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28.06.2008
Parfois...
Parfois, on voudrait que la séparation et la mort n'adviennent jamais, même si on sait bien que c'est une chimère, que la vie c'est la perte...
Parfois on voudrait avoir le temps d'étancher un chagrin avant d'en affronter un autre...
Parfois on voudrait cesser de vivre hors de l'emprise de la 1ère proposition, afin de vivre sans faire comme si on avait tout le temps devant...
Parfois on voudrait ne plus rien ressentir, même si on sait bien que c'est notre capacité à resentir qui nous fonde comme êtres humains...
Parfois on voudrait savoir s'il vaut mieux se taire, s'il vaut mieux crier, s'il vaut mieux pleurer seul ou avec...
07:57 Publié dans couleur du moment | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2008
souvenir d'un orage de printemps
Le végétal garde-t-il la mémoire des anciennes pluies quand vient la sécheresse?

20:08 Publié dans sous mes pouces qui rêvent d'être verts | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.06.2008
la compagnie des lapins bleus?
Il y a déjà quelques temps, mais pas tant que ça non plus, Titoubrun m'a invitée à rejoindre
un carnet de cuisine à plusieurs mains bloggeuses
(les radis roses! à chaque fois je ne peux m'empêcher de penser à ceci:)
ça n'a rien à voir. Mais.

queues de radis que je croque avec le reste, miam,
et puis c'est mon Paternel qui m'a appris, alors ça ne se discute pas
et depuis que j'ai mon jardin, je cuisine jusqu'aux fanes des-dits...
Voilà une idée pour une première recette ma foi fort à propos!
(voyez-vous, l'association libre, ça mène toujours quelque part)
Bref, dès que j'aurai le temps, il faudra compter avec moi pour contribuer avec enthousiasme surtout comme testeuse!
(A vue de nez, les brioches m'ont l'air à tomber, m'est avis, ainsi que la soupe rhubarbe-framboise, le gaspacho de courgette...)
(entre sucré du petit goûter tardif et salé de l'apéritif casse-croûte mes papilles mon estomac ont bien envie de papillonner)
(Vous aussi, venez rejoindre les radis roses, même si vous êtes déguisés en lapins bleus)
18:54 Publié dans sur mes papilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.06.2008
mouchoirs-de-poche suspendus
Deux balconnières pour mes deux pauvres fenêtres, glacées par le noroît, grillées par le couchant...
Deux sedums seuls survivants...
Jusqu'à ce que ma Porteuse d'eau m'offre ces frêles exemplaires, aux noms croquants et doux, à rouler sur la langue...
16:58 Publié dans sous mes pouces qui rêvent d'être verts | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
17.06.2008
une virée parisienne
Il y a quelques temps déjà, j'ai rendu une petite visite à ma soeur taupe, avant qu'elle ne cesse d'être une vraie parisienne-et fière-de-l'-être et qu'elle redevienne une plouque-de-province comme mouâ.Elle a glissé dans nos bagages ceci et cela:


une jolie toupie en bois, et du sucre rapporté de son séjour au Cambodge
Nous avons...
-fureté, traîné nos savates que nous avons d'ailleurs beaucoup, beaucoup usées, mais on a réussi à tenir quatre jours à deux avec un carnet de tickets plus deux allers-retours pour Versailles, qui dit mieux?

-piétiné dans la travée unique, interminable et bondée du marché de Belleville, étourdis de bruit, de couleurs, d'odeurs et de textures, avec une dominance d'herbes aromatiques, de pain de semoule et d'amandes fraîches au beau vert velouté...
-salué comme promis le talent d'Allison et son beau sourire élu "à l'unanimité" par Galant-homme et craqué comme promis sur une de ses chatoyantes ceintures qu'elles sont un peu écologiques alors je peux, vu que c'est à base de chutes tissus de récup et que même les micro-chutes sont utilisées, parce que, elle ne peut rien jeter, Allison, c'est dans sa nature!


