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25/02/2012

Le fil rouge

Ces derniers temps, petits présents reçus avec délices:

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un badge au merveilleux tissu offert par la douce Allison (coordonné à ceci), posé sur le petit mouchoir charmant qui le protégea pendant son périple.

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des graines précieuses aux noms poétiques envoyées par le Lézard - qui a quelque temps plus tard dégusté le dernier saucisson de l'année - promesses d'un jardinet à naître, de saveurs à magnifier.

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un savon à se pâmer, offert par une que je ne connais pas, par nos hommes interposés, jolie manière de créer un lien - et l'effet enivrant sur moi du lemongrass, à l'extraordinaire pouvoir d'évocation du pays où je l'ai découvert, le pays de Grand-père Lotus.

 

A chacun de vous: merci infiniment...

22/02/2012

la débâcle

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Avec le dégel, surgissent les promesses de renouveau; le chant des oiseaux semble monter plus haut, le ciel se dévoile sur des bleux d'azur tout propre, les perce-neige frémissent dans l'air frais, nous avons supprimé deux bouillottes sur les quatre et la Marie Galante a mis du jaune d'or dans ma maison...

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20/02/2012

les petits matins, les mises en abîme

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La toile du grand rideau est rapiécée, tout élimée à force de  parer les courants d'air, mais elle est si belle traversée ainsi par le soleil levant...

Dans cette même chambre, j'ai le souvenir de m'être cachée par jeu sous la table à langer où ma Porteuse d'eau changeait ma soeur taupe; toute à la joie d'être poursuivie et trouvée par Pah Dhom.

J'aimais coiffer les longs cheveux de ma Porteuse d'eau, me jurant d'un jour en avoir d'aussi beaux. Pah Dom nous racontait des histoires à n'en plus finir pendant qu'elle était à la traite. En fond sonore, il aimait mettre du bandonéon; sonorités qui m'intimidaient secrètement.

Lorsque j'étais entrée à l'école, au village voisin, j'avais eu peur devant cette cour si petite, et si pleine d'enfants, quand j'avais pour moi seule - avec trois énormes et doux beaucerons, un dindon dégingandé, de farouches canes de Barbarie, des poules, les biques et quelques moutons! - une cour si grande, sans compter le parterre et le jardin, les prés, les bois...

Devant une brebi crevée que les hommes emportaient dans la brouette, j'avais questionné, et au vu de la réponse, déduit logiquement: alors Grand-mère Dragonne, comme elle est vieille, quand elle sera morte, on la mettra aussi les quatre fers en l'air dans la brouette?

J'avais trois ans. A quatre, nous avions déménagé, la vie avait suivi son cours chaotique et sans les biques, dans la cour de ma nouvelle école j'étais tombée en pâmoison pour un garçon.

Le brûle parfum de grand-père Lotus est depuis que Pah dom me l'a donné sur la cheminée. Il n'est pas loin le temps où j'aurai l'âge de ma mère quand elle m'attendait.

J'ai l'impression étrange d'avoir moins vécu qu'elle au même âge.

Très à propos je médite une citation scotchée sur un placard que j'ai fréquenté récemment:

"J'ai établi une entente de co-existence pacifique avec le temps : il ne me poursuit pas, je ne le fuis pas. Un jour nous nous rencontrerons." Mario Lago

15/02/2012

La valse du thermomètre

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Avec le froid, le petit peuple des haie a vite trouvé l'offrande... Les mésanges, bleues ou charbonnières, chipies,envoient valdinguer par terre les grains de blé, qui ne sont pas autant à leur goût que le tournesol; quand elles se trompent, elles se précipitent pour reccueillir le trésor éjecté par erreur; quelques moineaux viennent aussi, un rouge-gorge qui est peut-être mon petit miraculé, pendant que des merles, toujours en couples quêtent le lombric avec frénésie. La chienne vient laper ce blé tendre qui jonche le sol, avec un air coupable et réjoui. J'ai bien noté le message et sèmerai de grands soleils pour pourvoir à nos besoins comme aux leurs, l'hiver prochain. J'aimerais poser des nichoirs pour les inviter à gîter chez nous, peut-être aurons-nous le plaisir de découvrir un jour une sitelle torchepot, un bouvreuil, je n'en ai plus vu depuis si longtemps...

Dans les quatre saisons du jardin bio, j'ai justement trouvé un beau modèle de nichoir en terre qui semble fort apprécié... Une bonne raison de retenter d'apprendre à tourner...

10/02/2012

Concrétions

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05/02/2012

Avant la montée à sève

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Du temps où il y avait encore du vert aux arbres, où le sol n'était pas si saoul d'eau que nos roues y creusent des ornières, où l'on ne trouvait pas au réveil le grand portail collé par le gel, j'avais l'impression que l'automne n'en finirait pas.

Les branches se sont dénudées, nous avons commencé à tailler les lilas, d'abord ceux qui grignotent le chemin et rayent les carosseries là où le passage est plus étroit. Les buis ont fait le gros dos sous la cisaille, le figuier et les framboisiers ont perdu leur bois mort. Il y a tant à faire... Les rejets percent les murs, le sentes se referment, l'emplacement du potager, plein sud, est voilé par l'ombre de grands échalas qui se sont invités sans permission.... Le chêne que la canicule avait achevé penche de plus en plus là où il veut tomber. Je ne pensais pas un jour étudier l'utilité d'apprendre à manier la tronçonneuse.

01/02/2012

Cuvée 2012

Un nouveau moulin, pour l'huile de noix du jardin; la vitesse effarante de la meule mûe à la seule force de l'eau qui se rue dans les augetsde la roue, le geste sûr et concentré de la meunière qui accompagne la meule sur trois temps d'une valse dangereuse, l'odeur de l'huile et le lever du jour à travers le vieux carreau rendu opaque de graisse, les cristaux de givre alentour, la résurgence d'une source qui perce le goudron au beau milieu de la route...

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