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30/10/2009

D'émail et d'engobe

Premier cours.

On est deux, trois, on n'ose pas rentrer sans être invité. D'autres, si, alors on les suit.

Les anciens, tu vois, ils snobent un peu les nouveaux, mais ils tendent l'oreille et ils glissent l'oeil pour voir, sait-on jamais, si un visage ou la forme d'un bol leur plairait.

La prof, elle est simple; elle est à son affaire. Un peu lente, un peu vive, débordée, la pièce est si petite et les ignorances si avides. Elle se répète. On se dit, on ferait bien d'être à l'heure sinon on va croire qu'elle radote.

Terre blanche, terre chamotée. La boule compacte et sans bulles. Les pouces pour creuser, les autres doigts pour tourner autour sans tour, tour de main pour sentir les épaisseurs.

Estèque. La lisse, tu vois, pour poncer l'intérieur et lui donner partout la même épaisseur. La dentelée, pour s'amuser, faire vibrer la matière.

Engobe. C'est l'émail rouge qu'on voulait, mais ce serait griller les étapes il paraît. Alors va pour l'engobe turquoise, s'il te plaît. On n'ose pas dire que les couleurs, ce n'est pas ce à quoi on s'attendait. On échaffaude des plans improbables pour se procurer le beau vert de feuille toute neuve qu'on a vue chez une qui fait des merveilles, la modeste, la silencieuse et généreuse qui vient fureter quelques fois ici, on le sait, c'est elle qui l'a dit.

On se rappelle le beau contraste des sédums sur la terre noire -la rouge aussi; le raku craquelé, velouté, désiré;  la porcelaine sans apprêts, toute simple et nue et tellement fine que le soleil la traversait comme dentelle; on range tout ce méli-mélo de mémoire soigneusement quelque part par là, entre les outils tous neufs, la vieille brosse à dent et le demi-pain de terre blanche lisse qu'on s'est résigné à acquérir, en attendant. On n'arrête plus d'imaginer "ce que ça rendrait", et on reprend dans la poubelle le picot de buis échappé de la brosse à cheveux fatiguée, trop vite évacué. On se dit "il me faudrait une boîte". "Il me faudrait un carnet". "Il me faudrait telle teinte".  "Il me faudrait un avis -éclairé, ou sincère, c'est tout comme". "Il me faudrait... la patience". On voudrait tant être doué.

En attendant, on part toujours en dernier, juste avant la prof, parce qu'on n'a jamais su faire autrement, et puis ranger ce que les autres ont fui, feignant de ne pas voir, ça ne fait pas peur. Le bus ne passe qu'à et vingt, de toute façon, et il fait froid dehors.

Le rythme bousculé du cours trop plein est aussi celui du four qui cuit à tour de bras. A peine achevé le premier bol-exercice que déjà cuit, recuit, rapporté comme une preuve, exhibé avec la fierté de l'enfant qui trace pour la dixième fois de son existence, son prénom, même si c'est de droite à gauche, parce qu'il ne s'est pas trompé, juste le N qui est inversé mais ça ne compte pas, puisque dans un miroir il serait à l'endroit.

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crédit photos: Akä
terre blanche chamotée modelée dans la masse - motifs à l'éstèque dentelée - engobe turquoise - émail transparent


28/10/2009

Silence...

Petit peuple végétal qui d'un côté de la vitre comme de l'autre, s'épanouit sans bruit,

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fruit d'échanges,

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de présents merveilleusement résistants, re-nés de la souche que l'on croyait définitivement desséchée,

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de germinations spontannées,

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de rapines au flanc des murets et rocailles...

 

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de petits prélèvements innocents,

 

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traces d'une transmission inconsciente... qui ne l'est plus grâce à ma soeur Taupe,

 

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d'acclimatations réussies...

 

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Microcosme du discret foisonnement de la vie

 

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invisible pour qui ne sait se pencher.

 

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Pousse toute neuve, faussement fragile, faussement solide, qui crève la surface lisse et bientôt écarquillera ses boutons renflés.

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Bourgeonnement moutonneux,

 

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germes érigés, invités autoproclamés (mais si, là, tout à droite).
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Que font là ces prémices d'iris miniatures, écervelés vestiges d'une plantation de l'an passé qui n'a au printemps rien voulu donner?

Il gèle presque et je n'aurai eu le bonheur de leur bleu ni en la saison prévue, ni en celle qu'ils ont choisie tous seuls. Mais celui de les surprendre pointés hors de terre, grimpés à l'assaut d'un ciel inclément, n'en vaut pas moins.

 

crédits photos: Akä

sedums sauvages, sedums de pépiniéristes, joubarbes, orchidée phalaenopsis et charmantes inconnues

 

 

26/10/2009

Houhou

Il y a quelque temps, Galant-homme et moi avons eu la bonne idée de passer deux jours délicieux en compagnie fort agréable et en montagne, dont nous avons ramené quelques provisions pour l'hiver  et de quoi se faire une fabuleuse fricassée de bolets, pieds de moutons et chanterelles. Avec une petite escalope de foie de veau ce fut une merveille.

Il se trouve qu'en passant chez Mademoiselle Caroline, j'avais été alléchée par l'annonce des journées portes ouvertes de l'atelier Polkadot, sur le thème des rapaces nocturnes (parce que c'est chouette, comme fil conducteur!).

Un moment charmant, le soleil sur les feuilles d'automne à travers la baie vitrée, la clarté dans l'atelier accueillant, J'ai un peu tiré, un peu poussé, et les hommes se sont atablés pour pétrir la terre, sans trop se faire prier finalement.