-croqué furtivement et l'air de rien dans une framboise chipée au potager du Roi: c'était magique, cette profusion de fruitiers taillés en cordon, en chandelle, en tout un tas de termes techniques impossibles, et puis le nom d'improbables variétés, les volailles cachées dans un recoin

et encore, et surtout, les beaux jardins estudiantins, ensauvagés et ludiques...

Ceci au terme d'une longue quête qui nous a fait pataler dans les jardins du château, à la recherche du potager, sans trouver personne pour nous l'indiquer (merci Allison!), ce qui nous a épuisés. Pour se requinquer, on s'est assis dans l'herbe sous de jeunes tilleuls déjà bien développés, et on a papoté et regardant les nuages défiler.
-salivé chez G.Detou en regrettant de n'avoir pas rameuté toutes les copines férues de pâtisserie pour acheter à plusieurs en grandes quantités, donc à prix de gros, un tas de trucs INDISPENSABLES et dispendieux,

-imaginé des tas d'ouvrages devant les tissus de chez Reine et du Marché Saint Pierre
-musardé chez Junku en rêvant d'être une pro d'la machine qu'a peur d'rien et sûr'ment pas du patron de couture version idéogrammes et sans la place pour les seins, et en se frottant les mains en douce d'avoir amené soeur taupe qui est repartie avec deux ouvrages que je trépignais d'envie de prendre mais non m'dame, votre carte bleue elle est refusée là,c'est pas grave ma soeur taupe me les prêtera!



-arpenté Ménilmontant en se disant que Paris comme ça, alors ça oui m'dame, que j'veux bien être parisienne: des ruelles paisibles aux immeubles bas, biscornus, aux fenêtres et balcons et bouts de tout ce qui dépasse couverts de jardinières, de grimpantes, de tout ce que j'aime, des escaliers, des passages improbables où des enfants jouent à sauter par dessus les rigoles, et au bout de tout ça; le parc des Buttes Chaumont sur lequel on débouche sans prévenir, la beauté des marronniers gigantesques, le kiosque au sommet de son promontoire sur lequels tombe un rayon de soleil, le tout sur fond d'herbe humide et de nues lourdes d'orage...
-honoré le Palais de Tokio de notre curieuse présence, ou est-ce de notre présence curieuse, salué un éléphant en équilibre sur sa trompe,
si, si:
sursauté à chaque impact de bouteilles de verre projetées sur un mur à 600km/h, frissonné devant une armée de Dark Vador et trépigné de ne pas pouvoir visiter le chalet enfoui sous plusieurs tonnes-et mètres- de déchets parce que toutes les autorisations de sécurité n'étaient pas encore arrivées,
-flâné lors d'une balade qui nous a menés du canal saint Martin, après une escale aux puces du DESIGN, puis une autre à la librairie du MK2, jusqu'à la cité de la musique,où nous avons rêvé dans ses collections d'instruments du 17 et 18èmes siècles, gratuitement parce que les autres étages sont fermés pour rénovation, rêvé surtout d'y revenir, encore et encore, et puis souri et frémi avec une merveilleuse conteuse, accompagnée des jolies improvisations d'un musicien passionné d'instruments du Brésil...
J'en oublie, certainement, mais c'était tellement riche et inattendu, que même si on n'a pas eu le temps de faire tout ce qu'on avait prévu, nous sommes rentrés ravis de ce petit périple à Paris. Petite synthèse imagée des trésors rapportés:

20:30 Publié dans y faire un tour | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10.06.2008
à la même enseigne
L'homme a un instinct clanique.
Vol-c(l)anique.
Si si.
De ce clan-ci, je veux être admis(e, mais ça rime plus),
de ceux qui veulent éteindre les écritures banales
pour atteindre l'inaccessible étoile
du regard, c'est déjà pas si mal.
un seul tour virtuel avec ces maîtres,
je me prends à scruter de ma fenêtre
les petits boîtiers les petits boutons
et rêve de jouer à saute-mouton,
à chat perché,
en toute légalité...
...et sans aucune dégradation.
14:59 Publié dans j'peux mieux faire! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.06.2008
Effeuiller la marguerite...
13:07 Publié dans couleur du moment | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note













