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06/11/2011

et attraper des mots au vol...

... quelques tous petits mots mais si vifs, si doux à mes oreilles toutes grandes ouvertes à ceci:

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L'Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge

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C'était époustouflant et d'une puissance incroyable de voir ces jeunes comédiens khmers de l'Ecole des Arts du Phare Ponleu Selpak de Battabang retracer dans leur langue, avec leur énergie et leurs histoires personnelles, un morceau de leur histoire collective, inexorable augure de ce qui allait ravager le Cambodge ensuite.

02/11/2011

dans mon panier

Mercredi dernier, j'étais prête à descendre au bourg pour des démarches administratives un peu enquiquinantes quand j'ai réalisé, la main sur le contact, que j'allais y perdre les dernières heures d'ensoleillement de l'automne. J'ai retiré la clé, claqué la portière sans avoir démarré. J'ai bien fait: le lendemain il pleuvait et j'ai pu mener à bien tout ce que je voulais. J'ai empoigné un panier d'osier, mon appareil photo, glissé dans ma poche un mini dictionnaire des champignons. Parce que j'en rafole et que je rêvais de faire ça depuis si longtemps, et que je n'ai personne pour me transmettre ce savoir vivant. Je suis partie "aux cuves", espérant surtout les châtaignes. J'en ai trouvé de belles poignées, bien renflées, dans le sous bois parsemé de champignons dont je n'ai réussi presque aucune identification.

Sauf...sauf de belles, blanches, jeunes vesses de joup perlées, impossibles à confondre avec quoi que ce soit de toxique. Et j'ai savouré deux heures plus tard ma chance qu'elles soient considérées comme sans intérêt, parce que sautées à l'huile d'olive avec une légère persillade, c'est un petit plat plus qu'honorable. Il suffit de prendre garde à les rincer et à éliminer toutes celles qui se font spongieuses sous le couteau ou dont l'intérieur n'est pas immaculé. Un ami m'a taquinée: les vesses de loup, c'est bon pour la première année, quand on ignore tout des bons coins comme des bonnes variétés. Certes, sans doute, mais en attendant, c'est un bonheur et j'y tiens farouchement.

Et hier sous un soleil à l'heure d'hiver, ma porteuse d'eau et moi avons découvert un beau cercle de lepistas saeva, sous le tilleul. Celles-ci ne figurent pas à mon mini-dictionnaire et j'ai mis le temps pour les identifier mais pas de doute, ce sont bien des "pied violet". Certains mycologues disent quelles se font rares, aussi nous en laisserons une bonne partie pour perpétuer l'espèce!

Quant aux châtaignes, après avoir compulsé les fiches techniques de conservation, j'en ai retenu quelques astuces: immerger la récolte dans un baquet d'eau froide: celles qui flottent sont à coup sûr colonisées par la larve du balanin ou du carpocapse, il faut les éliminer. Laisser les châtaignes immergées 9 à 10 jours, en changeant l'eau quotidiennement, ce qui améliore la conservation. Laisser ensuite sécher les châtaignes une dizaine de jours dans l'obscurité. Éliminer celles qui moisissent et celles qui seraient percées (ce sont les larves qui sont arrivées à maturité entre temps qui les ont percées). Ce traitement permet de doubler la conservation de la récolte.

Pour stériliser les châtaignes, et là je n'ai pas encore testé, il s'agit de les blanchir, en ayant pris soin d'inciser largement la peau brune et la peau blanche en même temps. Ceci doit permettre de retirer les deux peaux d'un seul geste une fois les châtaignes blanchies. Il est alors possible de les mettre en bocaux, avec un fond d'eau, et de les stériliser une heure durant.

 

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vues de là-où-je-suis-bien, fleurissement: Ma Porteuse d'Eau, crédits photo: Rouilla (merci à toi!)