Ma chouette maquillée et son hibou masqué, oeuvres en rouge et sur la tablette en haut à gauche, sont à voir chez Laurence. Quant à y voir un autoportrait symbolique, sachez que je ne me maquille presque plus depuis que j'ai appris à le faire correctement. Bien trop long. Mais au moins, maintenant, je sais.

Le lendemain, je faisais une magnifique découverte en cherchant les fameux bolets, que dis-je, les bolets fameux. Galant-homme qui avait senti venir le vent se trimbalait l'encombrant appareil photo dans le sous bois pentu. Il s'est tant repu - en images! -  que nous avons failli le perdre, si l'on peut perdre quelqu'un lorsqu'on progresse en parallèle d'une route de montagne qui se trouve à vingt mètres en contrebas.

 

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crédit photo: Galant-homme

 

 

18/10/2009

notes de lecture #4

Voici les notes de lecture, le retour de la suite, exclusivement catégorie jeunesse!

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Les terribles aventures du Capitaine Crochet par James V. Hart

Présentation de l'éditeur: Avant de devenir le terrible Capitaine Crochet, James était un adolescent comme les autres, ou presque... Anticonformiste et rétif à l'autorité, il est plus prompt à se faire des ennemis que des amis. Mais, surtout, il se sent à l'étroit dans la société londonienne. Poussé par l'amour, la haine et l'ambition, il est prêt à tout pour trouver l'endroit où sa destinée pourra s'accomplir : le Pays de Nulle Part...

Mon avis: J'ai lu pas mal d'histoires de pirates ces temps derniers, ne me demandez pas si cela a un sens! Celle-ci est curieuse: une tentative d'explication du caractère du célèbre Capitaine Crochet, qui se fonde sur son origine de bâtard stygmatisé. Pas beaucoup de cohérence psychologique à mon sens; le héros est plutôt attachant, pétri de révolte, mais il oscille sans que l'on saisisse bien pourquoi entre sens de l'honneur, actions humanistes flamboyantes, et cruauté pure. Pas beaucoup d'intérêt.

 

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Mary Tempête par Alain Surget

Présentation de l'éditeur: Depuis sa plus tendre enfance, Mary est fascinée par la mer.
Elle aimerait tant se laisser emporter au gré des vagues et du vent, partir à l'aventure ! Elle sait pourtant qu'il n'y a pas de place pour une fille sur un bateau. Mais Mary Read est prête à tout pour accomplir son rêve, même à se glisser dans la peau d'un garçon et défier les pirates les plus terribles..

Mon avis: L'histoire romancée à partir de traces historiques bien minces d'une célèbre femme pirate. J'ai eu un coup de coeur pour l'ilustration de couverture et je me suis laissée emporter par les flots sans résister. L'histoire est vraiment prenante, très bien écrite et le désir de l'auteur de rendre hommage à cette femme sont authentiques, justes et touchants.

 

 

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La fée s'est trompée par Gail Carson Levine

Présentation de l'éditeur: Dans le recueil des Contes de Perrault, l’histoire est sommaire, elle occupe exactement trois pages, pas une de plus, et elle s’intitule sobrement "Les Fées". Pour, d’une part, récompenser une gentille fille et, d’autre part, punir sa méchante sœur, les fées décident de leur jeter un sort à toutes deux. La première postillonnera perles, saphirs et autres rubis chaque fois qu’elle ouvrira la bouche. Quant à la seconde, elle bavera insectes et crapauds à chaque mot prononcé. Et tout est bien qui finit bien.
Sur cette trame simplette, on pouvait compter sur Gail Carson Levine, l’immortel auteur de Ella l’ensorcelée pour broder des variations malignes et subversives en poussant la logique jusqu’au bout...

 

Et...

 

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Ella l'ensorcelée par Gail Carson Levine

Présentation de l'éditeur: Lucinda, cette idiote de fée, n'avait pas l'intention de me jeter un sort. Elle voulait me faire un cadeau. Comme j'avais pleuré désespérément pendant toute la première heure de mon existence, ce furent mes larmes qui lui donnèrent une idée. Hochant la tête et regardant ma mère d'un air compatissant, la fée me toucha le nez. - Mon cadeau sera l'obéissance. Elle sera toujours obéissante. Et maintenant, arrête de pleurer, mon enfant. Je m'arrêtai. " Le sort de la fée Lucinda est si puissant qu'Ella est obligée d'exécuter tous les ordres qu'on lui donne, quels qu'ils soient, même si elle s'y refuse de toutes ses forces. En grandissant, elle a appris à mettre toute son intelligence au service d'une lutte de chaque instant pour dissimuler sa vulnérabilité. Mais à présent que sa mère est morte, que son père a décidé de se remarier, la voilà plus fragile que jamais. Car certaines personnes malveillantes ont tôt fait de percer son secret et de s'en servir. Les pouvoirs de sa marraine et l'amour du prince Charm l'aideront-ils à échapper aux personnes qui la haïssent et à vaincre la malédiction?

 

Mon avis: Deux contes revisités avec drôlerie et inventivité, je me suis régalée. C'est comme dépasser la carte postale pour découvrir toute une profondeur aux contes familiers. Bizelle, merci d'avoir autant de suite dans les idées!

