple le sinistre. Intriguée, la femme accepte de rester près de lui.
En rupture de ban, elle vient de quitter un poste de veilleuse de nuit dans un hôtel parisien. Elle a également rompu avec l'homme qu'elle aimait. Les personnages des romans de Modiano, qu'elle a intégralement relus à la faveur de ses nuits de veille, lui offraient sans doute une meilleure compagnie... Flottant entre les êtres réels et les êtres de fiction, elle suit ce qu'elle appelle sa «pente douce».
L'homme de la plage ne cesse de parler. Il est venu enterrer sa mère et, dirait-on, voir disparaître cette maison de malheur où se sont noués pour lui tant de drames : la jeune noyée d'un dimanche de son enfance, sa mère qui venait y rejoindre son amant, un ancien de l'OAS, et Sandra, avec qui il aurait aimé vivre là mais qui a été brutalement extradée vers l'Italie pour y être emprisonnée.
Au fil du monologue de ce compagnon de hasard, son auditrice est comme malgré elle envahie par ses propres fantômes. Ses deuils, son amour perdu à Bologne, sa quête et ses combats ressurgissent, brossant par touches légères le portrait d'une femme dont la liberté et la solitude sont les véritables compagnes.
Avec ce onzième livre, Michèle Lesbre poursuit sa route, déterminée et lumineuse, où le pouvoir enchanteur des mots réveille la rumeur du monde.

Mon avis: Définitivement, j'ai préféré le Canapé Rouge. Les thèmes de Michèle Lesbre sont répétitifs et les références permanente à un romancier dont je n'ai rien lu m'ont agacée sans me donner envie de le découvrir.

 

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Jolies ténèbres par Fabien Vehlmann et Kerascoët

avis ici et ici

Mon avis: Une BD bien glauque, où les couleurs joyeuses laissent sourdre une violence omniprésente. Je ne sais pas si j'ai aimé ou non, ça pèse trop lourd sur l'estomac.

 

 

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Tobie des marais par Sylvie Germain

résumé et extrait ici

Mon avis: Une écriture magnifique, une histoire qui flotte entre deux eaux, onirique. Honte à moi, j'ai corné des pages sur les passages les plus beaux. Je replonge dès que possible dans l'oeuvre de cette auteure conseillée par L desLuny's. Merci à toi, encore, pour cette irremplaçable découverte.

 

 

 


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Le secrétaire italien par Caleb Carr

Présentation de l'éditeur: L'affaire commence lorsque Holmes reçoit un télégramme de son frère Mycroft l'appelant à l'aide. Proche conseiller de la reine Victoria, ce dernier craint pour la vie de la souveraine. Fait étrange, deux de ses serviteurs ont été percés de plus de cinquante coups de poignard, exactement comme le secrétaire italien de Marie Stuart, assassiné trois siècles plus tôt. Il n'en faut pas plus à Holmes et à son fidèle Watson pour accourir sur les lieux du drame et démontrer que la force de déduction vient forcément à bout de l'inextricable quand il s'agit de défendre l'ordre, l'Empire et la reine Victoria ! A la demande des héritiers de Conan Doyle, Caleb Carr a imaginé une nouvelle aventure de Sherlock Holmes, qui renoue avec l'atmosphère surnaturelle du Chien des Baskerville. Ni pastiche, ni parodie, un bel hommage au plus célèbre des détectives.

Mon avis: J'avais dévoré l'Aliéniste, du même auteur; ce roman-ci m'a beaucoup plu. Mais avec le temps, son souvenir s'efface...

 

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Un grison d'arcadie par Pierre Magnan

Présentation de l'éditeur: A Manosque, Pierrot, 15 ans, part à l'aube ramasser des escargots dans les collines.
Il entend un coup de feu. Nous sommes en 1945, des coups de feu Pierrot en a entendu beaucoup au cours des années précédentes. Il pense que son voisin, le boulanger, qu'il voit s'enfuir de la ruine où il se cachait, vient de braconner quelque faisan, mais, sa cueillette achevée, il se heurte au cadavre d'un personnage considérable. C'est le capitaine Patrocle, un héros de la Résistance. Quelque chose est en train de glisser du portefeuille du mort : c'est une lettre sur papier bleu qui est la clé du mystère.
Pierrot s'en empare et remet le portefeuille en place. Dès lors il ne va plus vivre que dans la crainte d'être dépossédé de cette lettre qu'il a glissée dans son béret. Ce béret qui à la fin fera éclater la tragédie.

Mon avis: je reste mitigée. L'auteur en fait trop, en tournures de phrases et en circonvolutions. Ma Porteuse d'eau a beaucoup aimé.

