08.02.2010
Mon bel artisan
J'ai cédé aux sirènes de la consommation, vous dirait Galant-homme sans avouer qu'il se rue pour essayer le premier et l'un après l'autre tous les accessoirs, me gratifiant au passage d'une brandade pommes de terre-céleri rave-hareng ou d'un gratin dauphinois façon Grand-mère Dragonne.
(des patates tranchées aussi mince que du papier à cigarette, du sel, du poivre, du lait entier qui recouvre largement le tout - et cru pour Galant-homme qui sait ce qui est bon - et c'est tout.
Pour les curieux, la cuisson au four commence fortissimo, puis poursuit moins haut, le lait de doit pas monter trop haut dans le plat pour ne pas déborder lorsqu'il bout, et on pique la peau régulièrement jusqu'à ce que le lait ait changé de couleur pour prendre des reflets dorées.
J'oubliais, Mona Lisa, sinon rien, selon ma Grand-mère Dragonne)
Comme si j'allais m'en plaindre.
Crédit photo: Akä
ps: nouveau chantier saucissons programmé. C'est même LA grande justification de l'achat. Tout métal, vous remarquerez, comme si on pouvait réellement trouver une justification écologique crédible à cette folie! Bref, cette année je me suis cultivée pour améliorer nos techniques charcutières. Farcissage et cutterage n'ont plus de secret pour moi. Je partage (les tuyaux -vous y avez cru!) avec plaisir.
08:45 Publié dans sur mes papilles | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.02.2010
Quand il n'y avait pas même encore du roux aux arbres mais des mûres aux haies
En ce temps-là, je suis tombée amoureuse des ânes.
En me pâmant de savourer certain goûter de petits fruits.
En laissant fondre sous mon palais une gelée de thym fantastique.
Mais ce qui revient me réchauffer derrière ma fenêtre quand des flocons gros comme du coton dégringolent du ciel bas, c'est ça:
La ferme des Ours Gourmands, Lol'ânes
Odile Barat, le petit bois des terres, 69 440 St andré la Côte
fruits rouges, sauvages, confitures de lait et gelées de plantes, de fleurs, sirops, confits et caviars de légumes, infusions, sorbets
08:32 Publié dans à poils ou à plumes, sur mes papilles, y faire un tour | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.02.2010
Quelques toiles
J'aurais voulu en voir plus, mais deux, à caser en si peu de jours déjà si pleins, c'était déjà bien. Surtout que le choix fut bon.


12:06 Publié dans dans mes mirettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.02.2010
L'indicible
Je pars là-bas, bientôt, dans une poignée de jours. 27 en fait. Là-bas? Au Cambodge, pour être exacte.
Comment dire ce qui se passe à l'intérieur et qui remue, ténu et dense, en permanence...
En moi, une infinie tendresse pour l'histoire métisse de ce grand-père Lotus aux pouces verts, pour ce pays et ses peuples, pour ma Sœur Taupe thésarde en robe de douche malgré les serpents tabous, pour mon Pah Dhom et Douce-Louise excités comme jamais, pour nos façon de buter aussi contre ce qui ne peut s'embrasser en quelques phrases mais fonde la justesse du voyage, pour celui qui veillera notre Grand-mère Lotus en nous attendant, pour ma Porteuse d'eau et ma Fée marraine qui rendent cela possible, pour Galant Homme qui sait tant...
12:10 Publié dans couleur du moment | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.01.2010
lah weh!
08:40 Publié dans couleur du moment | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.01.2010
ROUGE!
Je le voulais, ce rouge.
Je l'ai eu.
J'ai bien fait, il n'y en aura plus,
il paraît qu'il coûtait trop cher
pour un résultat trop capricieux.
Moi j'aime bien ses caprices
sur ma terre plissée fripée
assoiffée sous mes mains trop chaudes
Celui-là je le garde pour moi.
Je verrais bien des pousses vives et vertes le déborder.