 

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Le chagrin du roi mort par Jean-Claude Mourlevat

Présentation de l'éditeur: «C'est une petite île froide, quelque part dans le nord. Le vieux roi est mort. Son corps repose sur un lit de pierre, sur la Grand-Place. Il neige. Il sera question de séparation, de guerre, de trois ciels différents, d'un premier amour. Il y aura une prophétie, des êtres qui se perdent dans l'immensité, une sorcière qui mange des têtes de rat...»
Après Le Combat d'hiver (2006) acclamé par la critique et récompensé par les plus grands prix littéraires, Jean-Claude Mourlevat nous éblouit à nouveau avec une bouleversante histoire de fraternité et de trahison. Une fresque flamboyante.

Mon avis: "Le meilleur roman que j'aie lu depuis longtemps", a dit Galant-homme en tournant la dernière page, c'est dire (il lit beaucoup, et pas tellement de litté jeunesse). Une très, très grande qualité, s'il y a un ouvrage pour (pré)ados à retenir dans cette liste, c'est bien celui-ci!

 

 

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Artemis Fowl tome 6, Le paradoxe du temps, par Eoin Colfer

Présentation de l'éditeur:Trolls, gobelins, fées maléfiques...
Artemis croit avoir déjà affronté les plus grands dangers. Mais sa mère tombe gravement malade. Pour trouver l'antidote qui la sauvera. il lui faut remonter le temps... Dans ce voyage d'un péril extrême. Artemis rencontre son pire ennemi. Et son pire ennemi, c'est lui ! Captivant, drôle, étourdissant, le sixième volume des aventures d'Artemis Fowl démontre une fois de plus l'extraordinaire talent d'Eoin Colfer !

Mon avis: J'aime bien Artémis. C'est drôle et plein d'allant. Galant-homme est fan. Pour moi, c'est un petit divertissement sympathique, rythmé, sans conséquences.

 

 

 

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le destin de Conrad par Diana Wyne Jones

Présentation de l'éditeur: L'année de ses douze ans, Conrad apprend par son oncle, un magicien, qu'un destin funeste l'attend. Pour y échapper et conjurer ce sort atroce, il doit éliminer un mystérieux personnage qu’il aurait déjà dû tuer dans une vie antérieure, un habitant de Stallery, un mystérieux château aux pouvoirs obscurs. Pour y entrer sans attirer les soupçons, Conrad se fait engager comme domestique. Très vite, il se lie avec Christopher, apprenti valet et élève de l’enchanteur Chrestomanci. Ensemble, ils découvrent les occupants du château : une comtesse, ses enfants et de nombreux domestiques dirigés d’une main de fer par un redoutable majordome. Les rapports familiaux ne sont guère chaleureux, mais l’ordre règne… du moins, en apparence. Les querelles familiales sont incessantes et d’étranges phénomènes s’y déroulent : déplacements d’objets, changements de décor, envoûtements... La situation du château, aux confins de plusieurs mondes parallèles, est peut-être à l’origine de ces manifestations, mais dans cet univers où chacun est un peu magicien, certains individus avides de pouvoir exploitent cette situation à leur avantage…

Mon avis: Je suis une inconditionnelle des Mondes de Chrestomanci, une série sans ordre dont fait partie ce roman, découverte avec "Ma soeur est une sorcière", quand j'avais l'âge habituel pour lire ce genre de choses. Il y est question de magie, de chats et de mystères, d'amitié. Une réminiscence probable du club de lecture auquel je participais en 6ème! Ceux qui connaissent "Le château ambulant", film d'animation de Hayao Miyazaki, ne savent pas toujours que c'est l'adaptation du "Chateau de Hurle", un livre de cette auteure que je n'ai pas lu.

 

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La rivière à l'envers, tome 1: Tomek, par Jean Claude Mourlevat

Présentation de l'éditeur: "Ainsi vous avez tout dans votre magasin ? demanda la jeune fille.
Vraiment tout ?" Tomek se trouva un peu embarrassé : "Oui... enfin tout le nécessaire..." "Alors, dit la petite voix fragile, alors vous aurez peut-être... de l'eau de la rivière Qjar ?" Tomek ignorait ce qu'était cette eau, et la jeune fille le vit bien : "C'est l'eau qui empêche de mourir, vous ne le saviez pas?"

Mon avis: Galant-homme ayant refusé de rendre Le chagrin du Roi mort à la librairie qui me l'avait prêté comme service de presse, il m'a envoyé le payer. Mon ancienne collègue libraire, en entendant cette histoire, m'a offert ce volume-ci en me promettant monts et merveilles. Elle ne m'avait pas menti, c'est une très, très belle découverte. J'ignore si le deuxième tome vaut la peine, il faut que je lui demande. En tout cas, Jean Claude Mourlevat est un auteur à découvrir sans attendre.

(J'ai demandé: elle n'a pas voulu lire de peur de voir s'évaporer la magie. Je la comprends parfaitement!)

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Ceci étant fait, j'ai enfin "liquidé" mes arriérés de lecture et puis songer à vous parler bientôt des "en cours". C'est qu'il y a de la matière: je suis membre d'un jury, pour décerner un vrai prix, si, si! (enfin, là, je vous arnaque peut-être un peu...)

16/10/2009

Algues

A la demande générale:

lors de nos pérégrinations avec Soeur Taupe et ma Porteuse d'eau cet été en baie d'Audierne, mon pays d'élection, nous avons croisé par hasard une femme à nulle autre pareille: Scarlette le Corre.

Patron pêcheur, elle part chaque matin seule en mer. Pour sauver son activité, menacée, elle s'est mise aussi à l'algoculture, il y a quelques années, ainsi qu'à la transformation des invendus de sa pêche.