 

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L'ombre du prince, une enquête du mandarin Tân, par Tran-Nhut

Présentation de l'éditeur: Un an après sa nomination dans une région reculée et désuète au nord du Viêt-Nam, le mandarin Tân se rend à Thang Long, à la recherche de livres qui font défaut à sa province.
Mais au lieu de manuscrits, il découvre une série de corps délicatement incisés par une lame artiste, meurtres sanglants qu'il lui faut élucider au plus vite en ce XVIIe siècle troublé par des luttes d'influences entre princes et seigneurs. Curieux voyage à la Capitale, où le jeune magistrat est confronté non seulement à la toute-puissance des nobles et à un vol singulier chez les eunuques, mais aussi aux ombres surgies de son propre passé.
Le sang versé hier appellerait-il les crimes d'aujourd'hui ? Pour percer à jour les motifs étranges d'un assassin sans pitié, le mandarin Tân devra pousser jusqu'au bout une effroyable logique qui, cette fois-ci, ne le laissera pas intact. Les s?urs Tran-Nhut " font magnifiquement revivre la civilisation de leurs ancêtres tout en créant un personnage attachant qui n'a pas fini de faire parler de lui " (Gérard Meudal, Le Monde).

Mon avis: Une enquête amusante, pleine d'humour, une vraie lecture de vacances qui a ramené avec elle les grains de sable de la plage de Ty palud. Il fallait me voir, voûtée face à l'océan, pelotonnée dans un plaid malgré mes quatre épaisseurs de pulls. Pas qu'il faisait froid, non, c'est le vent du large qui vous traverse de part en part! Merci pour cette sympathique lecture, La cabane céleste!

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Le clan des Otori tome V, Le fil du destin, par Lian Hearn

Présentation de l'éditeur: Complots, trahisons, vengeances, mais aussi amitiés loyales et amours passionnées.... Shigeru grandit dans l’ atmosphère oppressante du chateau de Hagi, fief du Clan des Otori dont il est l’héritier. Il a l’étoffe d’un chef, un caractère noble et droit, une éducation accomplie qui le portent à régner. Mais il doit faire face aux appétits de conquêtes de son voisin, l’ambitieux Iida, et aux machinations et traîtrises de ses propres oncles. À la sanglante bataille de Yaegahara, son destin semble scellé. Pourtant, préparant dans le secret sa revanche , Shigeru attend son heure - lorsqu’il apprend qu’un jeune garçon vivant dans les montagnes lui ressemble étrangement...
Le Fil du destin s’achève ainsi là où commence Le Silence du Rossignol

Après la publication des trois premiers tomes de sa saga, Lian Hearn a voulu raconter, dans Le Fil du destin, qui était Sire Shigeru. Puis elle a écrit la fin de l’histoire (Le Vol du héron). Le Fil du destin, à travers la vie héroïque de Sire Shigeru, nous permet de mieux comprendre ce Japon féodal magnifique et redoutable que Lian Hearn fait revivre dans son oeuvre avec une force évocatrice incomparable.

Mon avis: Autant j'avais été déçue par le quatrième tome, qui nous ramenait à la dure réalité (tout le monde meurt et le bonheur est fugace), autant j'ai apprécié celui-ci, retrouvant tous les ingrédients qui m'avaient fait dévorer les premiers tomes. Quand je pense que je n'avais pas enive de les lire parce que les couvertures ne me plaisaient pas! Et puis, ce dernier volume, je l'ai eu pour pas grand chose dans une librairie d'occasion, cela n'ôte rien au plaisir!

 

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La femme adultère par Giuseppe Conte

Présentation de l'éditeur: "Les scribes et les pharisiens amenèrent une femme mariée qu'on avait surprise avec un autre, ils la placèrent au milieu et dirent : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
Moïse, dans la Loi, nous ordonne de lapider à mort ce genre de femmes. Toi, qu'en dis-tu ? "
Qui était cette femme ? Quelle avait été sa vie, avant ? Quelle allait être sa vie, après ? Inspiré par ce personnage mystérieux des Evangiles, Giuseppe Conte imagine tout de cette femme et nous raconte son enfance près de la mer, son mariage avec un triste marchand, sa découverte de l'amour et de la volupté, son errance ensuite.
De Jaffa à Rome, de la Palestine sous occupation romaine à l'Italie néronienne qui voit la naissance du christianisme, Giuseppe Conte nous entraîne dans un roman superbe, foisonnant et éminemment sensuel. Prix Manzoni du meilleur roman historique 2008.
Mon avis: Cela faisait longtemps que je n'avais lu de romans "historiques", pas plus d'ailleurs que de romans sur le religieux. C'était vraiment pas mal, contre toute attente, je ne me suis pas ennuyée le moins du monde.