Terre blanche lisse, modelage dans la masse, sèchage rapide pour accentuer les craquelures, émail rouge rebaptisé cœur de pigeon pour son côté palpitant. Crédit photo Akä
08:17 Publié dans matières à... | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.01.2010
essaimer, ou la promesse du fruit
Lady Isa,
ses expériences qui ont à voir avec la transmission, l'enfance et le partage,
mon affection avouée pour les madeleines des autres
et mon désir de planter des arbres
- nourriciers qui plus est -
sa mémoire, sa constance et sa suite dans les idées,
ma boîte aux lettre qui devient fabuleuse
me manque la terre sableuse, la terre tout court
l'âme déjà pépinière depuis longtemps
bientôt, bientôt le jardin libre...
Les sentez vous comme je les sens,
le germe tendre sous la neige,
la sève sous l'écorce morne,
l'œuf à venir sous les plumes gonflantes du passereau,
le chaton soyeux sous le bourgeon crispé,
la fleur de pêcher au cœur du noyau sec?
13.01.2010
Gustave
Gustave se porte comme un charme.
Gustave en souvenir d'un rendez-vous manqué- entre Jura et Doubs,
Ma porteuse d'eau et ses filles-taupes en goguette à la rencontre de l'automne
De l'organique, du terreau, de la feuille - entre jardins cultivés amoureusement,
jardins-forêts ensauvagés à flanc de collines et la Loue pour baigner le pied des arbres
Deux jours lumineux et simples, à boire à la source de nos complicités
en croquant les noix chapardées les cancans amoureux des colverts,
la terrine de langue les dattes moelleuses les effets de miroirs
A alimenter nos aspirations et nos rêves, à les toucher du doigt
C'est bon quand il y a du jeu entre nous.
08:02 Publié dans sous mes pouces qui rêvent d'être verts, y faire un tour | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.01.2010
le nez dans mes chaussettes
Le colis que j'ai reçu -il y a déjà longtemps!- pour mon deuxième swap
08:13 Publié dans quand ça fait swwwap, piffff, youpiiiiiii | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.01.2010
le spleen du dimanche soir
Y a la neige, qui fait la nuit moins noire et les sons feutrés, qui scintille à faire danser les trottoirs et qui fait hésiter à aller chercher le panier
Y a l'envie d'un thé sans courage, les pieds froids et le long clavardage en famille avec ma sœur taupe du bout du monde et le sourire aux lèvres
Y a l'hibernation programmée, les fauteuils douillets, la radio allumée quand même à sept heures du soir, "pour savoir les nouvelles"
Y a la pâte à pancakes, deux œufs, lait fermenté, farine bise et la pincée de bicarbonate qui fait tout, et la confiture de lait extirpée du placard
Y a soudain la chanson inattendue, le temps qui se suspend, Galant-homme qui devine l'annonce qui laisse bras balants, cœur ailleurs
Et voilà comment des pancakes au goût de la vie-demie-teinte-du-dimanche-soir deviennent un hommage à Mano.
C'est drôle, on l'a chantonné-écouté tout bas toute la journée du 1er.

Mano Solo
20:08 Publié dans couleur du moment | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.01.2010
Savon, savonette, y a-t-il quelqu'un dans la savonnette?
Merci ma fée marraine!
Pour ça, et pour le reste. Tu le sais bien, va.
21:50 Publié dans quand ça fait swwwap, piffff, youpiiiiiii | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
07.01.2010
Et rond et rond, ou voilà, voilà/ me revoilà
De toutes petites bricoles
Comme elles me plaisent!
L'une ira sur mon chapeau
celui que j'ai trouvé dans le caniveau
l'autre ira ici ou là
pour réhausser ceci cela
Et les petits aimants
rejoindront bientôt un bébé... charmant!
Merci, Emma.
21:48 Publié dans y faire un tour | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.11.2009
Ma laine!
Choisie avec ma fée-marraine qui voulait me vêtir d'un petit gilet de bergère frileuse
Endormie quelques temps au fond de sa cave pour cause de créativité bloquée, mais comment lui en vouloir?
