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05/12/2010

La saveur de novembre

Renforcer des liens autour d'un dîner charmant, me faire passeuse à mon tour, parler vrai de choses qu'on ne dit pas souvent, ni à n'importe qui. Réitérer, avec d'autres qui comptent aussi. Et d'autres, et d'autres. Sentir ma chance.

Accompagner et sentir que c'est juste. Percevoir la pierre froide du banc à travers le velours et le soleil sur ma face et l'eau glissante du Martenin et l'incandescence des frondaisons, enfin.

Offrir un bouquet d'anémones désuettes à une Grand-mère dragonne pour lui tenir compagnie sur son lit d'hôpital. S'amuser de son plaisir. Me réjouir des jolies rencontres in-extrémis que la vie lui réserve encore, même si le chagrin est de la partie et qu'elle en aurait voulu plus. Me dire que rien n'est jamais perdu.

Me coltiner longuement le moule en fonte sur la cuisinière à bois dans le soir tombant, gâcher deux fournées et demi, mais finalement réussir la cuisson des fameuses gaufres en forme de coeur, et en retirer une sacrée satisfaction, toute au plaisir des réminiscences de l'enfance et de la difficulté surmontée.

Me demander comment aider. Aider sans m'en rendre compte. Imprévoir. Rester calme et confiante.

Découvrir que ma fatigue a pour nom hypotension. Me reposer. Me prélasser à l'orientale, siroter un Genmaïcha à la japonaise, et goûter la douceur du soleil qui filtre à travers la ramure des bouleaux du Palais Saint Pierre à la lyonnaise avec Soeur taupe, réaliser que nous faisons curieusement tout à l'unisson ces temps-ci sans concertation. Peut-être pour compenser mon impossibilité à l'accompagner de l'autre côté de la terre, alors que nous le voudrions tant toutes les deux?

Voir venir, désamorcer, ployer sans rompre et ressortir plus forte, affermir un peu mes assises et tenir ma patience.

Repousser les inquiétudes. Confire les aulx du jardin au feu de bois. M'offrir une merveille et la laisser négligemment sur l'accoudoir du canapé pour que tout le monde puisse en profiter. Et moi d'abord chaque fois que je passe devant.

mademoiselle-Prudence.jpg

(clic sur l'image)

Novembre est fini, et j'en oublie. Bonjour Décembre!

 

 

Commentaires

Mak sediang, dêê laa "djaa naa 'iam d'uar"; mak Bu-nong laa "laa 'uêh"...
caal pek kenong laa tuur hej, caal laa hej 'iam d'uar chaaj selaagn...
Han! Han get. Trong joong wa' klagn...

Écrit par : Eillëon | 08/12/2010

Tes petits mots qui sursautent devant mes yeux avec leurs phrases délicieuses, c'est si moelleux à mes oreilles du dimanche !
#soupir#

Écrit par : rouilla | 12/12/2010

En stieng, on dit, "djaa naa grande soeur", en Bu-nong on dit "laa 'uêh"...
Le vent souffle dans mon oreille, le vent me dit 'grande soeur sait aimer'
Vas! Vas encore... Le chemin est long mais beau...

Écrit par : Eillëon | 21/01/2011

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