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Les mémoires d'Elisabeth Frankenstein par Theodore Roszak

résumé et extrait ici

Mon avis:celui-là, je l'ai viré aussitôt lu. Je suis allée au bout pour voir, en espérant un revirement. Que nenni. Rien à faire, je n'ai pas accroché à cette histoire trouble d'alchimie et de chasse aux sorcières. Ll'homme qui a recueilli le témoignage-confession du Docteur Frankenstein, est pati à la recherche d'iformations sur sa vie. Il trouve le journal de sa fiancée et nous le livre, entre-coupé de commentaires misogynes censés coller à l'époque. C'est artificiel et fatiguant.

 

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Petit traité de l'immensité du monde par Sylvain Tesson

Présentation de l'éditeur: Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade aussi les monuments à mains nues. Pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de Notre-Dame de Paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes.
Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi.

Mon avis: un très joli cadeau, qui commençait à s'ennyuer en m'attendant. Il faut dire que cette longue liste (et vous n'avez pas vu la suite) correspond au début de mise à exécution d'une grande décision: lire tous les romans en attente sur mes rayonnages, parfois depuis... des années... Certains passages de celui-ci ont fini dans mon cahier de mots et lui-même va voyager à son tour, c'est certain. Merci Rouilla&Sylvain!

 

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Matin brun par Franck Pavloff

Résumé ici

Mon avis: Une nouvelle très courte, très connue, il fallait quand même que j'y vienne, surtout que ce n'est pas le volume qui pouvait m'effrayer. Petit frisson tout du long.

 

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Le gardien du phare par Catherine Hermary-Vieille

Présentation de l'éditeur: Trois femmes échouées sur une île sauvage dont une tour de pierres grises barre tous les chemins. Un gardien qui jamais ne se montre. Elles guettent, sentent et redoutent sa présence. Mais existe-t-il vraiment ?
Hormis l'étendue de la mer, les nuages et la brume, elles portent de lourds secrets et n'ont plus que leurs souvenirs, leurs rancunes, leurs désillusions et leur détermination à survivre.
Pour quelle obscure raison le destin les a-t-il jetées sur ce bout de terre isolé, ce monde clos et hors du temps que rien ne semble atteindre ?

Prix Femina pour Le Grand Vizir de la nuit, Catherine Hermary-Vieille retrouve ici les eaux sombres et tempétueuses des soeurs Brontë, les landes et les passions des grands romans anglo-saxons, aux confins de l'âme humaine et de la vie, du rêve et de la réalité, avec une intensité, une beauté, une émotion que cristallise l'écriture pure et troublante d'un véritable écrivain.

Mon avis: L'idée est fort jolie, l'atmosphère îlienne, mais de ces îles de landes et de pluie, n'est pas pour me déplaire. Je l'ai subtilisé un après-midi, l'ai rendu avant le souper, cela ne s'est même pas vu.

Extrait: Où avons-nous échoué, Camille, Anne et moi ? L'îlot est singulier et, sans la lumière du phare qui semblait nous guider, nous aurions été toutes trois englouties. Combien d'heures avons-nous dérivé ? Le brouillard est épais et je ne peux me faire une idée précise de ce qui nous entoure : des rocs, je présume, du sable, des arbustes rabougris, une lande aride, un chenal où s'engouffre la mer qui nous sépare du phare.

 

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Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles par Gyles Brandreth

Présentation de l'éditeur: En cette fin de siècle trépidante, Oscar Wilde, dandy éclairé, virevolte de mondanités en rendez-vous discrets, lorsqu’un drame vient bouleverser sa vie. Tandis qu’il s’apprête à écrire Le Portrait de Dorian Gray, il découvre dans un meublé le corps d’un jeune garçon de sa connaissance. Tout semble indiquer un meurtre rituel. Et en ami fidèle, Oscar Wilde s’est juré de ne pas trouver le repos tant que justice n’aura pas été faite pour Billy Wood.

Mon avis:Je lirais bien la suite!

 


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Sido, et Les vrilles de la vigne, par Colette

Présentation et extrait ici

Mon avis: Encore et toujours j'aime ses mots, sa tendresse pour les gens et les choses, son regard unique...

 

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Laisse moi te raconter les chemins de la vie par Jorge Bucay

Présentation de l'éditeur: Un jeune homme qui souhaite en savoir davantage sur lui-même va consulter Jorge, un personnage hors du commun, qui à chaque rencontre lui offre une nouvelle histoire. Au fil des contes - de la fable de l'Eléphant enchaîné à celle du Trésor enterré - Jorge nous amène à mieux retrouver les trésors cachés au fond de nous. Autant de récits métaphoriques et de paraboles édifiantes qui nous font voyager aux quatre coins du monde pour nous atteindre au plus profond de nos cœurs. Dans Laisse-moi te raconter... les chemins de la vie, chacun trouve des réponses à sa quête personnelle.