On trouve chez elle poissons tout frais, mais aussi rillettes de poissons, bisque de tourteaux, tartares d'algues, et elle vend aussi des algues fraîches conservées au sel: dulse, laitue de mer, wakamé, nori, kombu, haricots de la mer, et un mélange d'algues en paillettes, séchées à basse tempréature, pour infusions.

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Nous avons assisté à un atelier culinaire dans son atelier pour apprendre à préparer les algues fraîches conservées au sel, et  ce fût une expérience tout à fait convaincante, dont nous sommes sorties chargées de provisions. J'ai quelques recettes, toutes simples, mais délicieuses, sous le coude, mais point de photos, il faudra que je fasse le nécessaire, d'autant que je m'y suis engagée auprès de Ciorane!

Scarlette travaille aussi avec un institut de recherche médicale: les algues se montrent très coopératives lorsqu'il s'agit de donner un coup de pouce à une énergie défaillante, rééquilibrer un métabolisme en difficulté (excès de poids, maigreur), mais surtout permet de réduire la quantité de métaux lourds accumulés dans l'organisme.

Il se trouve que je n'élimine pas le fer (qui n'est pas "lourd" mais sait-on jamais), qui s'accumule dans mon foie, me mettant à plat et surtout donnant à craindre dans deux décennies une jolie petite cyrrhose. Il n'y a pas grand chose à faire, à part des saignées quand les analyses sont vraiment mauvaises, ce qui peut conduire à une anémie, et là, il faut prendre un traitement peu sympathique. Du coup, j'ai tenté l'expérience de l'infusion quotidienne (je bois environ un litre par jour), et mes analyses se sont significativement amélorées. (Sans compte que j'ai perdu trois kilos depuis le mois d'août sans rien faire d'autre alors je continue l'expérience encore un peu, histoire de voir!)

" Dans cette algue [la wakamé], par exemple, il y a 13 fois le calcium contenu dans du lait à quantité égale. C’est un ingrédient directement assimilable qui nettoie l’organisme et qui est donc très utile pour les fumeurs "

 

Petites tartines de wakamé confite:

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Pour découvrir la gouaille et le sourire de cette algocultrice, c'est par ici!

Scarlette Le Corre
11 bis du Général De Gaulle
29730 Le Guilvinec

 

14/10/2009

nature-à-lice-te

Si le livre est aussi sympathique et enthousiaste que son "auteure" haute en couleurs, vous pouvez y aller les yeux fermés! D'autant que bon nombre des photos sont d'un de là-bas qu'on connaît bien aussi, et il y a de quoi s'en prendre plein les mirettes!

 

"Raconte-moi la Forêt de Saoû"

Présentation de l'éditeur: L’objet de ce livre est de présenter à un public de tout âge et curieux de nature, les richesses de la Forêt de Saoû.

L’auteure, Françoise Savasta, naturaliste de terrain, a choisi de faire découvrir ce milieu prestigieux sur les pas d’un jeune chamois nommé « Capriole ».

Capriole quitte la Montagne de Couspeau où il est né et part à la découverte du Massif de Saoû. Au fil des mois, il apprend à connaître les secrets du monde qui l’entoure : géologie, histoire, animaux, fleurs, fruits et arbres : vie sauvage et humaine…

La seconde partie de l’ouvrage propose d’en savoir plus sur les particularités faunistiques, floristiques, géologiques de cet espace naturel exceptionnel et invite à la randonnée.

Le récit, simple, drôle et poétique, s’appuie sur des données biologiques rigoureuses qui sont le résultat de trente années d’études des naturalistes de la LPO Drôme (Ligue pour la protection des oiseaux). De nombreux dessins originaux et des photos pleines pages, pour la plupart inédites, illustrent le texte et permettent d’identifier les espèces évoquées.

Tous les bénéfices générés par la vente de cet ouvrage iront à des actions concrètes de protection de la nature dans la Drôme.

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12/10/2009

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Une jolie découverte, Gina Paillette.

Et quel coup de ciseaux!

Une mésaventure l'a poussée

désormais chacun peut commander.

Allez voir, cela vaut le détour!

Petite sélection perso:

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Crédit photos: Gina Paillette


10/10/2009

notes de lecture #3

Nouvelles loooongues notes de lecture, il y faut bien qu'il y ait des avantages à être en petite forme... La loooongue liste de romans jeunesse attendra quelques jours encore!

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Le mec de la tombe d'à côté par Katarina Mazetti

Présentation de l'éditeur: Désirée, veuve depuis peu, se rend régulièrement sur la tombe de son mari, mais par acquit de conscience essentiellement... Son mariage tenait plus du «copinage» que du grand amour. Au cimetière, elle croise souvent un homme de son âge, qui vient se recueillir sur la tombe d'à côté, et dont l'apparence l'agace autant que ladite tombe avec sa stèle tape-à-l'oeil. Bibliothécaire, Désirée se consacre tout entière à son travail. Quant à Benny, il s'est retrouvé seul à gérer la ferme familiale et ses 24 vaches laitières après le décès de sa mère.
Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres pour qu'ils soient tous deux éblouis.
C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse !

Mon avis: Une histoire d'amour atypique, ne serait-ce que parce qu'elle est impréimée sur papier rose. Pas pour rester dans le ton, mais pour le confort de lecture, et je confirme, c'est surprenant mais agréable. L'histoire quant à elle est fort sympathique et résolument optimiste, pleine d'humour et de fantaisie, tout en décortiquant l'effet sur nos emballements amoureux de nos travers humains les plus profonds et des barrière socio-culturelles.