Et puis le souvenir de ces couleurs moelleuses a pris le dessus.
Et puis Lululibellule m'a généreusement envoyé des modèles de débutante à me mettre sous la dent.
Et puis la bergère est encore plus frileuse quand il fait froid!
Et puis ma fée marraine, Galant-homme et moi, on s'est mis à trois pour résoudre un problème mathématique de première importance.
Soit un échantillon au point de sable
Soit donc un rang endroit, un rang jersey, un rang endroit, un rang jersey
Soit 19 cm de largeur pour 7 cm de hauteur = 6,80m
Soit 6 pelotes de 40m de long
Soit un dos de 45 cm de large
Quelle longueur de gilet obtiendra-t-on avec la moitié du nombre total de pelotes - moins de quoi faire le col?
Réponse: on ne s'en soucie guère, il suffit de tricoter deux pelotes et demi pour le dos et autant pour le devant,
il en reste une pour le col et peut-être une poche ou deux!
Elle est belle...
12:54 Publié dans matières à... | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.11.2009
Un chiffre rond et un temps pour les mains innocentes
EDIT de mardi 24:
le col du fémur d'une Grand-mère Lotus et 450km plus tard, sans compter une embauche imprévue et des tas de choses à faire dans l'intervalle, le tirage au sort est reporté, juste un peu, à... dès que j'aurai un moment!
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Visiteuses, visiteurs...
Merci pour vos petits mots doux...
Marie les bas bleus, chanceuse, tu as posté le 700ième commentaire,
ton oubli avait donc un très bon côté!
Une façon inattendue de te remercier pour le pas à pas que tu m'as dédié!
Quant à la main innocente, elle accomplira son ouvrage dimanche soir:
encore un peu de temps pour murmurer à mon oreille virtuelle...
En priant le hasard de bien faire les choses?
"La minette"de combat en dévotion (faites que la porte s'ouvre), crédit photo Akä
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Edit de tout de suite après: la très habile Florence sera à Lyon avec tous ses trésors ce weekend:
12:30 Publié dans quand ça fait swwwap, piffff, youpiiiiiii | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.11.2009
Une fée
Allison, son talent, son éthique et sa gentillesse, attirent irrépressiblement la sympathie et la générosité.
Je lui ai fait parvenir de toutes petites bricoles qui pourraient peut-être lui être utile, plus qu'à moi.
Et voilà que dans ma boîte aux lettres quelques jours après, il y avait un petit paquet enchanteur:
Merci, merci Allison!
10:24 Publié dans couleur du moment, quand ça fait swwwap, piffff, youpiiiiiii, y faire un tour | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.11.2009
Des révolutions terrestres et de leurs effets sur ma curiosité
In extremis, réaliser que mon jardin virtuel, cet ailleurs paradoxal, intime et ouvert,
cet espace qui m'a permis de me préserver durant ma dernière année d'études,
cela fait deux ans tout pile que je l'ai trouvé, créé, investi,
pas toujours assidue, mais toujours fidèle.
Pour vous remercier de faire vivre mon petit coin d'(e)toile,
tous - les rares- et toutes - les innombrables;
toutes - les bavardes- et tous - les silencieux;
tous - les inconnus- et toutes - les familières...
... êtes invités à m'offrir en commentaire
le pourquoi vous êtes là...
le souvenir de votre visite,
plus tangible que ces chiffres statistiques improbables.
La chance désignera celui ou celle qui recevra un petit présent de terre et d'engobe.
Et puis, si l'un de vous parvient au 700ème commentaire,
ce sont deux petits présents qui vous rejoindront bientôt!
00:31 Publié dans couleur du moment, quand ça fait swwwap, piffff, youpiiiiiii | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog-anniversaire
30.10.2009
D'émail et d'engobe
Premier cours.
On est deux, trois, on n'ose pas rentrer sans être invité. D'autres, si, alors on les suit.
