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25/05/2011

Même la pluie

Le titre est tellement beau, tellement grave et dense. C'est Gina Paillettes qui m'avait donné envie de le voir.

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Nous nous étions promis, avec ma sœur Taupe, de le voir, alors qu'elle n'était pas encore rentrée de "sa" cahute en terre des Stieng. Ce fut l'occasion d'une jolie soirée, un des premiers moments à être témoins de son bonheur neuf et ancien comme l'âme des femmes.

 

Une équipe de tournage se retrouve en bolivie pour tourner à moindre coût une grande épopée humaniste sur la conquête des Amériques. L'un des comédiens recrutés sur place refuse de faire passer le film avant la vie de son peuple, face aux velléités de privatisation de l'eau, y compris de celle qui tombe du ciel. D'où le titre. Chacun explore alors ses limites, entre idéal et lâcheté, entre valeurs et finance; c'est franchement lumineux et pas donneur de leçons, avec une construction en abîme intelligente.

Merci Gina, ce fut un très très beau moment.

25/04/2011

De la spiritualité dans le mouvement dansé

http://www.youtube.com/watch?v=xCKcLWk2eWw&feature=player_detailpage

 

Ressentir la puissance de la rencontre entre Pina et ses danseurs.

 

Plonger dans le geste habité d'Akram Khan et Fang-Yi Sheu.

 

Peut-être un point commun, celui de l'immobilité qui soudain donne un sens profond à la danse, une évidente narrativité.

 

30/01/2011

Mémoires du Festival

Un festival qui me plaît toujours autant, et deux découvertes... contrastées!

 

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Bright Star, un film en état de grâce, tout en justesse, au regard d'une acuité incroyable.

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Mammuth, totalement bancal et décalé, à l'image des personnages incarnés, illuminé par quelques scènes magiques au milieu du maëlstrom. Dans la salle, ceux qui riaient à plein, ceux qui se regardaient en se disant "au secours!".

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Mes deux sélections précédentes ici et .

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Et toujours, merci ma fée!

 

 

 

10/11/2010

Poetry

 

C'est un moment un peu suspendu, où s'intriquent avec une honnêteté intellectuelle simple et belle le sublime et l'atroce, ce qui élève et ce qui déchoit l'humain. Difficile de ne pas me laisser surprendre par la ressemblance de l'actrice avec Douce Louise en ses moments de gravité. Difficile de ne pas me laisser toucher par la lutte solitaire, par la quête de sens d'une femme abasourdie et perdue et fière devant l'insondable indifférence de ceux qui l'entourent, devant l'entière question de la          mémoire et de ses faillites. Merci Pah Dhom pour le partage.

08/07/2010

Rêver

Tu vois, le Lézard, tu n'en es pas si loin!
Merci Bizelle pour la (déjà vieille!) découverte. Je ne m'en lasse pas!

04/02/2010

Quelques toiles

J'aurais voulu en voir plus, mais deux, à caser en si peu de jours déjà si pleins, c'était déjà bien. Surtout que le choix fut bon.

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Merci ma Fée Marraine!

 

 

16/06/2009

Herbe

"Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires…"

Herbe montre ces hommes, la prise de conscience de l'un, l'engluement des autres, la conviction faussement tranquille et l'activisme d'André Pochon. Il y a aussi le mufle des vaches et leur pas tranquille, les pâtures dans la brume, les beaux sourires burinés de ceux qui savent travailler avec l'herbe, l'aveu d'ignorance de celui qui a son emprunt à rembourser.

Un docu tranquille, qui prend le temps, qui assène peu et montre beaucoup, qui ouvre la parole et à chacun de juger.

Le site officiel.

21/03/2009

Un festival d'histoires

Grâce à ma fée marraine, j'ai eu la chance récemment de profiter du festival Télérama comme jamais, avec un sympatique cinéma indépendant (même s'ils servent leurs thés de luxe et leurs café bio dans des gobelets en polystyrène, au salon de thé attenant, mais c'est une autre histoire)

Bilan:

trois (bons) films en trois jours!

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Séraphine, un film en demi-teintes, touchant et feutré, qui montre une sensibilité, une sensualité artistiques singulières de simplicité, d'évidence, de fragilité aussi.
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Valse avec Bachir, la distance acérée des images animées pour supporter le cheminement d'un homme sur les sentiers effacés de sa mémoire, à la recherche du sens de son cauchemar.

Une reflexion unique sur le travail de la mémoire et les fonctions de l'oubli, sur le traumatisme de guerre y compris chez les combattants, sur la culpabilité générée par la dilution des responsabilités, sur l'absence de mots, le besoin de sens, l'inconsistance de la bravoure...

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A bord du Darjeeling limited, une folie douce aux faux airs de comédie absurde, où comment trois frères englués dans l'omniprésnece de leur père mort entreprennent un voyage en train au travers de l'Inde pour se (re)trouver et font le chemin chacun à leur manière, sans le savoir.

Mélancolique et drôle, jubilatoire!

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Merci ma Fée!

27/02/2009

Lumineux


Un très beau conte celte au graphisme magnifique, un enfant qui a été élevé dans la peur de l'extérieur et va apprendre à combattre ses propres terreurs, à voir la beauté, à faire confiance...

Ma nièce qui partage avec le héros cette "peur de tout" a commencé en se cachant les yeux à chaque passage un peu sombre ou inquiétant, mais a ri, et a fini la séance sans avoir besoin de plonger dans son écharpe même quand c'était triste ou que ça faisait peur, j'aime à penser qu'elle a grandi un peu en même temps que Brendan!

12/11/2008

galoper après le temps...

... et me souvenir que j'ai oublié (encore!) de parler de ce moment magique, drôlerie poétique, odeur animale et sable projetés sur mon rang, le plus au bord de la piste,  par la puissance des sabots au galop.


 

 

12/04/2008

une Madeleine...

Certain(e)s penseront peut-être que je suis un tantinet fleur bleue, ce qui tombe bien quand on se réclame du parti des myosotis, qu'on fait du sirop de violettes et qu'on a lu Queneau...

D'autres penseront que je suis vraiment très bon public, et ils n'auront pas tort, je verse ma larmichette devant n'importe quelle horreur, et même devant Toystory2, ce qui devrait entrer au livre des records, mais j'ai l'exploit modeste, surtout ce genre d'exploit précis, d'ailleurs (voir les opérations comando pour sauver une gracile orchidée en péril, rapportées à la note précédente).

N'empèche, je n'ai jamais oublié ce film vu il y a longtemps, et le revoir m'a encore autant remuée...  Et puis la forêt mise en images est superbe...

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Mais, promis, pour ne pas mourir idiote ET "a-culturée" ET flouée sur la qualité de la marchandise, je louerai bientôt l'enfant sauvage, de Truffaud... Et j'en parlerai, peut-être...

11/12/2007

sur pointes

Un corps de ballet classique, parodique, exclusivement masculin.

S'ils n'existaient pas ils faudrait les inventer, comme on dit chez moi. Ils? Les trocks...

Pour pouvoir alternativement hurler de rire et retenir son souffle, émerveillés par la finesse, puissance, la technique et la grâce, pendant deux heures pur sucre...

 

 

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14/11/2007

neige... tendresse et poésie

la délicatesse et le sensibilité d'un film sur des thèmes forts pas franchement évidents à traiter seuls, alors ensemble, c'est assez remarquable...

 

(j'vous la fait rapide: deuil+ culpabilité+ autisme+ meurtre. Ca donne pas franchement envie, hein... ben pourtant, moi, ce sont des films de cet acabit qui me réconcilient avec la vie...)

 

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