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30/03/2008

Vivre avec, vivre sans +edit


Essai#2
Si ça marche pas  je raye "engagements" du programme de mon parti.


Non mais des fois!

 

Alors...

je ne me lançais plus sur des notes engagées depuis que l'une d'entre elle, écrivant par le menu ma conversion cosmétiquement supergreen, avait été avalée par mon hébergeur autant de fois que je l'avais (ré)écrite, à savoir trois fois de suite. Et puis je n'arriverai jamais à la hauteur de certains blogs ou sites verts, parfaitement cohérents et documentés...


Mais...


    Je suis née de parents pionniers sans le savoir de l'agriculture biologique et "du producteur au consommateur sans intermédiaires", procédés qui se déploient  enfin aujourd'hui, bien que sans eux...

    Ma mère, royalement chieuse, c'est-à-dire au moins aussi obstinée que son cheptel, menait son troupeau "en champs les chèvres" avec ses trois gros croisés beaucerons, trayait à la main, portait les bidons de lait enceinte jusqu'aux yeux et soignait ses bêtes à l'homéopathie, prouvant ainsi l'efficacité de l'effet placébo sur ses veilles carnes de biques pourtant insensibles aux forces de persuasion, ignorantes de l'existence de Monsieur Coué, incroyantes mis à part dans la perspective d'une bonne ruminée de luzerne fraîche.

    Forte de ces résultats, en dépit des pro-antibios à tout va des années 80, elle mis ses filles au même régime, incluant foi inextinguible en notre Déesse-mère Luzerne et lêchage de bloc-sel offert par la maison pour tout tube bleu à mollette terminé. Si si.


Mais...

    Mon galant-homme, de designer-maquettiste produits, pur "le plastique c'est fantastique, je n'aime que le polystirène, la poussière de mousse de poliuréthane ne va quand même pas m'faire mal au crâne", est en train de devenir un constructeur de maisons écologiques, un vrai. Avec les murs en bottes de pailles, les toilettes sèches, la toiture végétalisée, tout ça.

    C'est à cause d'un achat compulsif de ma part qui remonte à plus de quatre ans, un numéro de la revue La maison écologique sur les toilettes sèches, justement, ça m'avait tellement intriguée... que je me suis abonnée.


Mais...


    Nous faisons partie depuis plus de deux ans d'un jardin collectif biologique et éducatif, qui nous permet d'apprendre, de partager, d'avoir accès à un hectare de terre fertile en milieu urbain, de recevoir un panier de légumes toutes les semaines en échange d'une cotisation inférieure à l'équivalent annuel non-bio en contre-partie de 6 dimanches de jardinage par an.

 

Mais..

     Depuis, nous faisons attention à ce que nous mangeons malgré nos moyens limités, parce que chacun de nous ingère en un an en moyenne un kilo de pesticides par le biais de notre innocente assiette, quand de petits producteurs indiens l'ingèrent en une seule fois pour se suicider.

    Et nos protéines proviennent majoritairement des abats, ces bas-morceaux qui restent abandonnés aux étals des bouchers, parce que quand on tue, la moindre des choses c'est de tout utiliser. C'est mon petit côté Apoutsiak, le petit flocon de neige( album de Paul Emile Victor, s'il vous plaît). Parce que, je ne vous avais pas dit, mais ma mère est aussi prof. Alors les nourritures spirituelles aussi étaient chargées de sens...  

 

Mais...


    Nous avons enfin hier visionné le fameux documentaire dont il a été question beaucoup avant sa diffusion, bien moins après (quoique je n'aie pas vraiment pu en juger vu ma capacité d'accès réduite au monde virtuel).


    Et nous ne voulons pas de ce monde-là. Au delà du fait que je comprends l'évitement angoissé de nos ados accros du virtuel et indifférents à préparer leur avenir, je me dis qu'il est urgent de trouver comment faire.

Comment être, aussi, surtout, peut-être.


    Alors pour nous, dorénavant, vivre avec ces informations, ce sera vivre sans viande si on ne peut en vérifier la qualité de l'alimentation. Ce sera peut-être vivre avec une responsabilité nouvelle, peut-être vivre sans viande tout court. Pas par conviction ou goût végétarien, mais parce que c'est comme cela que je veux être humaine. Il reste le poisson selon le guide du WWF, de la viande bio quand nous craquerons vraiment, les oeufs de catégorie 0 et chaque mois, un poulet en conversion bio de notre ami Florent s'il accepte de nous aider.


 
Voilà pourquoi je suis en passe de devenir prosélyte sûrement, faucheuse peut-être... Mais pas encore sans peur et sans reproches.

 

 

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EDIT du 31 mars 2008: avec le lien vers le-dit documentaire, c'est forcément mieux. Excusez mon style embrouillé et obscur, le rhume et le changement d'heure me mettent à mal!  

Commentaires

Les commentaires fonctionnent de nouveau correctement.

Écrit par : L'équipe Hautetfort | 07/04/2008

waouh, tu es engagé
c'est vrai qu'il faut penser à demain, je ne pense pas que c'est seulement une question d'argent. On peut tous faire quelque chose à notre niveau.
Nous ne sommes pas assez informé, il faut aller chercher l'information, faire l'effort et on est pas toujours prêt à le faire.
Nous, on s'y met aussi, doucement, on essaie tous les jours de faire de notre mieux.

A voir pour la suite...

Yellowmicmac

Écrit par : yellowmicmac | 11/04/2008

Fais-nous partager tes trucs, tes points de non-concession, je suis curieuse!

Écrit par : Akä | 12/04/2008

Les commentaires sont fermés.