Extrait: Putain, je ne peux pas la blairer, je ne peux vraiment pas la blairer !
Pourquoi elle est tout le temps assise là ?
J'avais l'habitude de me poser un moment sur le banc après l'entretien de la tombe pour reprendre le fil de mes pensées. J'essayais de trouver un petit bout de ficelle auquel m'accrocher et qui me permettrait d'avancer encore un jour, ou deux. À la ferme, quand je cavale entre tout ce qu'il y a à faire, je n'arrive pas à penser. Si je ne me concentre pas sur ce que j'ai en mains, inévitablement arrive une mini-catastrophe qui me donne un jour de travail supplémentaire. Je plante le tracteur sur un rocher et l'essieu arrière pète. Une vache s'abîme un trayon parce que j'ai oublié d'attacher son protège-pis.
Me rendre sur la tombe est mon seul bol d'air, mais même là, j'ai du mal à me dire que j'ai le droit de faire une pause et de simplement penser. Il me faut d'abord biner et planter et m'activer, avant de m'autoriser à m'asseoir.
Et alors je la trouve assise là.
Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années.

 

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Animal'z par Enki Bilal

Présentation de l'éditeur: Dans ce monde dont on ne sait trop s’il est l’émanation d’une histoire parallèle ou simplement le récit de notre futur, le dérèglement climatique s’est brutalement généralisé. La catastrophe porte un nom : le Coup de Sang. Sur la planète dévastée, martyrisée, l’eau potable est soudain devenue un trésor, et la survie individuelle l’obsession de chacun. Désormais, les transports sont rares et dangereux, les communications aléatoires. Seuls quelques Eldorados très isolés, refuges protégés par leur situation géographique particulière, ont réussi à préserver un semblant d’ordre social. On ne peut les rejoindre que par la mer, immense; l’unique milieu naturel, peut-être, qui conserve quelque chance de perdurer en ces temps d’incertitude absolue… Tel est le décor, fascinant, qui sert d’écrin à Animal’z, le nouveau récit futuriste d’Enki Bilal. Fidèle à ses thèmes de prédilection (la fiction conjecturale, en étroite résonance avec les convulsions et les névroses collectives de notre présent), l’auteur de LA TRILOGIE NIKOPOL explore les conséquences possibles des dommages infligés au climat, dans un registre graphique nerveux qui comblera les attentes de ses très nombreux fidèles. Déroutant, surprenant, passionnant : un one-shot d’une centaine de pages à savourer sans retenue. Du très grand Bilal.

Mon avis: Les illustrations sont superbes, l'histoire ressemble à une parenthèse mystérieuse. Pas facile de suivre, tant d'ellipses s'entrecroisent, tant de choses échappent. "Abscons" a dit mon père. J'espère une suite qui éclaire.


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Sur le sable par Michèle Lesbre

Présentation de l'éditeur: Apercevant des flammes derrière une dune qu'elle longeait au gré de ses pérégrinations, la narratrice s'arrête. A la lisière de l'incendie, recroquevillé sous une couverture, un homme prostré contemple le sinistre. Intriguée, la femme accepte de rester près de lui.
En rupture de ban, elle vient de quitter un poste de veilleuse de nuit dans un hôtel parisien. Elle a également rompu avec l'homme qu'elle aimait. Les personnages des romans de Modiano, qu'elle a intégralement relus à la faveur de ses nuits de veille, lui offraient sans doute une meilleure compagnie... Flottant entre les êtres réels et les êtres de fiction, elle suit ce qu'elle appelle sa «pente douce».
L'homme de la plage ne cesse de parler. Il est venu enterrer sa mère et, dirait-on, voir disparaître cette maison de malheur où se sont noués pour lui tant de drames : la jeune noyée d'un dimanche de son enfance, sa mère qui venait y rejoindre son amant, un ancien de l'OAS, et Sandra, avec qui il aurait aimé vivre là mais qui a été brutalement extradée vers l'Italie pour y être emprisonnée.
Au fil du monologue de ce compagnon de hasard, son auditrice est comme malgré elle envahie par ses propres fantômes. Ses deuils, son amour perdu à Bologne, sa quête et ses combats ressurgissent, brossant par touches légères le portrait d'une femme dont la liberté et la solitude sont les véritables compagnes.
Avec ce onzième livre, Michèle Lesbre poursuit sa route, déterminée et lumineuse, où le pouvoir enchanteur des mots réveille la rumeur du monde.

Mon avis: Définitivement, j'ai préféré le Canapé Rouge. Les thèmes de Michèle Lesbre sont répétitifs et les références permanente à un romancier dont je n'ai rien lu m'ont agacée sans me donner envie de le découvrir.

 

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Jolies ténèbres par Fabien Vehlmann et Kerascoët

avis ici et ici

Mon avis: Une BD bien glauque, où les couleurs joyeuses laissent sourdre une violence omniprésente. Je ne sais pas si j'ai aimé ou non, ça pèse trop lourd sur l'estomac.

 

 

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Tobie des marais par Sylvie Germain

résumé et extrait ici

Mon avis: Une écriture magnifique, une histoire qui flotte entre deux eaux, onirique. Honte à moi, j'ai corné des pages sur les passages les plus beaux. Je replonge dès que possible dans l'oeuvre de cette auteure conseillée par L desLuny's. Merci à toi, encore, pour cette irremplaçable découverte.