Mon avis: Trois temps à la lecture de ce drôle de petit livre-là: sourire, réfléchir, offrir!

Un extrait ici

 

 

 

08/10/2009

pot de terre

Façonné à main émerveillée.

L'ai retrouvé, cuit, émaillé, intact, deux ans après.

L'enfumage avait échoué. Qu'importe, la terre rouge est si belle nue comme cela.

On y voit l'oeuvre de mon polissage maladroit.

L'ai ramené sur mes genoux, protégé par le joli panier de pêche de Pater Noster.

J'y verse chaque jour ma décoction d'algues, étrange effluve de grande marée.

Ça lui rappelle son pays de naissance.

A moi aussi.

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Si vous passez par le pays bigouden, allez donc faire un tour à la Po(è)terie... Cléa y donne des cours incomparables de générosité et de professionnalisme.



La Po(è)terie
Boderes
29720 Ploneour Lanvern


 

06/10/2009

ce qui m'occupe...

Et pas qu'un peu. Les fruits montent au cinquième à bout de bras, les apports au compost en redescendent sur le même mode.
Je passe une bonne partie de mon temps juchée sur le marche-pied, penchée sur le stérilisateur fumant pour en extirper les pots.
Me demandant à quel moment je vais finir ébouillantée.
Cela va finir par me faire de vrais biscottos.
Et dire que je ne mange pas de confitures! 
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kraft récupéré, lait passé au pinceau sur l'envers des étiquettes, stylo à encre gel pailleté, fruits du maraîcher.


Moi, depuis toujours, je préfère le salé.
Ma Porteuse d'eau, pour un lointain de mes goûters d'anniversaires, avait prévu plus de saucisson que de bonbons.
Elle avait bien fait.
J'aime bien les blettes, aussi.
Que voulez-vous, la charcuterie, ça a ses limites!
(quoi que cela se conserve fort bien en bocaux)

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stylo Posca  (idée Maïké-Luny's): conserve d'inspriation familiale (merci aux différentes cousines concernées!)


Prochain passage à la casserole: dix kilos de poires. Bon poids.

Pfiouu!!



04/10/2009

Un petite croix sur mon calendrier des petits bonheurs

Ceci est un PIF.

Ceci ne fait pas mal. Oh ça non.

Ceci est tout fin et fait plaisir.

Ceci m'est parvenu de Claire Jane.

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Galant-homme est prévenu: ce torchon-là, il est fait pour rester im-pec-cable!
(sauf que moi, Claire-Jane, mon fer à repasser ne voit pas souvent la lumière du jour!)
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Dans quel livre iraient ces jolies matrioshkas?
J'aime choisir mon marque-page en fonction de l'atmosphère du roman en cours...
C'est pourquoi j'en ai une jolie collection!
(de livres)


Du fond du coeur, merci Claire Jane!

02/10/2009

Du tri et autres métamorphoses

Cela m'a pris, impérieux, oublier toute autre chose, plonger dans l'accumulation, souvenirs pas toujours bons, reliques obsolètes, le poids d'un âne mort et j'aspire à la légereté.

Alors relire, sourire, le coeur qui poigne à certains moments, certaines larmes n'avaient jamais vu la couleur du jour.

Des quatres boîtes pleines à craquer il n'y en a plus qu'une mais chaque chose bien à sa place en attendant le prochain grand ménage qui m'allègera encore.

Les cahiers vierges abandonnés dans l'attente ont trouvé leur fonction, les listes de mémoire s'allongent et les feuilles volantes leur ai coupé les ailes, ou leur en ai donné de plus vraies encore.

Les piles à lire s'amenuisent à tempo régulier en même temps que les pots de confiture se multiplient.

C'est de la clarté et du net que je mets en moi-même, de la place pour l'énergie qui commence à retrouver mes sillons.

De nouveau je suis en marche.

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30/09/2009

Une nouvelle née à la poussière d'(e)toile

Elle a la créativité débordante, un talent de coloriste inouï, des projets plein les yeux, un bout de chou qui en fait craquer plus d'une...

Et voici ce qu'elle m'a tricoté en deux temps trois mouvements, sans avoir appris de personne, toute seule avec ses mains uniques...

Un présent qui m'a touchée au coeur!

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crédit photo: Akä
écharpe faite main par la Cabane céleste, fleur de coton La Droguerie, coupe vernissée Eric Jézéquel (potier à Pont Croix), physalis du jardin!

C'est ma copine en vrai, son joli nom de blogueuse, c'est La cabane céleste, et vous pouvez la découvrir au creux de son coquetier d'un petit clic sur sa jolie photo...

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crédit photo: La cabane céleste


Et, promis, je reviens pour de vrai... Le bureau des réclamations a essuyé trop de plaintes!

