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25/11/2008

Une amorce

 


Quand on se renseigne depuis déjà un certain temps, quand on a déjà vu bon nombre de documentaires, quand le changement d'habitudes alimentaires et consuméristes est bien entamé, ce n'est pas suffisant, on reste sur sa faim, on veut du neuf, voire on est agacé de la mise en scène, musiques liriques ou inquiétantes, flous et ralentis étudiés, montages un peu forcés, imprécisions et généralités trop faciles à contester...

Mais quand on en est aux balbutiements, quand on a envie d'amener des proches à s'interroger, quand on a envie de se motiver, c'est assez utile et très supportable.

Je retiendrai surtout la richesse, la pertinence des échanges entre agriculteurs bio et conventionnels organisés par le maire de Barjac, où l'on voit les premiers répondre aux seconds qui se demandent comment, concrètement, on peut lutter contre le mildiou sans traitements phytosanitaires, après quoi le maire affirme très joliment qu'il faut, en tant que politique, accepter de se mettre du monde à dos en exprimant clairement que telle manière de faire (coller des produits chimiques partout!) est nuisible, parce que sinon rien ne bouge.

Je garde aussi en tête que si les légumes conventionnels étaient affichés au prix qu'ils nous coûtent réellement, ils seraient environ trois fois plus chers qu'aujourd'hui: subventions (l'agriculture bio n'est pas subventionnée), dépollution, traitement des déchets ou des eaux polluées que nous payons en fait bel et bien par le biais de nos impôts...

 

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