Les anciens, tu vois, ils snobent un peu les nouveaux, mais ils tendent l'oreille et ils glissent l'oeil pour voir, sait-on jamais, si un visage ou la forme d'un bol leur plairait.
La prof, elle est simple; elle est à son affaire. Un peu lente, un peu vive, débordée, la pièce est si petite et les ignorances si avides. Elle se répète. On se dit, on ferait bien d'être à l'heure sinon on va croire qu'elle radote.
Terre blanche, terre chamotée. La boule compacte et sans bulles. Les pouces pour creuser, les autres doigts pour tourner autour sans tour, tour de main pour sentir les épaisseurs.
Estèque. La lisse, tu vois, pour poncer l'intérieur et lui donner partout la même épaisseur. La dentelée, pour s'amuser, faire vibrer la matière.
Engobe. C'est l'émail rouge qu'on voulait, mais ce serait griller les étapes il paraît. Alors va pour l'engobe turquoise, s'il te plaît. On n'ose pas dire que les couleurs, ce n'est pas ce à quoi on s'attendait. On échaffaude des plans improbables pour se procurer le beau vert de feuille toute neuve qu'on a vue chez une qui fait des merveilles, la modeste, la silencieuse et généreuse qui vient fureter quelques fois ici, on le sait, c'est elle qui l'a dit.
On se rappelle le beau contraste des sédums sur la terre noire -la rouge aussi; le raku craquelé, velouté, désiré; la porcelaine sans apprêts, toute simple et nue et tellement fine que le soleil la traversait comme dentelle; on range tout ce méli-mélo de mémoire soigneusement quelque part par là, entre les outils tous neufs, la vieille brosse à dent et le demi-pain de terre blanche lisse qu'on s'est résigné à acquérir, en attendant. On n'arrête plus d'imaginer "ce que ça rendrait", et on reprend dans la poubelle le picot de buis échappé de la brosse à cheveux fatiguée, trop vite évacué. On se dit "il me faudrait une boîte". "Il me faudrait un carnet". "Il me faudrait telle teinte". "Il me faudrait un avis -éclairé, ou sincère, c'est tout comme". "Il me faudrait... la patience". On voudrait tant être doué.
En attendant, on part toujours en dernier, juste avant la prof, parce qu'on n'a jamais su faire autrement, et puis ranger ce que les autres ont fui, feignant de ne pas voir, ça ne fait pas peur. Le bus ne passe qu'à et vingt, de toute façon, et il fait froid dehors.
Le rythme bousculé du cours trop plein est aussi celui du four qui cuit à tour de bras. A peine achevé le premier bol-exercice que déjà cuit, recuit, rapporté comme une preuve, exhibé avec la fierté de l'enfant qui trace pour la dixième fois de son existence, son prénom, même si c'est de droite à gauche, parce qu'il ne s'est pas trompé, juste le N qui est inversé mais ça ne compte pas, puisque dans un miroir il serait à l'endroit.
08:09 Publié dans matières à... | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.10.2009
Silence...
Petit peuple végétal qui d'un côté de la vitre comme de l'autre, s'épanouit sans bruit,
fruit d'échanges,
de présents merveilleusement résistants, re-nés de la souche que l'on croyait définitivement desséchée,
de germinations spontannées,
de rapines au flanc des murets et rocailles...
de petits prélèvements innocents,
traces d'une transmission inconsciente... qui ne l'est plus grâce à ma soeur Taupe,
d'acclimatations réussies...
Microcosme du discret foisonnement de la vie
invisible pour qui ne sait se pencher.
Pousse toute neuve, faussement fragile, faussement solide, qui crève la surface lisse et bientôt écarquillera ses boutons renflés.
Bourgeonnement moutonneux,
Que font là ces prémices d'iris miniatures, écervelés vestiges d'une plantation de l'an passé qui n'a au printemps rien voulu donner?