04/09/2009

Ailes de papier

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La colombe blanc sale avec la tête ratée
(très joli papier de récup' à la base)
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la colombe ensanglantée
(calque caligraphié tiré d'un vieux catalogue de futons)
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03/09/2009

Laisser parler...

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carnet: intérieur d'enveloppes usagées, cordelette de chanvre, perle en bois, crayon de chantier, idée tirée de l'ouvrage Inspiration papier,  de Labeena Ishaque

origami grue: papier non blanchi de récup'

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Les autres créations chez Marie les bas bleus et le principe chez Minie de la course des nuages

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26/07/2009

Dix voies à suivre #9 et 10

9:Ralentir, s'arrêter, se poser, se retrouver. Retrouver du sens dans nos actes de tous les jours. Nous ne sommes pas seulement des machines à travailler plus pour gagner plus, produire plus, consommer plus, polluer plus et rembourser plus la dette contractée par les états pour sauver le système à l'origine de ce gâchis. Réfléchir à nos besoins réels, à ce qui nous rend heureux et au moyen de le devenir vraiment.

 

 

=> Je me sens fondamentalement contemplative, depuis aussi loin que je me souvienne. Je sais me donner du temps. A moi de l'utiliser à réfléchir...

 

 

10: Ne pas chercher à être parfait ni à tout faire d'un coup (échec assuré). Ce n'est pas un concours, juste une course contre la montre déjà bien commencée. Certains sont très loin devant, d'autre très loin derrière mais ces derniers peuvent profiter de  l'expérience des premiers et les rejoindre très vite. On y arrivera ensemble ou on y arrivera pas. Simplement.

 

 

=> Je sais que j'ai des limites. Je sais que mes limites actuelles ont bien bougé depuis cinq ans. Je suis étonnée de la vitesse à laquelle on peut évoluer. Je reconnais mes leviers: La maison écologique, le Grand ménage de Raffa, Côté Jardins. Je sais que le terreau était là bien avant ma naissance, ce que je suis actuellement est le fruit d'un héritage familial. Je vois ceux qui sont loin devant, et j'ai envie d'aller à mon rythme. A petits pas, et librement, comme le disait une amie blogueuse. Je sais que mes petits pas sont des pas de géant pour d'autres, et ressemblent à du sur place pour d'autres encore.

Et vous?

Où en êtes-vous?

23/07/2009

Dix voies à suivre #8: ville, citoyenneté et réutilisation

8: Rejoindre une initiative de ville en transition ou en créer une. Participer au développement d'un écoquartier ou d'un jardin partagé. S'inscrire dans un système d'échange local ou une banque du temps. Maintenir la pression sur les politiques et les entreprises.

 

 

=> Deux jardins partagés: Côté Jardins pour la dimension nourricière, Brin de Guill' et la végétalisation du bitume, les Compostiers pour le compost à proximité .

Je fréquente parfois les brocantes, vide-greniers, Emmaüs... C'est à double tranchant: nous aimons tous les deux les vieilleries, ce qui ne va pas dans le sens du désencombrement que j'aimerais suivre.

Ville en transition? J'ai besoin d'en savoir plus... En attendant, je me suis engagée dans la commission environnement de mon conseil de quartier, avec la volonté de développer le compost urbain (c'est en cours), de mettre en place des actions pour l'extinction des vitrines et enseignes la nuit (excepté guichets de retrait, hôtels et cafés-restaurants...), un type d'action mené aussi par le Clan du néon et les Extincteurs.

J'ai suffisament souffert de devoir vivre en ville. Désespérer en attendant le jour improbable où je pourrai la quitter ne m'aide pas. J'ai appris à aimer ma ville, grâce aux échappées vertes au jardin ou ailleurs. J'ai décidé d'éprouver ma capacité au changement. Je ne sais pas si je contribuerai à changer ma ville, mais je crois pouvoir dire que je me suis changée, moi. C'est déjà beaucoup.

20/07/2009

Dix voies à suivre #7: l'eau

7: Vérifier si les nappes phréatiques qui nous alimentent en eau sont menacées et si oui mettre en place des stratégies pour économiser l'eau. Limiter le plus possible les rejets divers dans les canalisations d'eau (huile, aliments, produits chimiques etc.) Mettre idéalement en place des toilettes sèches ou des toilettes à déshydratation.

 

 

=> Nous consommons déjà très peu (Galant-homme, les chiffres réels s'il te plaît!), et j'ai quelques techniques pour réutiliser l'eau.

J'ai un bocal sous l'évier où je verse les huiles de cuisson, pour les emmener quand il sera plein en déchetterie. Les huiles empêche le retraitement efficace des eaux usées en asphyxiant les bactéries qui oeuvrent dans les stations d'épuration.