 

 

 


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Le secrétaire italien par Caleb Carr

Présentation de l'éditeur: L'affaire commence lorsque Holmes reçoit un télégramme de son frère Mycroft l'appelant à l'aide. Proche conseiller de la reine Victoria, ce dernier craint pour la vie de la souveraine. Fait étrange, deux de ses serviteurs ont été percés de plus de cinquante coups de poignard, exactement comme le secrétaire italien de Marie Stuart, assassiné trois siècles plus tôt. Il n'en faut pas plus à Holmes et à son fidèle Watson pour accourir sur les lieux du drame et démontrer que la force de déduction vient forcément à bout de l'inextricable quand il s'agit de défendre l'ordre, l'Empire et la reine Victoria ! A la demande des héritiers de Conan Doyle, Caleb Carr a imaginé une nouvelle aventure de Sherlock Holmes, qui renoue avec l'atmosphère surnaturelle du Chien des Baskerville. Ni pastiche, ni parodie, un bel hommage au plus célèbre des détectives.

Mon avis: J'avais dévoré l'Aliéniste, du même auteur; ce roman-ci m'a beaucoup plu. Mais avec le temps, son souvenir s'efface...

 

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Un grison d'arcadie par Pierre Magnan

Présentation de l'éditeur: A Manosque, Pierrot, 15 ans, part à l'aube ramasser des escargots dans les collines.
Il entend un coup de feu. Nous sommes en 1945, des coups de feu Pierrot en a entendu beaucoup au cours des années précédentes. Il pense que son voisin, le boulanger, qu'il voit s'enfuir de la ruine où il se cachait, vient de braconner quelque faisan, mais, sa cueillette achevée, il se heurte au cadavre d'un personnage considérable. C'est le capitaine Patrocle, un héros de la Résistance. Quelque chose est en train de glisser du portefeuille du mort : c'est une lettre sur papier bleu qui est la clé du mystère.
Pierrot s'en empare et remet le portefeuille en place. Dès lors il ne va plus vivre que dans la crainte d'être dépossédé de cette lettre qu'il a glissée dans son béret. Ce béret qui à la fin fera éclater la tragédie.

Mon avis: je reste mitigée. L'auteur en fait trop, en tournures de phrases et en circonvolutions. Ma Porteuse d'eau a beaucoup aimé.

 

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L'ombre du prince, une enquête du mandarin Tân, par Tran-Nhut

Présentation de l'éditeur: Un an après sa nomination dans une région reculée et désuète au nord du Viêt-Nam, le mandarin Tân se rend à Thang Long, à la recherche de livres qui font défaut à sa province.
Mais au lieu de manuscrits, il découvre une série de corps délicatement incisés par une lame artiste, meurtres sanglants qu'il lui faut élucider au plus vite en ce XVIIe siècle troublé par des luttes d'influences entre princes et seigneurs. Curieux voyage à la Capitale, où le jeune magistrat est confronté non seulement à la toute-puissance des nobles et à un vol singulier chez les eunuques, mais aussi aux ombres surgies de son propre passé.
Le sang versé hier appellerait-il les crimes d'aujourd'hui ? Pour percer à jour les motifs étranges d'un assassin sans pitié, le mandarin Tân devra pousser jusqu'au bout une effroyable logique qui, cette fois-ci, ne le laissera pas intact. Les s?urs Tran-Nhut " font magnifiquement revivre la civilisation de leurs ancêtres tout en créant un personnage attachant qui n'a pas fini de faire parler de lui " (Gérard Meudal, Le Monde).

Mon avis: Une enquête amusante, pleine d'humour, une vraie lecture de vacances qui a ramené avec elle les grains de sable de la plage de Ty palud. Il fallait me voir, voûtée face à l'océan, pelotonnée dans un plaid malgré mes quatre épaisseurs de pulls. Pas qu'il faisait froid, non, c'est le vent du large qui vous traverse de part en part! Merci pour cette sympathique lecture, La cabane céleste!

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Le clan des Otori tome V, Le fil du destin, par Lian Hearn

Présentation de l'éditeur: Complots, trahisons, vengeances, mais aussi amitiés loyales et amours passionnées.... Shigeru grandit dans l’ atmosphère oppressante du chateau de Hagi, fief du Clan des Otori dont il est l’héritier. Il a l’étoffe d’un chef, un caractère noble et droit, une éducation accomplie qui le portent à régner. Mais il doit faire face aux appétits de conquêtes de son voisin, l’ambitieux Iida, et aux machinations et traîtrises de ses propres oncles. À la sanglante bataille de Yaegahara, son destin semble scellé. Pourtant, préparant dans le secret sa revanche , Shigeru attend son heure - lorsqu’il apprend qu’un jeune garçon vivant dans les montagnes lui ressemble étrangement...
Le Fil du destin s’achève ainsi là où commence Le Silence du Rossignol

Après la publication des trois premiers tomes de sa saga, Lian Hearn a voulu raconter, dans Le Fil du destin, qui était Sire Shigeru. Puis elle a écrit la fin de l’histoire (Le Vol du héron). Le Fil du destin, à travers la vie héroïque de Sire Shigeru, nous permet de mieux comprendre ce Japon féodal magnifique et redoutable que Lian Hearn fait revivre dans son oeuvre avec une force évocatrice incomparable.