Il gèle presque et je n'aurai eu le bonheur de leur bleu ni en la saison prévue, ni en celle qu'ils ont choisie tous seuls. Mais celui de les surprendre pointés hors de terre, grimpés à l'assaut d'un ciel inclément, n'en vaut pas moins.
sedums sauvages, sedums de pépiniéristes, joubarbes, orchidée phalaenopsis et charmantes inconnues
08:56 Publié dans sous mes pouces qui rêvent d'être verts | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26.10.2009
Houhou
Il y a quelque temps, Galant-homme et moi avons eu la bonne idée de passer deux jours délicieux en compagnie fort agréable et en montagne, dont nous avons ramené quelques provisions pour l'hiver et de quoi se faire une fabuleuse fricassée de bolets, pieds de moutons et chanterelles. Avec une petite escalope de foie de veau ce fut une merveille.
Il se trouve qu'en passant chez Mademoiselle Caroline, j'avais été alléchée par l'annonce des journées portes ouvertes de l'atelier Polkadot, sur le thème des rapaces nocturnes (parce que c'est chouette, comme fil conducteur!).
Un moment charmant, le soleil sur les feuilles d'automne à travers la baie vitrée, la clarté dans l'atelier accueillant, J'ai un peu tiré, un peu poussé, et les hommes se sont atablés pour pétrir la terre, sans trop se faire prier finalement.
Ma chouette maquillée et son hibou masqué, oeuvres en rouge et sur la tablette en haut à gauche, sont à voir chez Laurence. Quant à y voir un autoportrait symbolique, sachez que je ne me maquille presque plus depuis que j'ai appris à le faire correctement. Bien trop long. Mais au moins, maintenant, je sais.
Le lendemain, je faisais une magnifique découverte en cherchant les fameux bolets, que dis-je, les bolets fameux. Galant-homme qui avait senti venir le vent se trimbalait l'encombrant appareil photo dans le sous bois pentu. Il s'est tant repu - en images! - que nous avons failli le perdre, si l'on peut perdre quelqu'un lorsqu'on progresse en parallèle d'une route de montagne qui se trouve à vingt mètres en contrebas.
17:01 Publié dans à poils ou à plumes, matières à..., y faire un tour | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.10.2009
notes de lecture #4
Voici les notes de lecture, le retour de la suite, exclusivement catégorie jeunesse!

Les terribles aventures du Capitaine Crochet par James V. Hart
Présentation de l'éditeur: Avant de devenir le terrible Capitaine Crochet, James était un adolescent comme les autres, ou presque... Anticonformiste et rétif à l'autorité, il est plus prompt à se faire des ennemis que des amis. Mais, surtout, il se sent à l'étroit dans la société londonienne. Poussé par l'amour, la haine et l'ambition, il est prêt à tout pour trouver l'endroit où sa destinée pourra s'accomplir : le Pays de Nulle Part...
Mon avis: J'ai lu pas mal d'histoires de pirates ces temps derniers, ne me demandez pas si cela a un sens! Celle-ci est curieuse: une tentative d'explication du caractère du célèbre Capitaine Crochet, qui se fonde sur son origine de bâtard stygmatisé. Pas beaucoup de cohérence psychologique à mon sens; le héros est plutôt attachant, pétri de révolte, mais il oscille sans que l'on saisisse bien pourquoi entre sens de l'honneur, actions humanistes flamboyantes, et cruauté pure. Pas beaucoup d'intérêt.

Mary Tempête par Alain Surget
Présentation de l'éditeur: Depuis sa plus tendre enfance, Mary est fascinée par la mer.
Elle aimerait tant se laisser emporter au gré des vagues et du vent, partir à l'aventure ! Elle sait pourtant qu'il n'y a pas de place pour une fille sur un bateau. Mais Mary Read est prête à tout pour accomplir son rêve, même à se glisser dans la peau d'un garçon et défier les pirates les plus terribles..
