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25/09/2008

Prédilection

Heclea vient de boucler les inscriptions pour son swap "mes préférés", et j'ai réuni toutes les conditions pour y participer!!

Je connais le nom de ma swapée, les colis (avec 3 créas sur une ou plusieurs préférences, une gourmandise, une carte et une surprise) doivent être envoyés au plus tard le 15 novembre. Affaire à suivre! (J'ai le trac!!)

24/09/2008

Celui qui vient apres tous les autres

Puissante est la plume de Silvana de Mari qui m'a transportée dans un monde lumineux et brutal, à la poursuite tranquille de l'humanité nichée au creux de ses personnages imaginaires. Des elfes, des orques, des hommes, un monde en guerre, qui s'éloigne élégament des contrées parfois trop fréquentées du milieu, et nous propose de voir au delà des apparences, loin du clivage entre bien et mal, pour nous apprendre que la source est unique et belle, par dela la violence, la honte, la haine.

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23/09/2008

veille d'équinoxe

 


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Un dimanche au jardin, l'humide fraîcheur du petit matin, les couches épaisses qu'on superpose pour les ôter une à une, plus tard, quand le soleil aura réussi à se hisser par dessus la colline, le chat d'ici qui vient quémander un peu de compagnie-son petit déjeuner, le ventre creux et les yeux embués de sommeil qu'on lui partage, le quignon de pain tiède chipé au panier, la battue plus haut dans les bois -certes, le chevreuil nous grignotte les haricots rame violet, jusqu'à hauteur de babines, ça donne l'effet d'une vigne, et les blettes sont ratiboisées, mais enfin, ces sifflets, ces gilets trop vifs, ces jappements excités, ce garde-chasse qui vient nous demander de ne pas remuer d'une moitié d'heure, comment s'en réjouir, comment ne pas accepter la dîme lorsque c'est par l'élégance incarnée qu'elle est prélevée?

Ensuite viennent les cueillettes, mains hâtées, pupilles gourmandes, les doigts gourds de rosée trop frisquette, mais le ciel est si transparent, le thé fumé d'onze heures s'accorde si bien au casse-croûte salé, au pain moelleux, aux confitures toutes neuves. Et puis l'accordéon de celui qui s'est mis en bout de table, tête nue sous le ciel, vieux bleu de travail râpé air content, il joue doucement pour ne pas fatiguer les voix animées, plaisir des conversations, se retrouver, se rencontrer.

Je ferme les yeux un instant, je sais que je n'aurai plus le temps, après, alors capter l'instant, la douceur de la toute fin d'été - le soleil est assez haut maintenant, la musique et le parfum de la terre, penser à demain en engrangeant aujourd'hui, du grain blond de la terre faire récolte d'âme.

 

 

 

édit de bien plus tard: (cliquez pour comprendre) ma petite fierté

18/09/2008

Saveurs d'enfance

Nous passions nos étés en maillot de bain, patins rivés aux pieds, à sauter du bassin à la balançoire d'un coup de bicyclette, deux soeurs taupes entraînant avec elles cousines, copines, chats, et jusqu'aux poules de notre grand-mère Dragonne.

 

Nous mangions tous nos plaisirs en même temps comme framboises juchées à la cîme de nos doigts de fillettes, et c'était bon!

 

Audrey Poussier mesure-t-elle a quel point me touchent ses bons gros albums cartonnés, ses histoires ludiques et tendres, ses personnages rieurs, à quenottes toutes prêtes à croquer la vie ?

 

Entrer dans son monde, c'est retrouver la malle à déguisements, les cabanes de draps, les mises en scènes de spectacles endiablés, les jours contents...

 

Deux perles à son collier:

 

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17/09/2008

Eclose

 

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8 années viennent de trouver leur raison d'être.

Je ne suis plus étudiante.

16/09/2008

sablés bretons déguisés en chocolate chip cookies

Avec 8 jaunes d'oeufs...

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Et quand même, avec:

250g de sucre roux complet,

350g de farine complète,

2 cuillères à café de bicarbonate de soude ou un sachet de levure,

240g de beurre salé mou, sinon point de breton qui tienne, à moins d'ajouter une demi-cuillère à café rase de sel

200g de chocolat haché en copeaux

3 cuillers doses de capuccino en poudre mais c'est un plus (vraiment pas "complet-non-raffiné" mais tellement "chocolate-chip"...)

1 demi-cuillère à café d'extrait de vanille ou mieux, de vieilles gousses de vanille vides, (séchées après avoir aromatisé une crème quelconque) glissées dans le pot de sucre: ça fait encore de l'usage en parfumant utilement au lieu de finir bêtement au mieux au compost, ou à la poubelle!

 

On blanchit les jaunes avec le sucre, on ajoute tout le reste et on mélange consciencieusement en se retenant de rouspéter parce que ça colle aux doigts, on façonne tant bien que mal des cylindres d'environ 4cm de diamètre, on filme (alimentairement parlant, avoir le camescope qui gratouille n'est pas recommandé, cf "parce que ça colle aux doigts").

Soit on congèle tel quel, soit on réfrigère le temps que ça fige, au moment de cuire on sort du frigo ou du congel et sans attendre, on détaille en rondelles d'un demi-centimètre d'épais, avec un bon couteau, hop sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, au four à 150°C pour quinze à vingt minutes, on surveille bien en fin de cuisson: ça crame prend des coups de soleil sans prévenir, le traître breton.

12/09/2008

Prince en son jardin

Une bien jolie histoire, toute douce, emplie de nostalgie et de tendresse, que me rappelle une autre belle histoire de vingt ans avec une chatte singulière dont la vie pleine et ronde aura embelli bien des heures de la mienne...

La plume de Hiraide se fait contemplative et son jardin entre deux mondes est enchanteur, tout pour me plaire...

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"A première vue, c'étaient des lambeaux de ciel qui flottaient. Indécis, ils se balançaient doucement de gauche à droite, au gré du vent.
[...]
Les branches avaient poussé au gré de leur fantaisie et assombrissaient la partie orientale du jardin de la propriétaire, venant frôler le pavillon de location construit à l'angle nord-est et lui prodiguer une ombre verte. Quand l'automne allait s'approfondissant, l'arbre ne cessait d'arracher des soupirs à la vieille dame qui était notre propriétaire.
[...]
L'attention qu'il portait aux choses se déplaçait avec une rapidité étonnante, caractéristique qu'il n'a pas perdue, même en grandissant. Etait-ce le fait de jouer seul la plupart du temps dans l'immense jardin qui lui avait appris à réagir avec vivacité aux insectes et aux lézards? J'avais même fini par croire qu'il était sensible aux métamorphoses invisibles du vent ou de la lumière. Car s'il est courant d'observer ce trait chez les chatons, les réactions de Chibi étaient sans pareille."