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20/02/2008

pour éclairer ma lanterne

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"De l'or dans les mains" (c'est un peu exagéré mais ça regonfle un p'tit coup l'ego et ça, on ne crache pas dessus!), qu'elle m'a dit, ma grand-mère-dragonne, avant de filer discrètement le mettre en place, et d'attendre que je vienne voir ce qu'elle fabriquait, toute fière d'elle.
Et devinez quoi: je nourris maintenant l'espoir d'avoir accès bientôt aux réserves de dentelles anciennes qu'elle planque depuis des... lustres!

30/01/2008

à croquer

Dans la catégorie cousu-main-même-pas-peur, je vous présente un ptit bout de la voilette d'un mètre trente de long qui cache le vilain bord de l'étagère taillée à la hâche dans un vieux fond d'armoire... avec un petit croquet à points de noeuds rouges que j'ai eu le coup de foudre pour, même que j'ai bien failli me mettre au point de noeud (j'ai eu pendant un bref moment envie de broder le bas du volant de points de noeuds puis ça m'a passé. Je trouverai bien un usage à mon écheveau de fil à broder rouge, un jour..!). Bon, les photos sont pâlotes et légèrement floues, désolée!

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28/01/2008

encore des vieilleries

pièce de soie brodée ancienne, dénichée dans sa vieille maison et offerte par ma grand-mère maternelle...

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 (brodeuse inconnue).

26/01/2008

Petits trésors...

 Voici quelques pièces héritées de ma grand-mère-Lotus, dont je ne soupçonnais pas, naïvement, qu'elle avait brodé un jour, pourtant l'époque s'y prêtait bien plus qu'aujourdhui... Le coton est tout piqueté de rouille mais les motifs sont d'une grande finesse de détail.

 

J'ignorais aussi qu'autrefois, les femmes n'entraient pas dans les églises tête nue... Mon père pense que c'est une coiffe dont l'usage était religieux... Si vous avez des connaissances sur le sujet, j'aimerais bien savoir! Moi, j'y vois plutôt un bonnet de jeune fille...

Je n'ai rien lavé, rien repassé pour le moment, vous avez donc les faux plis en prime. 

 

La dernière pièce est une pochette à compartiments, en chanvre et peinture textile, je ne sais pas si c'est ma grand-mère qui l'a faite mais je trouve qu'elle est rigolotte comme tout! 

 
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21/01/2008

arsenic et vieilles...

Pour ma grand-mère-dragonne, pour sa vieille maison, pour une chambre toute rose, pour une lampe qui n'avait plus d'abat-jour depuis trop longtemps, une petite bidouille très modeste de Noël-en-retard, à base de dentelles anciennes ou moins anciennes... J'ai besoin de votre avis: il manque quelque chose, non?

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14/01/2008

deux en un

Comment faire d'un jean troué au genou et à la fesse et d'un velours immettable quelque chose de neuf... bddc006f9aaf85fd1d597a8e549e9e39.jpg3f8d16fa83c8ea1082ee64a0160b2b0c.jpg

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...avec un peu d'humour!

31/12/2007

Mon Compostelle païen

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C'était il y a six mois, dans une clairière que j'affectionne, au point qu'elle est devenue lieu de pélerinage... On n'y accède pas sans persévérance, ni sans foi peut-être. Après avoir bifurqué, tournicoté pour traverser deux hameaux plus minuscules l'un que l'autre, on s'engage hésitant dans un chemin de terre. Un bois le borde à babord, des haies de ronciers, maillés de chèvrefeuille, le séparent à tribord de vastes champs de maïs qui caressent le ciel. On avance encore. Une bifurcation mystérieuse qu'on laisse sur notre droite, avec les étendues domestiques des champs; le lit du chemin s'empierre et commence à descendre, courbe, vers le gué d'un ruisseau qui le zèbre souvent de ses alluvions brunes et grasses. Le bois se referme, touffu, jeune encore, humide et bruissant. Il faut parfois sauter de roche affleurante en touffe de pâturin pour ne pas s'embourber. Aussitôt le chemin remonte et le coeur se met à cogner, imperceptiblement. Serons-nous seuls, ou devrons-nous partager ce hâvre que nous nous sommes secrètement attribué, d'ailleurs nous comptons bien nous installer, exhiber notre pleine et entière possession, plaid, panier pique-nique et bouquins sous le bras... Le terrain remonte, le chemin butte sur un autre champ, sarrasin cette fois. Voici le sentier, qui dévalle sur notre droite et révèle la clairière déserte, habitée pourtant du bruissement des feuilles, du glissement de l'eau sur les pierres du ruisseau, du discours des oiseaux et du petit vacarme étouffé des bêtes secrètes. Soulagement. Elle est intacte, et elle n'est rien qu'à nous, malgré les années qui nous séparent de notre dernière visite. Tour du propriétaire. Les menhirs, deux géants dressés, un autre alangui au bord de l'eau. Le chaos de roches moussues, tressé de racines et de graminées, les lucifers crocosmia, leur délicatesse orange qui éclaire l'endroit, et puis les taches de soleil qui éclaboussent le sous-bois clairsemé, le vert lumineux des feuilles éclairées du dessus, la fraîcheur humide et les senteurs de terre. Moi, accroupie au bord de l'eau, contemplative, un rayon de soleil me dégringole sur la main, chaud et doux. Et soudain, elle se pose, inattendue et frémissante, et elle s'agrippe de toute la force de ses pattes à ma peau tiède, je la sens qui palpite et le vertige me vient d'avoir été choisie par une telle splendeur, ainsi qu'une baie abritée, qu'un répis dans les remous frisquets de l'air. Je la contemple à loisir, le nez comme collé à une vitre, ébahie devant ces teintes inouïes, ces textures de riches étoffes, ces reflets de métaux précieux... Trois photos, vite, vite, par trois fois elle s'envole et revient aussitôt se poser, puis soudain, elle s'élance et pirouette autour de nous, s'éloigne, revigorée. J'ai encore sur la peau son poids ténu, la sensation rugueuse de son contact, et tant de temps après, au plus froid de l'hiver, j'ai encore au coeur la chaleur de cette rencontre.
Ensuite, dans l'après-midi éclatante, nous avions rendez-vous, tout près, à la Po(é)terie, pour deux heures qui se sont allègrement transmutées en trois plus deux sans nous voir faiblir, sous la coupe accueillante et généreuse d'Ariane et Cléa. Cela faisait deux longues années que j'attendais de renouer le contact avec la terre, mais je ne voyais plus que la fée de la clairière, alors j'ai choisi un carreau et les pinceaux, et je me suis régalée de verts, de bleus, de finesse et de patience... C'est moins beau que l'inspiratrice, et pour les contours j'ai copié un modèle faute de temps, mais je suis fière quand même de ma première expérience d'émaillage... qui a singulièrement ressemblé à une séance d'aquarelle! La fleur dont je suis le plus fière est celle qui est tout en haut, pour sa transparence et le fondu des nuances.
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