Mon avis: L'histoire romancée à partir de traces historiques bien minces d'une célèbre femme pirate. J'ai eu un coup de coeur pour l'ilustration de couverture et je me suis laissée emporter par les flots sans résister. L'histoire est vraiment prenante, très bien écrite et le désir de l'auteur de rendre hommage à cette femme sont authentiques, justes et touchants.

La fée s'est trompée par Gail Carson Levine
Présentation de l'éditeur: Dans le recueil des Contes de Perrault, l’histoire est sommaire, elle occupe exactement trois pages, pas une de plus, et elle s’intitule sobrement "Les Fées". Pour, d’une part, récompenser une gentille fille et, d’autre part, punir sa méchante sœur, les fées décident de leur jeter un sort à toutes deux. La première postillonnera perles, saphirs et autres rubis chaque fois qu’elle ouvrira la bouche. Quant à la seconde, elle bavera insectes et crapauds à chaque mot prononcé. Et tout est bien qui finit bien.
Sur cette trame simplette, on pouvait compter sur Gail Carson Levine, l’immortel auteur de Ella l’ensorcelée pour broder des variations malignes et subversives en poussant la logique jusqu’au bout...
Et...

Ella l'ensorcelée par Gail Carson Levine
Présentation de l'éditeur: Lucinda, cette idiote de fée, n'avait pas l'intention de me jeter un sort. Elle voulait me faire un cadeau. Comme j'avais pleuré désespérément pendant toute la première heure de mon existence, ce furent mes larmes qui lui donnèrent une idée. Hochant la tête et regardant ma mère d'un air compatissant, la fée me toucha le nez. - Mon cadeau sera l'obéissance. Elle sera toujours obéissante. Et maintenant, arrête de pleurer, mon enfant. Je m'arrêtai. " Le sort de la fée Lucinda est si puissant qu'Ella est obligée d'exécuter tous les ordres qu'on lui donne, quels qu'ils soient, même si elle s'y refuse de toutes ses forces. En grandissant, elle a appris à mettre toute son intelligence au service d'une lutte de chaque instant pour dissimuler sa vulnérabilité. Mais à présent que sa mère est morte, que son père a décidé de se remarier, la voilà plus fragile que jamais. Car certaines personnes malveillantes ont tôt fait de percer son secret et de s'en servir. Les pouvoirs de sa marraine et l'amour du prince Charm l'aideront-ils à échapper aux personnes qui la haïssent et à vaincre la malédiction?
Mon avis: Deux contes revisités avec drôlerie et inventivité, je me suis régalée. C'est comme dépasser la carte postale pour découvrir toute une profondeur aux contes familiers. Bizelle, merci d'avoir autant de suite dans les idées!

Le chagrin du roi mort par Jean-Claude Mourlevat
Présentation de l'éditeur: «C'est une petite île froide, quelque part dans le nord. Le vieux roi est mort. Son corps repose sur un lit de pierre, sur la Grand-Place. Il neige. Il sera question de séparation, de guerre, de trois ciels différents, d'un premier amour. Il y aura une prophétie, des êtres qui se perdent dans l'immensité, une sorcière qui mange des têtes de rat...»
Après Le Combat d'hiver (2006) acclamé par la critique et récompensé par les plus grands prix littéraires, Jean-Claude Mourlevat nous éblouit à nouveau avec une bouleversante histoire de fraternité et de trahison. Une fresque flamboyante.
Mon avis: "Le meilleur roman que j'aie lu depuis longtemps", a dit Galant-homme en tournant la dernière page, c'est dire (il lit beaucoup, et pas tellement de litté jeunesse). Une très, très grande qualité, s'il y a un ouvrage pour (pré)ados à retenir dans cette liste, c'est bien celui-ci!

Artemis Fowl tome 6, Le paradoxe du temps, par Eoin Colfer
Présentation de l'éditeur:Trolls, gobelins, fées maléfiques...
