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20/06/2009

Une impatience

Mon impatience, c'est de voir ce qu'elle a à montrer. Aller l'écouter. Regardez la Belle verte. Cette femme a une façon de parler qui me bouleverse.

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Crédit photo: La belle verte

Voyez plutôt:

Appel

« A vous tous les hommes, je dis pliez, devenez ronds, laissez la connaissance vous submerger, vautrez-vous dans l’herbe, n’agissez plus, restez assis, fermez les yeux pour écouter le bruit de la danse des protons dans les galaxies lointaines, devenez entendants, c’est-à-dire muets.

Laissez renaître sur vos faces le sourire du poisson.

N’ayez pas le désespoir de vos ventres à jamais vides d’enfants, votre force est de les avoir remplis ces ventres que vous n’aurez jamais.

Recouvrez de terre vos maisons de béton, laissez pousser l’herbe sur les toits.

Quand vos mains s’ouvriront, que vos richesses s’en échapperont et se disperseront sur la planète comme une goutte de lait dans un verre d’eau pure, alors vous pourrez commencer à vivre libres et l’étau qui vous broie la tête se dissoudra.

Votre crâne s’ouvrira, il pourra recevoir l’énergie, la dispenser et les mots ne pourront plus rien dire de ce que vous éprouverez. A vous les femmes, je dis, par pitié pour les hommes, avouez leur votre connaissance, pour qu’ils cessent de marcher à reculons et mettent enfin leur bateau dans le fleuve car vous savez beaucoup : comme eux vous avez été ce qui remplit le ventre, mais vous pouvez approcher la mort sans peur, car vous pouvez être remplies. Voyez-les, eux, orphelins de votre puissance. Apprenez-leur à se fondre dans la matière, puisque la division de leurs corps leur a été refusée.

Depuis que l’histoire humaine sait se raconter, les hommes ont été chercher seuls et les femmes se riaient d’eux ils ont voulu trouver le chemin sans elles, ils étaient nus et abandonnés, ils haïssaient les femmes, car ils voyaient bien qu’elles n’étaient jamais nues.

Leur tristesse et leur faiblesse ils l’ont appelée force, ils ont construit un monde à leur image, triste et faible Ils vous ont tout volé, et pourtant vous n’étiez pas toujours nues.

Ils ont trouvé beaucoup de vérités, qui toutes aboutissent à la ligne courbe.

Maintenant, femmes, vous n’avez plus le droit de rire d’eux, car ils sont arrivés près de vous plus nus que jamais.

Ne les laissez plus faire, ne soyez plus assises dans l’herbe avec vos sourires de poissons, construisez des maisons qui ressemblent enfin à l’univers.

Femmes, celui qui ne veut pas voir qui vous êtes, combattez-le avec violence, femmes, que celles d’entre vous qui laissent encore les hommes faire leurs meurtres soient maudites et crèvent dans la poussière, car le monde qui est à l’ordre du jour ne pourra se faire sans vous. »

Coline Serreau ©

 

18/06/2009

bêêê

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Ma nouvelle savonnette, un petit plaisir venu de ma Fée-marraine pour remplacer l'ancienne, fondue jusqu'à la corde.
Galant-homme se gausse et fait la moue.
Moi, je suis bien contente!

16/06/2009

Herbe

"Au cœur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires…"

Herbe montre ces hommes, la prise de conscience de l'un, l'engluement des autres, la conviction faussement tranquille et l'activisme d'André Pochon. Il y a aussi le mufle des vaches et leur pas tranquille, les pâtures dans la brume, les beaux sourires burinés de ceux qui savent travailler avec l'herbe, l'aveu d'ignorance de celui qui a son emprunt à rembourser.

Un docu tranquille, qui prend le temps, qui assène peu et montre beaucoup, qui ouvre la parole et à chacun de juger.

Le site officiel.

14/06/2009

Divagation papetière

Un vieil atlas routier

Des envies d'origami

Il va falloir que j'étudie

Je participe à 100 papiers

 

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crédit photo: Akä

 

12/06/2009

Des trésors minuscules

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Une jolie carte rétro qui fait resurgir des souvenirs de petite fille mais je n'allais certes pas nourir les poules dans cette tenue!
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Et le fin travail, simple et poétique, de Claire Jane

plus quelques échantillons de thé bienvenus

comme c'est agréable de recevoir de petites bricoles aussi mignonnes pour avoir baptisé l'oiseau présenté!

Merci petite mésange noire...

10/06/2009

Dentelles à croquer

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crédit photo: Akä



Une véritable amie
recueillir sa science,
accroupie devant la vitre du four quel moment!


Les astuces:
les blancs d'oeufs pesés comme le reste
une meringue italienne pas trop ferme avec un sirop pas remué et tiédie au fouet
incorporation en trois fois
compter dix au macaronage pour retrouver la pâte lisse quand on cesse de la travailler et une bonne maryse
pas de croûtage ni de colorant liquide
des cercles de papier sur une feuille blanche glissée sous le papier sulfurisé pour la régularité des ronds de pâte et pour l'espacement
pour les premiers essais pas de colorants pour bien maîtriser la cuisson
on ôte les macarons de la plaque dès la sortie du four sans essayer de les décoller trop vite du papier sulfurisé
24h de repos dans une boîte en carton, puis on fourre de ganache, et 24h de plus au frais.




08/06/2009

Un petit tourbillon

06/06/2009

regard d'enfant

Une journée particulière, et pour fêter ça, Galant-homme et moi, par Soeur Troisième "No Poup", du temps où elle était encore haute comme trois pommes et où on l'emmenait se casser la margoulette avec enthousiasme!

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Crédit illustration: Soeur No Poup

05/06/2009

Agités du Bocal?

A deux pas de chez moi, il y a le Bocal. Un atelier monté par des jeunes gens créatifs, inspirés, accueillants. Parmi eux, il y a celle qui raconte des histoires de loups, de chocos, de sardines et ça ne peut que me plaire. Il y a aussi celui qui maîtrise la linogravure et la transmet, qui trace des entrelacs de feuilles et d'oiseaux et personne ne doute que cela me plaise aussi.

Il y a l'invitation aux vernissage, et ils ont insisté, et nous sommes passés timidement, on avait oublié, ils fermaient, on a bu une lampée de cidre, on a regardé, et on s'est mis à admirer. A être touchés.

Misa Saburi, elle s'appelle, elle est japonaise, vit aux États Unis, est accueillie en résidence pour 3 mois chez ses amis qui sont un peu les nôtres aussi.

L'expo dure jusqu'au 19 juin, c'est tout petit, c'est tout mimi, la poésie enfantine et la mélancolie des grands, il y a un parapluie et des gouttes obliques sur le mur, des histoires de pas grand chose et c'est ça qui est bien, des linogravures de la ville que si j'étais pas gênée en entournures dans la région du porte-monnaie, l'une d'elles serait sur mon mur et puis c'est tout.

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Crédit illustration: Misa Saburi

02/06/2009

Elle avait des bagues à chaque doigt,

des tas de bracelets autours des poignets...

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crédit photo: Akä