Mon avis: Autant j'avais été déçue par le quatrième tome, qui nous ramenait à la dure réalité (tout le monde meurt et le bonheur est fugace), autant j'ai apprécié celui-ci, retrouvant tous les ingrédients qui m'avaient fait dévorer les premiers tomes. Quand je pense que je n'avais pas enive de les lire parce que les couvertures ne me plaisaient pas! Et puis, ce dernier volume, je l'ai eu pour pas grand chose dans une librairie d'occasion, cela n'ôte rien au plaisir!

 

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La femme adultère par Giuseppe Conte

Présentation de l'éditeur: "Les scribes et les pharisiens amenèrent une femme mariée qu'on avait surprise avec un autre, ils la placèrent au milieu et dirent : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.
Moïse, dans la Loi, nous ordonne de lapider à mort ce genre de femmes. Toi, qu'en dis-tu ? "
Qui était cette femme ? Quelle avait été sa vie, avant ? Quelle allait être sa vie, après ? Inspiré par ce personnage mystérieux des Evangiles, Giuseppe Conte imagine tout de cette femme et nous raconte son enfance près de la mer, son mariage avec un triste marchand, sa découverte de l'amour et de la volupté, son errance ensuite.
De Jaffa à Rome, de la Palestine sous occupation romaine à l'Italie néronienne qui voit la naissance du christianisme, Giuseppe Conte nous entraîne dans un roman superbe, foisonnant et éminemment sensuel. Prix Manzoni du meilleur roman historique 2008.
Mon avis: Cela faisait longtemps que je n'avais lu de romans "historiques", pas plus d'ailleurs que de romans sur le religieux. C'était vraiment pas mal, contre toute attente, je ne me suis pas ennuyée le moins du monde.

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Les mémoires d'Elisabeth Frankenstein par Theodore Roszak

résumé et extrait ici

Mon avis:celui-là, je l'ai viré aussitôt lu. Je suis allée au bout pour voir, en espérant un revirement. Que nenni. Rien à faire, je n'ai pas accroché à cette histoire trouble d'alchimie et de chasse aux sorcières. Ll'homme qui a recueilli le témoignage-confession du Docteur Frankenstein, est pati à la recherche d'iformations sur sa vie. Il trouve le journal de sa fiancée et nous le livre, entre-coupé de commentaires misogynes censés coller à l'époque. C'est artificiel et fatiguant.

 

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Petit traité de l'immensité du monde par Sylvain Tesson

Présentation de l'éditeur: Pour ralentir la fuite du temps, Sylvain Tesson parcourt le monde à pied, à cheval, à vélo ou en canot. Dans les steppes d'Asie centrale, au Tibet, dans les forêts françaises ou à Paris, il marche, chevauche, escalade aussi les monuments à mains nues. Pour mieux embrasser la terre, il passe une nuit au sommet de Notre-Dame de Paris, bivouaque dans un arbre ou sous un pont, construit des cabanes.
Cet amoureux des reliefs poursuit le merveilleux et l'enchantement. Dans nos sociétés de communication, il en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux. Ce Petit traité sur l'immensité du monde est un précis de désobéissance naturaliste, une philosophie de poche buissonnière, un récit romantique contre l'ordre établi.

Mon avis: un très joli cadeau, qui commençait à s'ennyuer en m'attendant. Il faut dire que cette longue liste (et vous n'avez pas vu la suite) correspond au début de mise à exécution d'une grande décision: lire tous les romans en attente sur mes rayonnages, parfois depuis... des années... Certains passages de celui-ci ont fini dans mon cahier de mots et lui-même va voyager à son tour, c'est certain. Merci Rouilla&Sylvain!

 

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Matin brun par Franck Pavloff

Résumé ici

Mon avis: Une nouvelle très courte, très connue, il fallait quand même que j'y vienne, surtout que ce n'est pas le volume qui pouvait m'effrayer. Petit frisson tout du long.

 

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Le gardien du phare par Catherine Hermary-Vieille

Présentation de l'éditeur: Trois femmes échouées sur une île sauvage dont une tour de pierres grises barre tous les chemins. Un gardien qui jamais ne se montre. Elles guettent, sentent et redoutent sa présence. Mais existe-t-il vraiment ?
Hormis l'étendue de la mer, les nuages et la brume, elles portent de lourds secrets et n'ont plus que leurs souvenirs, leurs rancunes, leurs désillusions et leur détermination à survivre.
Pour quelle obscure raison le destin les a-t-il jetées sur ce bout de terre isolé, ce monde clos et hors du temps que rien ne semble atteindre ?

Prix Femina pour Le Grand Vizir de la nuit, Catherine Hermary-Vieille retrouve ici les eaux sombres et tempétueuses des soeurs Brontë, les landes et les passions des grands romans anglo-saxons, aux confins de l'âme humaine et de la vie, du rêve et de la réalité, avec une intensité, une beauté, une émotion que cristallise l'écriture pure et troublante d'un véritable écrivain.

Mon avis: L'idée est fort jolie, l'atmosphère îlienne, mais de ces îles de landes et de pluie, n'est pas pour me déplaire. Je l'ai subtilisé un après-midi, l'ai rendu avant le souper, cela ne s'est même pas vu.

Extrait: Où avons-nous échoué, Camille, Anne et moi ? L'îlot est singulier et, sans la lumière du phare qui semblait nous guider, nous aurions été toutes trois englouties. Combien d'heures avons-nous dérivé ? Le brouillard est épais et je ne peux me faire une idée précise de ce qui nous entoure : des rocs, je présume, du sable, des arbustes rabougris, une lande aride, un chenal où s'engouffre la mer qui nous sépare du phare.