Je réutilise la dernière eau de lavage de la salade pour la vaisselle, j'ai un arrosoir à portée de main où déverser les eaux terreuses qui feront le bonheur de mes plantes vertes.

Galant-homme a installé un économiseur d'eau/ aérateur sur le robinet de l'évier, et un sur le pommeau de douche: on coupe, ou on dose le débit à volonté. Cela permet de réduire le débit quand on se savonne les mains, de le couper quand on se shampouine...

J'ai découvert la pollution médicamenteuse des eaux, et en particulier la féminisation des poissons mâles: un cadeau bonus de nos pilules contraceptrices salvatrices.On trouve dans la flotte du robinet tout ce qu'on ingère à un moment ou à un autre, de l'aspirine jusqu'à cocaïne et héroïne en passant par toute la panoplie des hormones, anti-tout, (y compris anticancéreux radioactifs), mais passons. Je passe au  stérilet au cuivre, parce que ma gynécologue accepte d'en poser à une nullipare telle que moi, ce qui n'est pas le cas de tous ses collègues malgré l'avis de l'OMS.

J'ai fait un pas décisif du côté de l'écologie le jour où je suis tombée en arrêt devant la une de la revue "La maison écologique", consacrée aux toilettes sèches. Depuis, nous sommes abonnés. Cette lecture a représenté un véritable basculement puisque Galant-homme s'est reconverti professionnellement. Au jardin, nous avons contribué à la construction de toilettes sèches qui fonctionnent à merveille.

La dernière étape, décidée après une récente visite au centre Terre Vivante, c'est de démonter le couvercle de notre chasse d'eau pour pouvoir y verser l'eau des légumes. Je dispose aussi d'une bassine qui recueille l'eau du lavabo,  lorsque je m'y lave les mains ou lorsque j'attends que l'eau chaude parvienne jusqu'à la douche, en bout de ligne. Pas très esthétique, mais efficace.

17/07/2009

Dix voies à suivre #5 et 6: transmission et biodiversité

5: Éduquer nos enfants dans le respect de l'environnement et des autres. Leur apprendre à décrypter les manœuvres marketing qui les ciblent. Développer leur autonomie, leur sens de la débrouille et de la solidarité : ils vont en avoir besoin !

 

 

=> Je suis marraine d'une petite fille et grande soeur d'une toute jeune femme à qui j'essaie de transmettre ces dimensions, doucement mais sûrement. Je ne suis pas sûre d'être au maximum de mon potentiel: je lutte contre la tentation dite de l'enverdeur. J'offre L'homme qui plantait des arbres, Voyage au pays des arbres, les livres à colorier du docteur Natsugawa, l'écologie des paresseuses et bientôt le Grand ménage de Raffa... Je projette la plantation d'arbres pour les naissances et autres fêtes rituelles, je m'intéresse aux "cimetières" ou l'on remplace les stèles par des arbres.

(ma nièce/filleule attend depuis 4 ans son cerisier... hum hum...!)

J'essaie de m'impliquer dans le volet animation/éducation à l'environnement des associations dont je fais partie.


 

6: Favoriser le retour de la nature et le maintien de la biodiversité où que l'on soit, même et surtout en ville, même en appartement. Cultiver un petit potager si on le peut, même en ville, même en appartement.

 

 

=> J'ai déjà évoqué je crois les deux jardins-associations biologiques dont nous sommes partie prenante.

Je travaille au corps mon conseil de quartier pour agir dans le domaine du compost.

J'ai en projet la demande de création de nouvelles jardinières de rue creusées dans les trottoirs de mon quartier. Il faut juste que je rassemble 4 ou 5 habitants volontaires pour s'en occuper. Nous sommes déjà 3.

J'essaie de peupler mes balconnières de plantes qui supportent sècheresse comme gel, j'acclimate des sedums, j'accepte toutes les boutures qui passent au grand désarroi de Galant-homme (si ça ne se mange pas, quel intérêt demande-t-il!)

14/07/2009

Dix voies à suivre #4: la consommation

4: Apprendre à devenir ce qu'on appelle un consommateur responsable qui sait qui il finance quand il achète un produit, quelle pollution et quel prix humain cela représente, et qui consomme essentiellement ce dont il a besoin. Éviter les plastiques et le suremballage, éviter l'huile de palme et le soja, éviter les agrocarburants, les OGM et les produits contenant des "nano", éviter les produits d'entretien et cosmétiques kkburks. Être méfiants, même en bio. Pratiquer la réutilisation, la location ou le prêt de matériel, le recyclage et trier ses déchets.

 

 

=>C'est un long chemin, nous ne sommes qu'au début. Nous faisons attention mais parfois les anciennes habitudes reprennent le dessus et on se rend compte trop tard d'une composition, on oublie de regarder du côté du troc ou de l'occasion avant d'acheter, ou l'on craque pour un objet-antidépresseur dont les effets sont bien evanescents.

