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30/04/2012

Zinzoline opulence

La moiteur tiède du jour exhale le parfums des lilas, qui d'ordinaire à peine épanouis sont tout rouillés par une pluis soudaine. Cette année, leur floraison s'est faite lente et patiente, sous les giboulées incessantes de ces derniers jours, et leur magnificence semble endurcie par les caprices du temps, grêle et pluie mêlées. Et sans cesse je fredonne un air doux qui me trotte fort à propos... ça s'appelle "le Lila".

 

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Les feuillages se développent, les bois moutonnent tranquillement en nuances de verts doux et de floraisons blanches. Depuis deux jours dansent les flocons pelucheux du pollen libéré par un arbre à chatons dont j'ignore le nom, on dirait qu'il neige des graines de dents-de-lion.

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 Certaines choses font tant de bien...

 

 

13/04/2012

Grisaille

Les souris ont déménagé de sous le plancher de la chambre depuis que le chat aux yeux d'or est arrivé. Dans leur quête d'un nouveau foyer accueillant elles ont fait escale à la cave où séchaient silencieusement les saucissons.

Les antiques garde-manger à maille fine ont repris du service grâce à l'énergie vengeresse de Galant-Homme, qui laisse depuis deux jours la porte de la cave ouverte afin d'y laisser aller et venir le chat aux yeux d'or. Lequel trouve que non, décidément, ce temps ne lui plaît pas du tout, et que nous exagérons de beaucoup de ne rien faire pour que cela change.

La cuisinière à bois ronronne de nouveau mais un parfum d'herbe fraîchement coupée presque oublié se mêle à celle du feu de bois.

C'est un temps parfait pour les morilles, mais je ne connais pas les coins. Mes pensées s'emmêlent et grisaillent elles aussi. Cela faisait longtemps. C'est presque doux.

Je n'ai qu'une envie, plonger dans le tome 2 des Enfants de la Terre, de Jean M. Auel, et passer mes journées sous la couette.

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arbre aux faisans admiré l'été dernier aux jardins de l'imaginaire de Terrasson

06/04/2012

Marbré de Vert

C'est le nom d'un papillon repéré hier, dans la lumière rasante du soir...

 

J'ai sorti mon petit guide des papillons de l'Isle Crémieu, pas si lointaine que cela, pour apprendre à les reconnaître, à les faire exister autrement, grâce à ce nom qui les distingue dans ma mémoire.

 

Trois semaines intenses pour donner forme au potager:

retirer et faire sécher les cartons qui ont permis de couvrir le terrain et par là d'économiser de l'énergie pour le désherbage et l'ameublissement: tous efforts fournis pendant le grand gel par les vers industrieux grâce à l'abris douillet.

nettoyer les 25m2 ainsi couverts, calculer la surface des planches de culture et l'espacement des planches de bois qui les délimitent

semer - pois, fèves, radis.

contenter le caprice d'une grand-mère Dragonne ragaillardie par le soleil sur ses vieux os, en achetant une jolie cagette de Belles de Fontenay, pour une récolte primeur...

commencer à consolider une cahute déglinguée qui ferait un parfait abri de jardin pour la table à semis récupérée.

nous rendre compte qu'une petite cagette demande plus d'espace que nous n'en avions préparé, défricher cette fois sans aide d'auxiliaires mais avec celle d'une âme sensible un autre carré, après avoir déplacé le compost dans l'idée que cela plairait aux petites locataires.

Tomber ce faisant sur les ruines d'un ancien poulailler - et en écho réclamer le mien comme un refrain!

Vider la cagette, le lendemain en hériter d'une autre - topinambours cette-fois, et craquer pour un filet de griffes d'asperges vertes, recommencer.

S'inquiéter de l'attrait de la chienne aux oreilles douces pour cette terre fraîchement ameublie, et découvrir Galant-homme et l'homme sensible attelés à tailler en rondelles des bambous, à dépiauter de vieux sommiers. Et voir naître de leur labeur affairé une bien jolie solution à cet attrait indésirable.

Le compost dans la foulée a lui aussi trouvé un bel habit.

Il faut voir maintenant la résistance des matériaux aux sautes d'humeur du ciel...

Jolies fantaisies!

Le radis épanouissent leurs petits coeurs verts au dessus de la terre, les pois pointent leur nez charnu en ordre de bataille. Un deuxième pied de rhubarbe a pris placeau jardin-terrasse, bien d'autres plantations ont eu lieu.

Il faut réfreiner nos envies de plantations, de travaux, d'aménagements, prioriser, trouver des solutions récup' pour contourner nos tous petits moyens... sans désespérer face à l'ampleur de la tâche, à la vigueur des repousses qui menacent ici et là les murs, les toits, qui referment les espaces presque à vue d'oeil. L'ennemie du moment, la plantation de renouée du japon, en viendrons-nous à bout?