 

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Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles par Gyles Brandreth

Présentation de l'éditeur: En cette fin de siècle trépidante, Oscar Wilde, dandy éclairé, virevolte de mondanités en rendez-vous discrets, lorsqu’un drame vient bouleverser sa vie. Tandis qu’il s’apprête à écrire Le Portrait de Dorian Gray, il découvre dans un meublé le corps d’un jeune garçon de sa connaissance. Tout semble indiquer un meurtre rituel. Et en ami fidèle, Oscar Wilde s’est juré de ne pas trouver le repos tant que justice n’aura pas été faite pour Billy Wood.

Mon avis:Je lirais bien la suite!

 


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Sido, et Les vrilles de la vigne, par Colette

Présentation et extrait ici

Mon avis: Encore et toujours j'aime ses mots, sa tendresse pour les gens et les choses, son regard unique...

 

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Laisse moi te raconter les chemins de la vie par Jorge Bucay

Présentation de l'éditeur: Un jeune homme qui souhaite en savoir davantage sur lui-même va consulter Jorge, un personnage hors du commun, qui à chaque rencontre lui offre une nouvelle histoire. Au fil des contes - de la fable de l'Eléphant enchaîné à celle du Trésor enterré - Jorge nous amène à mieux retrouver les trésors cachés au fond de nous. Autant de récits métaphoriques et de paraboles édifiantes qui nous font voyager aux quatre coins du monde pour nous atteindre au plus profond de nos cœurs. Dans Laisse-moi te raconter... les chemins de la vie, chacun trouve des réponses à sa quête personnelle.

Mon avis: Trois temps à la lecture de ce drôle de petit livre-là: sourire, réfléchir, offrir!

Un extrait ici

 

 

 

08/10/2009

pot de terre

Façonné à main émerveillée.

L'ai retrouvé, cuit, émaillé, intact, deux ans après.

L'enfumage avait échoué. Qu'importe, la terre rouge est si belle nue comme cela.

On y voit l'oeuvre de mon polissage maladroit.

L'ai ramené sur mes genoux, protégé par le joli panier de pêche de Pater Noster.

J'y verse chaque jour ma décoction d'algues, étrange effluve de grande marée.

Ça lui rappelle son pays de naissance.

A moi aussi.

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Si vous passez par le pays bigouden, allez donc faire un tour à la Po(è)terie... Cléa y donne des cours incomparables de générosité et de professionnalisme.



La Po(è)terie
Boderes
29720 Ploneour Lanvern


 

06/10/2009

ce qui m'occupe...

Et pas qu'un peu. Les fruits montent au cinquième à bout de bras, les apports au compost en redescendent sur le même mode.
Je passe une bonne partie de mon temps juchée sur le marche-pied, penchée sur le stérilisateur fumant pour en extirper les pots.
Me demandant à quel moment je vais finir ébouillantée.
Cela va finir par me faire de vrais biscottos.
Et dire que je ne mange pas de confitures! 
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kraft récupéré, lait passé au pinceau sur l'envers des étiquettes, stylo à encre gel pailleté, fruits du maraîcher.


Moi, depuis toujours, je préfère le salé.
Ma Porteuse d'eau, pour un lointain de mes goûters d'anniversaires, avait prévu plus de saucisson que de bonbons.
Elle avait bien fait.
J'aime bien les blettes, aussi.
Que voulez-vous, la charcuterie, ça a ses limites!
(quoi que cela se conserve fort bien en bocaux)

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stylo Posca  (idée Maïké-Luny's): conserve d'inspriation familiale (merci aux différentes cousines concernées!)


Prochain passage à la casserole: dix kilos de poires. Bon poids.

Pfiouu!!



04/10/2009

Un petite croix sur mon calendrier des petits bonheurs

Ceci est un PIF.

Ceci ne fait pas mal. Oh ça non.

Ceci est tout fin et fait plaisir.

Ceci m'est parvenu de Claire Jane.

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Galant-homme est prévenu: ce torchon-là, il est fait pour rester im-pec-cable!
(sauf que moi, Claire-Jane, mon fer à repasser ne voit pas souvent la lumière du jour!)
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Dans quel livre iraient ces jolies matrioshkas?
J'aime choisir mon marque-page en fonction de l'atmosphère du roman en cours...
C'est pourquoi j'en ai une jolie collection!
(de livres)


Du fond du coeur, merci Claire Jane!

02/10/2009

Du tri et autres métamorphoses

Cela m'a pris, impérieux, oublier toute autre chose, plonger dans l'accumulation, souvenirs pas toujours bons, reliques obsolètes, le poids d'un âne mort et j'aspire à la légereté.

Alors relire, sourire, le coeur qui poigne à certains moments, certaines larmes n'avaient jamais vu la couleur du jour.

Des quatres boîtes pleines à craquer il n'y en a plus qu'une mais chaque chose bien à sa place en attendant le prochain grand ménage qui m'allègera encore.

Les cahiers vierges abandonnés dans l'attente ont trouvé leur fonction, les listes de mémoire s'allongent et les feuilles volantes leur ai coupé les ailes, ou leur en ai donné de plus vraies encore.

Les piles à lire s'amenuisent à tempo régulier en même temps que les pots de confiture se multiplient.

C'est de la clarté et du net que je mets en moi-même, de la place pour l'énergie qui commence à retrouver mes sillons.

De nouveau je suis en marche.

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