Je rechigne à jeter les produits ménagers ou cosmétiques "kkbeurk" selon l'expression consacrée. Je les finis avant de les remplacer. Il y en a certains que je ne remplaçe pas. Une bouteille de savon noir liquide peut laver les sols, mais aussi les sanitaires. Un simple liniment oléo-calcaire peut remplacer crème de jour hydratante, crème de nuit réparatrice, lait corporel, démaquillant, crème émolliente, crème pour les mains, crème pour les pieds ( Cette énumération paraît tellement ridicule à écrire!)

Nous avons assisté à une réunion d'un Sel près de chez nous, mais n'avons pas donné suite. Pas prêts?

Presque pas de produits cuisinés industriels chez nous (mais un faible pour les ravioles et les quenelles, une passion pour les sardines en boîte et le chocolat), du vrac et des produits bruts en majorité (ici, on mixe le sucre pour obtenir du sucre glace impec' et même pas rafiné: J'ai même découvert qu'un moulin à café pouvait faire l'affaire pour les réfractaires au bruit!), de la bière de petits brasseurs, du vin "bio", une volonté de faire nous même née d'une nécessité économique, qui s'est mûe en goût. Le moulin à persil mécanique est parfait pour moudre pistaches ou amandes, le fouet "spirale" est incomparable pour réussir de beaux oeufs en neige, le moulin à légumes est très efficace pour les coulis, les purées, et ce n'est pas plus long quand on a attrappé le coup de main.

J'ai un article en préparation depuis des semaines sur le recyclage... J'ai plein de boîtes pour stocker ce qui peut être détourné des poubelles ordinaires, aussi vertes soient-elles.

Nous essayons de voir la plupart des documentaires sur les sujets environnementaux diffusés au cinéma, d'en parler autour de nous, d'en penser quelque chose.

Je recense les solderies, friperies, boutiques de dégriffe en ce qui concerne l'habillement -mais je craque quand même régulièrement.

Je fais des listes de ce qui me fait envie (en ce moment, par exemple, des moules à brioche individuels en céramique, des boîtes de conservation en verre, des plats et casseroles sans revêtement teflon pour remplacer les miens, un moulin à café, une linogravure de Misa Saburi, une illustration originale de Charlotte Gastaud, le dernier bouquin d'Anne Rice, un collier en fer forgé en une seule pièce, une machine à coudre...). Je les oublie dans un coin. Quand je les reprends, je me rends compte que l'envie s'est bien souvent évaporée, alors je raye.

Je fais des listes de cadeaux à offrir à untel ou un autre. Cela m'évite un achat "bien obligé" mais mal inspiré. Je demande pour moi-même principalement des cadeaux dématérialisés: abonnements ciné, bibliothèque, sport, poterie...

Nous récupérons une multitude de pots en verre pour les conserves et confitures.

 

11/07/2009

Dix voies à suivre #3: la viande

3: Diminuer notre consommation de viande (et si possible s'en passer). Les pays émergents, ou plutôt les futurs leaders du monde qui le sont quasi déjà, en consomment de plus en plus et atteindront probablement notre propre consommation par habitant. La terre ne pourra supporter autant de bétails (et les cultures qui seront nécessaires à leur alimentation). A choisir entre la viande et nous je crois que le choix est vite fait. De même, bien choisir les poissons que l'on  mange est indispensable tant que les stocks de poisson ne sont pas restaurés.

 

 

=> C'est déjà fait, la réduire encore nous verrait devenir végétariens, et pour le moment nous n'en sommes pas là. Le jardin nous a permis de parcourir beaucoup de chemin, mais nous aimons la viande et le poisson (au choix, sur l'étal du poissonnier de notre marché, truite ou lieu noir, de temps en temps du hareng sous vide et une poignée de crevettes grises) les moins chers et c'est si bon, et feu vert des guides d'achat).

Nous faisons aussi attention aux oeufs.

Quant aux produits laitiers, pas de diminution notable pour le moment, c'est sûrement trop ancré culturellement!

08/07/2009

Dix voies à suivre #2: l'énergie

2:Diminuer notre consommation d'énergie sur tous les plans. Isoler nos habitations. Diminuer le chauffage et la clim. Réduire l'utilisation de la voiture et de l'avion (et si possible s'en passer). Limiter notre consommation de fruits et légumes hors saison. Gérer notre dépendance à internet et aux gadgets électroniques. Regarder dans quelle mesure le solaire peut être intéressant chez soi.  Apprendre le plus tôt possible à vivre comme on vivra dans quelques années. Il vaut mieux le faire par choix, je vous l'assure.

