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28/03/2011

j'aimerais savoir...

...combien de bourgeons la pluis a éclos aujourd'hui.

...modeler des niches, sculpter des formes das une paroi de terre

...si je retournerai là où mon cœur me porte

...épurer ma vie de tout ce qui l'encombre et retrouver des lignes claires

...quand je reviendrai peupler cet ailleurs qui m'est cher

.

.

.

En attendant...

...à bientôt!

01/01/2011

Qu'elle soit légère et généreuse...

 

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...à chacun de nous, pinsons, mésanges, humains...

... l'année qui s'en vient!

 

25/12/2010

Baguenauder, l'oeil à l'affut

Il y eu la bourrache emperlée d'eau dans le contre-jour du soleil couchant, puis bien des semaines plus tard la lumière blanche tombant de la fenêtre sur les courges girondes ponctuant chaque marche de pierre. Il y eu le regard de Paul sur les tapisseries fanées, sa tendresse pour les détails surannés, le partage de jolies journées avec les cousins amicaux, le rituel d'un couteau à fromage auprès de chaque assiette et les longues conversations dans le soir déjà frisquet, puis bien des semaines plus tard le don d'un recueil de ses magnifiques photos, avec son meilleur souvenir. Ce furent de merveilleux cadeaux.

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Je vous en souhaite d'aussi beaux...

 

05/12/2010

La saveur de novembre

Renforcer des liens autour d'un dîner charmant, me faire passeuse à mon tour, parler vrai de choses qu'on ne dit pas souvent, ni à n'importe qui. Réitérer, avec d'autres qui comptent aussi. Et d'autres, et d'autres. Sentir ma chance.

Accompagner et sentir que c'est juste. Percevoir la pierre froide du banc à travers le velours et le soleil sur ma face et l'eau glissante du Martenin et l'incandescence des frondaisons, enfin.

Offrir un bouquet d'anémones désuettes à une Grand-mère dragonne pour lui tenir compagnie sur son lit d'hôpital. S'amuser de son plaisir. Me réjouir des jolies rencontres in-extrémis que la vie lui réserve encore, même si le chagrin est de la partie et qu'elle en aurait voulu plus. Me dire que rien n'est jamais perdu.

Me coltiner longuement le moule en fonte sur la cuisinière à bois dans le soir tombant, gâcher deux fournées et demi, mais finalement réussir la cuisson des fameuses gaufres en forme de coeur, et en retirer une sacrée satisfaction, toute au plaisir des réminiscences de l'enfance et de la difficulté surmontée.

Me demander comment aider. Aider sans m'en rendre compte. Imprévoir. Rester calme et confiante.

Découvrir que ma fatigue a pour nom hypotension. Me reposer. Me prélasser à l'orientale, siroter un Genmaïcha à la japonaise, et goûter la douceur du soleil qui filtre à travers la ramure des bouleaux du Palais Saint Pierre à la lyonnaise avec Soeur taupe, réaliser que nous faisons curieusement tout à l'unisson ces temps-ci sans concertation. Peut-être pour compenser mon impossibilité à l'accompagner de l'autre côté de la terre, alors que nous le voudrions tant toutes les deux?

Voir venir, désamorcer, ployer sans rompre et ressortir plus forte, affermir un peu mes assises et tenir ma patience.

Repousser les inquiétudes. Confire les aulx du jardin au feu de bois. M'offrir une merveille et la laisser négligemment sur l'accoudoir du canapé pour que tout le monde puisse en profiter. Et moi d'abord chaque fois que je passe devant.

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(clic sur l'image)

Novembre est fini, et j'en oublie. Bonjour Décembre!

 

 

05/11/2010

Le dimanche

Pourquoi on tergiverse pendant dix ans pleins, pourquoi un jour on réalise le projet sans l'avoir prémédité, quel mystère! Et quand on retrouve là-bas, bien établi, le brocanteur d'en bas de chez soi, l'effet est étonnant!

Elles étaient bien, les puces du canal l'autre dimanche. On ne le savait pas, c'était un drôle de jour pour les découvrir, un jour anniversaire: rumeur de la foule, bruits des moules de tôle, des assiettes antiques antrechoqués, des conversations sur la cote et la décote, dans l'odeur des abats grillés sur la plaque et de vieille poussière de bois.