Artemis croit avoir déjà affronté les plus grands dangers. Mais sa mère tombe gravement malade. Pour trouver l'antidote qui la sauvera. il lui faut remonter le temps... Dans ce voyage d'un péril extrême. Artemis rencontre son pire ennemi. Et son pire ennemi, c'est lui ! Captivant, drôle, étourdissant, le sixième volume des aventures d'Artemis Fowl démontre une fois de plus l'extraordinaire talent d'Eoin Colfer !
Mon avis: J'aime bien Artémis. C'est drôle et plein d'allant. Galant-homme est fan. Pour moi, c'est un petit divertissement sympathique, rythmé, sans conséquences.

le destin de Conrad par Diana Wyne Jones
Présentation de l'éditeur: L'année de ses douze ans, Conrad apprend par son oncle, un magicien, qu'un destin funeste l'attend. Pour y échapper et conjurer ce sort atroce, il doit éliminer un mystérieux personnage qu’il aurait déjà dû tuer dans une vie antérieure, un habitant de Stallery, un mystérieux château aux pouvoirs obscurs. Pour y entrer sans attirer les soupçons, Conrad se fait engager comme domestique. Très vite, il se lie avec Christopher, apprenti valet et élève de l’enchanteur Chrestomanci. Ensemble, ils découvrent les occupants du château : une comtesse, ses enfants et de nombreux domestiques dirigés d’une main de fer par un redoutable majordome. Les rapports familiaux ne sont guère chaleureux, mais l’ordre règne… du moins, en apparence. Les querelles familiales sont incessantes et d’étranges phénomènes s’y déroulent : déplacements d’objets, changements de décor, envoûtements... La situation du château, aux confins de plusieurs mondes parallèles, est peut-être à l’origine de ces manifestations, mais dans cet univers où chacun est un peu magicien, certains individus avides de pouvoir exploitent cette situation à leur avantage…
Mon avis: Je suis une inconditionnelle des Mondes de Chrestomanci, une série sans ordre dont fait partie ce roman, découverte avec "Ma soeur est une sorcière", quand j'avais l'âge habituel pour lire ce genre de choses. Il y est question de magie, de chats et de mystères, d'amitié. Une réminiscence probable du club de lecture auquel je participais en 6ème! Ceux qui connaissent "Le château ambulant", film d'animation de Hayao Miyazaki, ne savent pas toujours que c'est l'adaptation du "Chateau de Hurle", un livre de cette auteure que je n'ai pas lu.

La rivière à l'envers, tome 1: Tomek, par Jean Claude Mourlevat
Présentation de l'éditeur: "Ainsi vous avez tout dans votre magasin ? demanda la jeune fille.
Vraiment tout ?" Tomek se trouva un peu embarrassé : "Oui... enfin tout le nécessaire..." "Alors, dit la petite voix fragile, alors vous aurez peut-être... de l'eau de la rivière Qjar ?" Tomek ignorait ce qu'était cette eau, et la jeune fille le vit bien : "C'est l'eau qui empêche de mourir, vous ne le saviez pas?"
Mon avis: Galant-homme ayant refusé de rendre Le chagrin du Roi mort à la librairie qui me l'avait prêté comme service de presse, il m'a envoyé le payer. Mon ancienne collègue libraire, en entendant cette histoire, m'a offert ce volume-ci en me promettant monts et merveilles. Elle ne m'avait pas menti, c'est une très, très belle découverte. J'ignore si le deuxième tome vaut la peine, il faut que je lui demande. En tout cas, Jean Claude Mourlevat est un auteur à découvrir sans attendre.
(J'ai demandé: elle n'a pas voulu lire de peur de voir s'évaporer la magie. Je la comprends parfaitement!)
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Ceci étant fait, j'ai enfin "liquidé" mes arriérés de lecture et puis songer à vous parler bientôt des "en cours". C'est qu'il y a de la matière: je suis membre d'un jury, pour décerner un vrai prix, si, si! (enfin, là, je vous arnaque peut-être un peu...)
08:16 Publié dans histoires comme ça | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note













