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22/12/2008

Belles. Vertes. Légères.

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J'aime pas les grosses bagues. Mais elle, oui. Peut-être parce qu'elle me fait penser à La belle verte, fable décroissante qui me remonte le moral rien qu'à me la remémorer, ce qui n'a pas de prix...

17/12/2008

fonds de tiroirs-fin d'été

C'était Août, j'étais fébrile, cause éclosion prochaine à assurer, à assumer. Galant-homme et moi travaillions pour l'hiver, à des niveaux différents, avec application, cela ne m'empêchait pas de savourer ces instants, la luminosité accueillante de cette maison de famille presque inconnue, pleine d'ancêtres disparus à apprivoiser.

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Petite table en bois doux, aux pieds fins; les bruits en bas, rythme du couteau sur la planche de bois, grésil des légumes en train de cuire, valse tintante des bocaux pour l'hiver, c'est la terre nourricière qui se glisse dans les conserves. Le soleil jette sur mes feuilles étalées, vrac des lignes, y mettre de la lumière autant que possible. Dans l'échancrure de la fenêtre, un chaton joue sur l'herbe, prodige d'agilité fantaisiste et de grands faire-semblants. Le pommier mûrit ses fruits, sous le vent léger. Le fond de l'air n'est déjà plus aussi tiède, il est juste l'heure du thé. La maison revit, pour un temps, son odeur de vieille poussière n'est pas trop âcre, juste douillette, comme un vieux pull dans lequel on aime à s'enrouler quand on le retrouve au fond d'une malle oubliée. Les souvenirs retrouvés se mêlent à la petite mélancolie: les disparus ne sauront pas. De découverte en étonnement on aperçoit combien la proximité est intense, maintenant qu'il n'est plus temps pour le partage. Remercier pour l'entr'aperçu qui permet de dire: c'est de là que je viens...

15/12/2008

Ces petits riens...

... qui donnent le sourire pour la journée, dont je me fais des récoltes compulsives ces temps-ci. Pour lutter contre quelle petite tristesse tenace?

petite ébauche d'inventaire:

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L'enfant qui, à l'annonce de l'arrêt Cordeliers, s'exclame, "Oh! on est à Coeur d'olivier, Maminette!"

Ma filleule qui, hier, propose à son frêre de jouer au théâtre de marnoillettes.

La mouette et le pigeon tout proches sur le parapet du pont, qui se dandinent en rythme.

La bienveillance de Ciorane la pauvresse.

Le chat Téo qui ronronne bruyamment à nos retrouvailles.

Les bougies, le gâteau, la joie en tête à tête avec ma fée marraine, à contre-temps mais dans un si joli tempo.

Le dessin des feuilles sur le bitume ingrat, un soir et être seuls à les voir.

Le temps offert par Galant-homme, nos idées qui fusent, si proches et dans les rires, la belle bannière qui m'aide à me réapproprier les lieux.

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Merci pour ça, et pour le reste...

12/12/2008

De la beauté, de la laideur, de leurs conséquences, et inconséquences...

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REN-VER-SANT! Je viens de refermer ce livre-là, que je n'aurais probablement jamais choisi de moi-même, et, ce qui est rare pour les services de presse que j'emprunte à la librairie, j'ai envie de le garder. L'écriture est agréable, mais l'atmosphère surtout est étonnante, née d'idées totalement surprenantes, pour moi inédites et charmantes. Je me suis laissée avoir, malgré les indices disséminés, par la subtilité de l'exercice de style, et je me refuse à en dire plus de peur de gâcher le plaisir de ceux qui s'y frotteront.

 

Voici la quatrième de couverture.

Elle a l'air d'une bonne femme de neige géante, avec une tête en face de lune et deux yeux en boutons de culotte. Non, Aza n'est pas jolie. Elle ne l'a jamais été. Déjà quand une inconnue l'a abandonnée, à l'âge d'un mois, à l'auberge de la Plume d'oie, elle était laide. Quinze ans plus tard, elle est affreuse. Ses parents adoptifs la protègent en la cachant des visiteurs et en éliminant les miroirs. Les seuls clients à ne pas être gênés par sa vue sont les gnomes. Un jour, l'un d'eux, en l'entendant chanter, a sympathisé avec elle et lui a prédit l'avenir... Sa beauté, c'est sa voix, la plus belle de la région, et peut-être même du pays. Elle a inventé une nouvelle manière de chanter, qu'elle garde secrète. Quand une duchesse, de passage à l'auberge, invite Aza à remplacer sa dame de compagnie enrhumée et à l'accompagner au remariage du roi, elle accepte, au risque de devoir dévoiler son secret. Là-bas, au château d'Ontio, l'attendent un miroir magique et même maléfique, l'amour d'un prince, la haine d'une reine et la réalisation de la prédiction du gnome.

08/12/2008

Trouver sa place...

... en acceptant sa singularité. C'est le but du voyage de Solo, mouton qui ne se sent pas à bêler avec le troupeau, et qui part en quête d'un ailleurs plus ouvert. Et finit par le trouver. Certains jours, je ferais bien comme lui.

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03/12/2008

Eteindre les réverbères...

La soirée fraîche,

les vélos musardins,

canne à pêche bricolée

clés, écrous, jeu de cache-cache dans les poches

retourner les affiches dans leurs gangues de plastique,

ou les stopper en plein défilement;

Papoter, pédaler, fulminer contre les enseignes écervelées,

enfin apercevoir les étoiles...


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Pour en savoir plus: clan du neon