Une borne à incendie, un établi piqué, une belle porte vitrée à deux battants - imposte en demi-cercle, l'enseigne du cinéma foch et celle de la fromagerie, un triporteur et un tandem, une épicerie rétro pour enfants qui me rappelle de longues heures de jeu dans la cabane-des-filles; partout les bols de grand-mères, 32 boîtes au lettres solidaires en beau chêne ciré sans étiquette de prix, une profusion de meubles de classement métalliques-en bois-à casiers-à tiroirs-à clapets, un extraordinaire landau noir à capote et là, en trois tailles, le gaufrier en fonte à coeurs de nos souvenirs de vieilles taupes, celui qu'elle a croisé au Cambodge!

C'est lourd, un gauffrier en fonte, même le plus petit, je me demande bien comment faisaient les maîtresses de maison pour soulever sans faillir ces faiseurs de papilles heureuses. Soeur taupe, c'est juste la bonne saison pour profiter de la cuisinière à bois et tester la résistance de nos petits poignets!

10/10/2010

A dey kraham

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Les femmes préparaient le mariage du lendemain,

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pliant des gâteau de riz dans des feuilles de banane pour les cuire

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au bout du domaine de 'Yia, la rizière tardive

 

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J'ai perdu mon bracelet de coton rouge, celui que m'avait noué une belle nonne ridée au temple-couloir.

Une année de chance m'est offerte.

Là-bas me revient tant et plus depuis hier.

A chaque instant.

J'ai le manque au coeur.

Le manque et la joie, et l'inquiétude, et la gratitude.

 

27/09/2010

Le bleu du ciel

Lady Isa:

 

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Moi aussi!

 

07/09/2010

sur la pointe des pieds...

 

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...revenir...

05/06/2010

Dans ma tête... *3

... il y a le poivre au crabe ou le contraire, avec les doigts, sur la plage de l'île du lapin, pieds dans le sable et noix de cocos menaçantes, l'eau plus chaude que l'air et les pêcheurs au calfatage. Et puis Pah Dhom et douce Louise à la fête pour un khrama noué à la khmère autour de la tête.

 

 

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Le poivre de Kampot, à Kampot. Le meilleur poivre du monde. N'est-ce pas La cabane verte?

 

 

 

29/04/2010

Dans ma tête (bis)

... il y a la couleur angoissante du ciel à travers la fumée, sur la piste en latérite, et tout autour, à perte de vue, la jungle qui brûle par la main des hommes avides. Défrichage sauvage, oublieux des richesses humaines, animales et végétales, moins précieuses que les dividendes rapportés à quelques uns par la monoculture du palmier à huile de palme - pour nos biscuits d'occidentaux bien nourris et nos moteurs de bien nantis.

Certaines choses s'éprouvent abruptement et donnent une amplitude éthique aux gestes du quotidien.

16/04/2010

dans ma tête

... il y a l'image de deux jeunes filles Chams, élancées, altières sous leur foulard drapé, élégantes et singulières dans la poussière de la route entre Kampot et Kep.

Certaines choses ne se capturent pas, mais s'impriment d'une drôle de façon.

09/04/2010

aujourd'hui.... (+édit)

... je me cogne aux murs de mon cerveau.

C'est trop petit pour danser, là-dedans.

Mais il paraît qu'à folle demande point de réponse.

 

Alors je pioche dans ce qu'on m'offre et il en sort :

« Il n'y a qu'une servitude qui soit honorable, c'еst сеllе dе lа
rесοnnаissаnсе. »
F. Sauvage

 


Ça me va. Pour aujourd'hui, c'est assez.

Pour demain aussi.

en attendant, puisque les trains sont décidément assez défavorables,

je m'en vais voir les mots de Coline qui aime les gens

comme le chat qui s'en va:

toute seule.

 

Pour voir la belle bande annonce et le site plein de ressources, c'est par là

 

 

Édit d'un peu après:

COUREZ-Y!!!

Bon sang.

C'est la première fois que je vois des groupes de personnes encore assises à discuter des enjeux bien 10 minutes après que l'écran s'est éteint. Ils ont sûrement fini par demander aux gens de libérer la salle, ceux du cinéma. Dans le hall, j'ai entendu une femme parler de sa responsabilité d'agir, en tant qu'adulte, maintenant qu'elle comprenait. De l'inédit, pour moi. Ça fait du bien.

