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30/01/2012

Les cargaisons monotones

Rentrer du bois pour la semaine. Au moins quatre brouettes, parfois cinq si nous avons été beaucoup à la maison durant la semaine, plus le petit bois à fendre, tâche à laquelle s'attache Galant homme avec l'application de celui qui prend à coeur l'approvisionnement du foyer. Je m'applique à monter un tas de bois bien régulier dans la cuisine, sous le grand manteau de la cheminée, assez grand pour accueillir aussi la cuisinière, et au large encore. La bouilloire chuchote au coin du fourneau, les bouillottes en cuivre de l'arrière grand-mère ont repris du service. Le mercredi matin, je vide la cendre. J'aime ce rythme nouveau, les volets qui s'ouvrent au matin sur l'herbe givrée du parterre; même si, les soirs de gel soutenu, je ne peux m'empêcher d'évoquer la chaleur autonome et confortable d'un poêle à granulés. Pourtant j'adore ces heures passées entre dedans et dehors, réchauffés par le bois avant même qu'il ne soit brûlé.

 

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26/01/2012

le pré aux chevreuils

Ils se fondent dans l'arrière-plan, quelle que soit la saison, ils furent trois, sont plus souvent deux, male et femelle depuis quelques temps; ils viennent à l'heure où le jour devient gris, où la lumière manque pour capturer d'eux une image nette. Galant Homme est drôlement doué pour les surprendre depuis le salon.

S'ils tournent le dos, on discerne un petit cul blanc; ils ont des puces sans doute dit ma Porteuse d'eau, pour se gratter si fréquemment. Ils sont à l'affût tout le temps, l'oreille en alerte.

J'ai envie de leur murmurer que s'il y a une nouvelle battue c'est ici qu'il faut venir. Ici où on ne prendra d'eux qu'une émotion esthétique et quelques mauvaises photos volées.

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10/01/2012

La multitude invisible des contemplatifs



 

C'est si bon de découvrir qu'on n'est pas seule...

C'était parfait. Merci Rouilla!

06/01/2012

File la laine, file le temps

Le ciel, ce grand pommeau d'arrosoir, joue à détremper mes Terres Froides et à accrocher des gouttes à chaque rameau. Je n'ai pas grande envie de sortir, avec mes bottes et ma brouette, pour rapporter du bois, pourtant la réserve tire à sa fin, le fourneau dévore. Il faudra bien, avant la nuit. Et puis, c'est beau, aussi. Mais, j'aime tant procrastiner...

Avant Noël, j'ai sauvé un rouge-gorge prisonnier du grand hall d'escalier. Il se heurtait aux fenêtres, avec un petit choc mat qui m'a fait froid dans le dos. Heureusement que je l'ai entendu en passant. Il a filé dans les lilas aussitôt libre. Leurs bourgeons se gonflent déjà. Hier soir, j'ai failli vivre une expérience critique à base de sortie de virage, de sanglier, de nuit noire et de frousse partagée.

 

Bêtes et Hommes, la vie donne des secousses, inévitablement; j'essaie de ne pas croire en l'illusion de l'accalmie qui fige tout, de garder à la conscience que ce qui compte, c'est de rester en mouvement, c'est d'accepter d'expérimenter; d'éprouver; quoi que ce fût; afin qu'au bout du chemin, on ait grandi.

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Alors, soit:

 

que l'année nouvelle nous soit riche en expériences, pour nous permettre d'approcher notre centre de gravité, en toute légèreté.