 

 

=> L'isolation, c'est difficile à améliorer quand on est locataire. Nous avons la chance d'avoir du double vitrage, avec des joints caoutchouc rajoutés pour renforcer les huisseries, et un rideau devant la porte d'entrée. Je projette depuis des lustres de coudre un boudin de porte.

Nous avons investi dans un programmateur thermostatique pour la chaudière à gaz de ville, cela nous a permis de substantielles économies (dépensées en stérilisation et confitures maison!) et un gain de confort insoupçonné. Nous chauffons raisonnablement, avec un stock de pulls pure laine, de plaids douillets la journée nous restons toujours en dessous de 20 degrés et grâce à une couette très chaude, la nuit nous descendons à 16 degrés à la saison froide.

Galant-homme est membre d'une association de construction écologique, Oïkos.

Les déplacements, j'en ai déjà parlé, on fait ce qu'on peut. Les voyages en avion ne nous concernent pas pour le moment.

Les légumes et les fruits, depuis qu'on a notre jardin, c'est au marché, de saison, chez un producteur local et raisonné pour l'appoint, ou conserves maison. Galant-homme boycotte les salades de tomate en plein hiver quand nous sommes invités. De temps en temps je m'offre un pamplemousse, un avocat bien mûr, c'est une petite fête en soi. Et puis on fait des provisions de spécialités locales partout où l'on passe, un peu, beaucoup, c'est toujours ça. Pour le vin, le cidre, la clairette, par exemple, en direct des producteurs.

La dépendance aux technologies numériques, c'est un peu compliqué: Galant-homme récupère tous les ordis portatifs qui passent pour installer linux et voir comment ça marche, et mon Pater Noster vient de m'offrir un mini-pc pour d'excellentes raisons. Un vrai confort, mais j'ai un peu honte. Et puis il y a le téléphone portable que je me suis fait voler, j'ai tortillé le problème dans tous les sens mais mon mode de vie actuel me semble trop complexe à gérer sans. J'avais très envie d'un modèle approuvé par le dernier guide high tech responsable de Green peace (version 11, datant de mars 2009: toujours rechercher la version la plus récente!) , combiné avec un très bon appareil photo, mais c'est bien trop cher et plusieurs personnes m'ont proposé leur ancien appareil toujours fonctionnel. Du coup, j'ai seulement commandé une carte Sim, et ça marche impec'. J'ai gentiment envoyé paître un aimable vendeur-conseil qui voulait me faire acheter une clé 3G pour pouvoir consulter internet n'importe où avec mon mini-PC, en sous-entendant que c'est totalement superflu. Pas sûre qu'il ait saisi.

Le solaire, c'est une évidence, comme la maison passive et les toilettes sèches. Projet en germe dans nos têtes et nos coeurs. Tentatives pour éliminer les piles et réduire la consommation électrique en choisissant des technologies alternatives (lampes de poche à dynamo, montre solaire, ustensiles de cuisine mécaniques...)

 

05/07/2009

Dix voies à suivre #1: la banque

J'aime depuis mes premiers pas sur la toile le ton de Raffa. C'est grâce à elle que mon attirail de ménage s'est considérablement réduit sans perdre en efficacité, bien au contraire.(pour résumer: vinaigre blanc, bicarbonate, savon noir, papier journal, savon de Marseille et puis c'est tout!). Sans compter les cosmétiques (savon d'Alep, liniment oléocalcaire, Perblan et fil dentaire, eau de lavande et pierre d'alun, vinaigre de cidre et voilà)...

Fréquenter son site m'a apporté une ouverture -et une optique de désemcombrement- salutaires.

J'aime sa critique éminemment constructive du film Home, et je lui chipe ses dix propositions/ses explications, à la fois pour faire le point et pour relayer des idées. Allez voir son article, visitez ses liens, furetez ça et là... Et n'hésitez pas à donner vos avis/points de vue/bonnes idées...

 

Et parce que je suis au loin quatre semaines pour me requinquer, j'ai programmé à l'avance ces dix points à ma sauce. En gras c'est moi, en pas gras, c'est Raffa.

 

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1: Changer de banque. Tout ce que vous avez pu voir de flippant dans ce film, et je ne parle pas du commerce des armes et du soutien aux dictatures, a été possible avec NOTRE argent, celui que l'on met sur nos comptes épargnes ou dans nos fonds de pension. Et oui, tout est lié en tout. Il n'y a pas d'autres moyen aujourd'hui pour changer le monde, à mon avis. Par ailleurs les banques alternatives traversent la crise sans encombre pour l'instant. Éviter également le macrocrédit le plus possible.

 

 

 

=> Les contacts sont pris. L'envie est là. Ça fait un moment qu'on tergiverse. Bon, il va falloir sauter le pas. N'est-ce pas Galant-homme?