D'utilité publique, laïque, gratuite (ou tout comme) et obligatoire.

Juste dommage que j'aie toujours le mal de mer avec les prises de vue caméra sur l'épaule.

Je viens de mettre le doigt sur ce qui me trotte depuis mon retour.

J'ai des cogitations en perspective, encore, mais l'iceberg s'est retourné.

Merci Coline.


29/03/2010

plonger dans l'ellipse

juste parce que Le lézard a touché juste et que les mots ne sont pas prêts, remonter le mécanisme et reprendre le fil, en attendant que l'écheveau se dévide.

24/03/2010

le tour de la pendule

Atterrir.

Couver mon jetlag.

Prolonger la magie.

Dooormir.

Reprendre pied.

Lorgner les jonquilles.

Chercher mes mots.

Chercher mes marques.

Tourner (7x7) fois mes idées avant de parler.

Moi, dieu merci, qui vis.

Ici!

 

 

 

27/02/2010

sur le pont...

Akä et ses myosotis sont partance pour le Cambodge...

.

.

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Retour pour accueillir le printemps.

.

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Si la tempête les laisse décoller du tarmac!

 

17/02/2010

Parce que je préfère me souvenir des belles choses

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02/02/2010

L'indicible

Je pars là-bas, bientôt, dans une poignée de jours. 27 en fait. Là-bas? Au Cambodge, pour être exacte.

Comment dire ce qui se passe à l'intérieur et qui remue, ténu et dense, en permanence...

En moi, une infinie tendresse pour l'histoire métisse de ce grand-père Lotus aux pouces verts, pour ce pays et ses peuples, pour ma Sœur Taupe thésarde en robe de douche malgré les serpents tabous, pour mon Pah Dhom et Douce-Louise excités comme jamais, pour nos façon de buter aussi contre ce qui ne peut s'embrasser en quelques phrases mais fonde la justesse du voyage, pour celui qui veillera notre Grand-mère Lotus en nous attendant, pour ma Porteuse d'eau et ma Fée marraine qui rendent cela possible, pour Galant Homme qui sait tant...

 

 

 

 

 

19/01/2010

lah weh!

C'était très tard-tôt, le réveillon de Noël s'éternisait par plaisir
Elle qui manquait a appelé - au bas mot une heure du matin, dans les parages un petit voisin
Lah weh, c'est ce que je l'ai entendu dire, d'aussi loin-près que possible, à travers le combiné.
Quelques jours après elle m'a envoyé sa photo pour que je puisse mettre en image cette puissante émotion sonore
Un cadeau, un vrai.
Merci à toi aussi, petit gars.
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crédit photo: Sœur Taupe: "Le petit voisin"
Vous avez le droit de lui dire qu'elle est douée, je transmettrai!

10/01/2010

le spleen du dimanche soir

Y a la neige, qui fait la nuit moins noire et les sons feutrés, qui scintille à faire danser les trottoirs et qui fait hésiter à aller chercher le panier

Y a l'envie d'un thé sans courage, les pieds froids et le long clavardage en famille avec ma sœur taupe du bout du monde et le sourire aux lèvres

Y a l'hibernation programmée, les fauteuils douillets, la radio allumée quand même à sept heures du soir, "pour savoir les nouvelles"

Y a la pâte à pancakes, deux œufs, lait fermenté, farine bise et la pincée de bicarbonate qui fait tout, et la confiture de lait extirpée du placard

Y a soudain la chanson inattendue, le temps qui se suspend, Galant-homme qui devine l'annonce qui laisse bras balants, cœur ailleurs

Et voilà comment des pancakes au goût de la vie-demie-teinte-du-dimanche-soir deviennent un hommage à Mano.

C'est drôle, on l'a chantonné-écouté tout bas toute la journée du 1er.

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Mano Solo

10/11/2009

Une fée

Allison, son talent, son éthique et sa gentillesse, attirent irrépressiblement la sympathie et la générosité.

Je lui ai fait parvenir de toutes petites bricoles qui pourraient peut-être lui être utile, plus qu'à moi.

Et voilà que dans ma boîte aux lettres quelques jours après, il y avait un petit paquet enchanteur:

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crédit photos: Akä




Merci, merci Allison!